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Les secrets d’une présentation powerpoint réussie

Réaliser une présentation powerpoint pour son manager, pour une conférence ou pour un client, répond à des codes. Mais je m’en fous. Alors voici mes conseils pour une présentation powerpoint réussie :

Salut les campeurs et hauts les coeurs.
Ceux qui ne connaissent pas cette phrase, vous pouvez aller lire le blog de… Jean-François Copé tiens !
Les autres vous avez déjà un rictus sur la face, je le sens. Car oui, les fans de Bill Murray sont un club d’amis au sens de l’humour british et potache, hérité des monthy pythons. Donc, mettre dans vos slides, une photos de Bill Murray, c’est vous assurer la sympathie d’une partie de votre audience. Ceux qui ne sourient pas en le voyant cf blog de JFC.

- Cute, cute, cute…
Si les bébés et les petits chats marchent si bien sur internet, c’est parce qu’ils touchent tout le monde. Alors mettez-en dans vos présentations, une seule bonne image suffit, pas besoin d’une cuteness overload. (j’adore les anglicismes imprononçables)

- Une fille à (presque) poil
ça fait toujours plaisir, et n’oubliez pas qu’un mec baraqué façon coke light ça marche bien aussi, si possible, placez les deux.

- De la violence gratuite
Si le sexe, les petits chats, Bill Murray et la violence gratuite n’existaient pas, Tumblr n’aurait aucun succès, surfez sur la vague, le mieux est un combat clairement inégal, mais sans trop de sang.

- Du gros cube
De la cylindrée, ça envoie du rêve, une grosse voiture, une grosse moto, un gros motard, ça illustre bien le propos quel qu’il soit…

- Une image du film Clerks


Si les fans de Bill Murray sont un club très ouverts, les fans de Clerks, sont peu nombreux, vous allez vous faire de nouveaux amis, c’est garanti.

- Une infographie
Dans le marketing on aime bien les infographies, simples, claires qui servent à rien, alors qu’il y en a de tellement compliquées, floues, tordues qui servent aussi à rien. Moi je préfère un dessin de Calvin&Hobbes

- Ecrivez gros
Les gens ne lisent pas des tartines de texte, alors écrivez en gros et gras ce que vous voulez qu’ils lisent absolument.

- Evitez les banques d’images
Si vous saviez combien de fois je croise la même image piquée et repiquée (souvent pas payée), pour illustrer “l’engagement” (l’homme et la femme assis  à table dont les mains se frôlent…)

- Collez un superhéros
Si vous n’avez pas fait mouche avec Bill ou Clerks, un bon vieux IronMan ça illustre bien le propos…

- Un col roulé noir
ça fait la référence au boss des keynote, ça tient chaud, on voit pas les auréoles de transpiration, ça amincit, et même l’été ça donne l’air cool… enfin quand on est Steve…

- Un hastag
ça vous aidera à vous sentir supérieur pour ceux qui se demandent pourquoi vous avez mis un dièse.

Bon voilà mes secrets, à prendre au degré qu’il convient selon le conseil !

 

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Journalisme : la crise du papier et de l’information

J’ai fait des études de journalisme, spécialisées presse écrite, donc autant dire “papier”. C’était en 2000, pleine bulle internet,  Net2One déchainait la colère de la presse en en faisant une revue par email, je trainais sur Yahoo via un abonnement AOL, c’était le vieux temps, peut-être pas bon.

2013, Frédéric Beigbeder relance Lui, en version papier. A l’heure où toutes les it girls montrent leur cul sur twitter, où les ados se trémoussent sur youtube ou snapchat… Je me dis, c’est dingue. Dingue de proposer du sexy (et du fond) en version papier à l’heure de YouPorn. C’est comme retourner au cathodique alors qu’arrive la 4K pour y diffuser les Mystères de l’Ouest. J’aime le vintage mais là… Je me suis demandé, comment, pourquoi, hors la crise d’égo on pouvait faire un tel pari. Le cul est accessible gratuitement par milliards d’heures, donc ce n’est pas un magazine masturbatoire. Le sexy est sur toutes les plateformes photos, et par milliard aussi sur Instagram. Alors à quoi bon déshabiller tel ou telle actrice quand Nabilla et ses copines font déjà preuve de peu de pudeur sur le net. A rien. Enfin, à pas grand chose. Le sexy de Lui n’est donc pas son produit de fond, peut-être à peine son produit d’appel, c’est donc quoi ? Une version plus dénudée de GQ ? Et surtout pourquoi en avoir fait un magazine PAPIER ?!

Puis Lagardère fait ses annonces, 10 magazines sont à vendre. Aïe pour la presse, ouch pour les copains qui y sont. Libé perd de l’argent et la rédaction veut la tête de Demorand.

Retour en arrière. France Soir, si je me souviens bien de mes cours, c’est un journal qui n’a jamais vraiment gagner d’argent, et qui a fini par en perdre tellement qu’il en est mort, plusieurs fois même.

Alors la presse écrite est-elle morte ? Non. Le journalisme ? Non. L’information ? Non. Si Twitter remplace parfois (souvent) les dépêches AFP, l’information, son traitement et sa diffusion restent à mon sens le travail de professionnels. Les blogs ? mwais, ils concurrencent la presse magazine, certes, mais comme toutes les autres sources d’information sur le net ou en télé et radio. L’information chaude n’est plus un business. Pourquoi attendre 48h ou 25 jours le test de la dernière Renault, la critique du dernier Spielberg, quand on peut l’avoir en 3 minutes ou moins en 4G. Les gens n’attendent pas une semaine pour voir la suite d’une série, ils la piratent sur internet ou la voient sur Canal Plus qui diffuse maintenant le lendemain de la diff US.
Ce n’est pas le journalisme, ou la presse ou l’information, c’est le temps. Il s’est raccourci. On peut acheter depuis son smartphone, même plus besoin d’attendre de rentrer à la maison ou au bureau pour se connecter à Amazon, on peut acheter en attendant à la boulangerie. On peut avoir les dernières news en allant pisser, et tout savoir sur un seul trajet d’ascenseur.

Alors le papier, le temps d’impression, le temps de choisir un sujet, de faire une conférence de rédaction, de récolter l’information, de la compiler, de la mettre en page, de l’envoyer à l’imprimeur et de la faire distribuer, ce sont des années lumières en temps internet.

Place à l’information froide ? Les newsmagazines sont en crise, l’Express, Le Point voient leur vente chuter et racolent de plus en plus pour rattraper les centaines de milliers de tirages en moins qu’ils connaissent actuellement. Problème de sujets ? De cible ? Qui achète l’Express ? Qui le lit en ligne ?  Le numérique change à nouveau la donne, le papier est le fer de lance, mais les consultations des médias en ligne sont astronomiques, et les tirages papiers se réduisent et coûtent énormément.

Les rédactions en ligne sont elles profitables ? Je ne sais pas. Elles continuent d’exister, Slate, Vice, Rue89, et les versions numériques des grands journaux sont bien présentes en lignes. Est-ce qu’elles gagnent de l’argent, oui. Suffisamment, je ne sais pas.

Les chaines de télé ont l’air de s’en sortir même BFM Tv, donc le modèle de la rédaction et son architecture, coûteuse en salaire, semble encore valide.

Alors c’est quoi le problème ? Le papier et les NMPP ? Faut-il se faire à l’idée que comme la pellicule photo, le CD/K7, le papier va bientôt laisser la place au “tout numérique” ?  On n’attend plus de voir apparaître une photo après en avoir fait 24 ou 36, on n’attend plus d’avoir accéléré la bande pour passer à la musique suivante, on n’attend plus que l’information soit imprimée pour la lire. Faut-il se faire à l’idée que c’est ainsi que le monde évolue, point ?

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J’ai plus d’amis que de fans, bien démarrer sur Facebook

Je conseille différentes marques, connues, peu connues, très très connues. Il m’arrive souvent d’avoir en “amis” facebook mes clients. Et j’ai parfois fait un constat intéressant, mon client, comprenez mon interlocuteur, avait plus d’amis qu’il ne comptait de fans sur la page dédiée à sa marque. Alors oui, je sais c’est le taux d’engagement qui compte, c’est à dire les gens qui interagissent avec votre page,la qualité prime sur la quantité, mais là on parle bien de quantité !

Vous allez me dire, que c’est normal, que tous les amis de mon interlocuteur ne sont pas forcément intéressé par sa vie professionnelle. C’est vrai. Je vous dirai même, que si 10% de ses amis sont fans de son activité professionnelle c’est déjà énorme.
On a des amis qui s’intéresse à notre vie, la vraie, celle avec une famille, des vacances, des enfants, des loisirs. On a des fans qui s’intéressent au produit ou au service qu’on propose. Deux communautés différents qui souhaitent obtenir des informations différentes.

Mais si vous êtes capable d’avoir 200 amis ou 1000 amis intéressés (ou soit disant intéressés) par votre vie, vous devriez pouvoir fédérer au moins autant de fans sur l’ensemble de la population française ( ou mondiale !).

Si ce n’est pas le cas, il y a deux possibilités, soit votre produit/service n’intéresse personne et dans ce cas, il faut le remettre en question, soit votre communication et votre acquisition de fans n’est pas bonne. Et dans ce second cas, il faut agir ! Vous n’avez pas forcément besoin d’une agence, de millions d’euros, ni même d’un consultant, le web fourmille de bons conseils pour avoir les bonnes bases et vous débrouiller par vous même. Et si vous ne savez pas par où commencer, une agence ou un consultant vous aideront à démarrer, ou même vous accompagner dans la durée.

Voici donc pour commencer quelques articles qui reprennent les bases :

http://www.b2w.fr/1103-20-conseils-pour-votre-page-facebook-dentreprise.html
http://dianebourque.com/2010/07/12/10-conseils-pour-creer-une-page-facebook-pour-votre-entreprise/
http://blog.pikock.com/conseils-pour-animer-votre-page-facebook.html
Pour aller plus loin : http://www.emarketinglicious.fr/social-media/9-conseils-optimiser-page-facebook-graph-search

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Concours photo popcarte saison 2

Pour la deuxième année, je fais partie du jury du concours photo organisé par Popcarte, service d’impression de carte postales, cartes photos, livres photos et autres cadeaux photo. Pas mal de photos cette année qu’on peut voir ici et qui en disent long sur la photo mobile, voici quelques remarques !

1. Quand on a le sens du cadrage, on a le sens du cadrage.
Iphone ou 5D MarkIII, quand on sait ce qu’on veut comme photo et comme composition, l’appareil importe peu finalement. Le matériel rentre en ligne de compte plus tard, pour le piqué, la qualité finale de l’image, son impression grand format ou les possibilités techniques qu’il offre, d’ouverture, de vitesse etc. C’est ainsi que certains ont démontré tout leur talent sur des iphone 4 :)

2. C’est pas parce que c’est beau que c’est une belle photo
Bah j’ai tout dit sur ce point là :)

3. C’est pas parce que tu as appuyé sur le bouton que tu as fait une photo.
Et oui, tu as une idée, tu as vu un truc, tu as appuyé sur le bouton, et tu as capturé l’image, mais tu n’as pas fait une photo. Y’a des trucs bizarres en second plan, ton image est grillée, ou ton sujet est amusant mais ta photo pourrie. Je crois que j’ai vu dans le concours un cercueil sur une galerie de toit de monospace.

4. Sur 1500 clichés tu en fais un de bien.
Oui, malheureusement, on voit des participants qui envoient plusieurs photos et elles sont toutes pourries sauf une, qui est un petit miracle de beauté. Ils seront peut-être surpris d’être récompensés, et nous de les élire, mais quand c’est bien, c’est bien :)

5. L’appareil compte.
Oui contrairement à ce que j’ai dit plus haut, certains mobiles permettent de bonnes captures, notamment en basse lumière.

6. Réveil le photographe en toi.
Je l’ai vécu plusieurs fois, chez Eyeka ou avec les Ambassadeurs de Corrèze, parfois des vrais talent sommeillent dans des corps d’amateur et ça fait plaisir de les réveiller et de les voir exploser !

7. J’aime les concours avec jury
Je déteste en fait les concours avec le vote du public, on sait que c’est pas le talent qui est récompensé mais la propension à mobiliser sa communauté ou hacker les votes. Quand c’est un jury, c’est plus franc, le jury est toujours con de pas t’avoir choisi, mais il a choisi, ça ne dépend pas de ton nombre d’amis.

A très vite pour le résultat de ce beau concours

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Ce n’est pas l’histoire qui compte mais la façon de la raconter

On l’a dit, les réseaux sociaux ont mis en avant le storytelling, l’art développé par les marques de raconter une histoire, plutôt que de s’en tenir à présenter les bénéfices produits, mais l’histoire racontée compte-t-elle beaucoup dans le contenu final ?

C’est l’histoire d’un homme qui pour conquérir une femme lui ment. Il la séduit, elle découvre plus tard la supercherie, le quitte mais l’amour est plus fort que tout et ils finissent ensemble. C’est l’histoire d’un ancien de l’armée qui doit transporter un paquet ou une personne, mais des méchants veulent récupérer sa livraison. C’est l’histoire d’un amour impossible entre 2 êtres mais à la fin l’amour triomphe.

Ces histoires vous disent quelque chose ? Normal. Vous avez vu des dizaines de films, pièces ou livres avec cette histoire. Alors quand on fait du contenu pour internet qu’est-ce qui compte ?

Le contenu.C’est l’histoire, il faut une bonne histoire, une histoire qui  déclenche un sentiment, le rire, l’empathie, la projection, l’étonnement. Mais si l’histoire est déjà vue, il faut d’autres critères.

Le casting
Prenez une histoire, il faut quelqu’un pour l’incarner, là le casting intervient, un mec vraiment drôle, une fille très sexy, quelqu’un de connu qui incarne le personnage. Le casting est une des clef de la réussite de votre contenu.

Une fois ceci réglé, il faut faire voir votre contenu pour qu’il existe, votre page Facebook et vos milliers de fans, votre compte twitter ou instagram, et pour être sûr qu’il dépasse vos attentes, il faut le soutenir avec de la publicité, avec des leviers aussi simples que les publications sponsorisées de Facebook par exemple.

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Endémol va-t-il enterrer Publicis ?

Oui je sais que vous adorez mes titres absurdes, mais est-ce bien si absurde… “Content is king”, c’est devenu un mantra, c’est même devenu une science, la production de contenus sur le web est le nerf de la guerre des fans.

En effet, les marques ont toutes le même problème : être intéressante, pour animer leur communauté de fans, et en recruter des nouveaux, pour créer de la préférence, de la prescription, de la viralisation, bref de l’intérêt.

Alors les marques ont travaillé leurs statuts, leurs publications, leurs twitts, leurs photos instagram. Elles ont travaillé sur la meilleure heure de publication, les publicités associées. Elles ont travaillé à unifier leur communication pour la renforcer, en faisant à la télé la publicité de leurs actions sur les médias sociaux comme Nutella et ses étiquettes personnalisées, soutenu par une campagne TV.

Mais depuis quelques temps, le buzz n’est plus si à la mode… bien sûr c’est cool de faire des millions de vues sur Youtube avec un Ours et un Chasseur (21 millions et 51 000 abonnés) et toutes les marques ont bavé devant ce superbe succès. Mais pas de fidélisation, pas de recrutement, rien que de la vue, de la notoriété pure et peu quantifiable.

Alors le buzz, c’est bien, mais ce n’est plus assez, dans la jungle du social média, un contenu pousse l’autre, quasiment toutes les 3 minutes. Alors la stratégie change. Pourquoi faire un buzz, quand on peut fidéliser 10 000 de personnes à un programme recurrent comme le fait Nescafé ? Avec plus de 7 millions de vues, on est à 3 fois moins que l’ours tippex, et 5 fois moins d’abonnés, mais à chaque publication la marque interagit avec prêt de 200 000 personnes, et tape parfois le million de vues.

Les Dumas de Bouygues, sont une web série, avec des amis et des anciens des bandes du moment, Norman, Velcrou etc. D’abord websérie, aujourd’hui leurs interprètes sont les personnages principaux des pubs télé.

Ces marques sont conseillées par des agences comme DDB, Publicis, Isobar (etc.) qui inventent ces formats, dans le respect d’une plate-forme de marque, d’une stratégie sociale médias, et puis se chargent après de la réalisation de ces formats.

Du coup la question qui m’interroge (comme dirait je sais plus qui mais je sais qu’il me fait pas rire), c’est de savoir à quel moment des grosses boites de production comme Endémol, Freemantle (etc.) vont se lancer à leur tour dans ces formats webs, pour des marques car au fond c’est le rêve de toute boite de prod : se faire payer sa production par une marque sans se soucier de revendre le programme à une chaîne, et qui mieux que ceux qui vendent des formats depuis 20 ou 30 ans pour prendre ce virage, alors les agences vont elles muter, ou racheter des faiseurs de format  ? La vidéo est le format qui continue de monter, internet concurrence vraiment la télévision, les marques “font leur cinéma”, alors forcément y’a des rapprochement qui vont se faire…

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La guerre watch vs glasses aura-t-elle lieu ?

Cela fait des années que nos écrans changent, petits monochromes, grands, avec de plus en plus de couleurs, rétina, ça y’est l’homme (et la femme) moderne a le nez rivé sur son portable. Pourtant les google glasses ou des montres connectés font leur apparition, signe que l’ère du nez sur l’écran touche à sa fin.

Montre par Apple, lunettes par Google, il semblerait que la tendance soit à décoller son nez de son portable, et ceci pour de nombreux bénéfices, dont un : avoir l’information tout le temps sous le regard.
Le nouvel enjeu du proche futur est tombé, accéder en permanence à l’information qui nous intéresse, en gardant les mains libres, et sans devoir sortir un appareil de sa poche ou de son sac.
Lecture permanente avec les google glasses, qui affiche sur les verres des lunettes, des informations en temps réel. Ou alors déport de l’écran du mobile sur le poignet par des montres connectées.

Le contenu va donc subir à nouveau sa mutation, pour devenir mobile et “plus que mobile”, comment penser un texte, une image ou une vidéo quand on ne se réfère pas à un écran traditionnel ? Quelle longueur, quel format, comment va se comporter l’oeil, ce sont de nouveau horizons et donc de nouvelles façon de concevoir, produire et diffuser auxquelles il va falloir s’adapater.

Des micros contenus ? Une vidéo “juste le temps d’un ascenseur”, façon Vine en 6 secondes ?
Des contenus découpés pour être vus par morceaux “quand on a 5 minutes à tuer” ?

L’internet commence à perdre sa mémoire, avec des services qui ne stockent plus les discussions, qui se perdent en tag et en hashtag, il va falloir être encore plus percutant pour bénéficier de recommandations toujours plus fortes, et surtout avoir des fans actifs et c’est leur nombre et leur engagement qui va être décisif.

Regarder son poignet sans cesse, ou se laisser absorber par ses lunettes, en tout cas ce qui est sûr c’est l’écran du portable et donc la forme de nos portables pourraient à nouveaux subir une mutation.

 

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Nabila vs De Groodt : 140 de QI vs 140 caractères

A enfin, depuis le temps que je rêvais de parler de Nabila… Nabilabila, on ne la présente plus, puisqu’elle est l’auteure patenté du célèbre “Allo Quoi”, si tu ne sais pas de quoi je parle, il faut que tu partes vite vite vite de ce blog on n’a rien à se dire :)

Nabila donc… était invitée du Supplément de Canal + et elle s’est plutôt bien tirée de l’interview qui lui était dédiée, et puis est arrivé Stephane De Groodt, humoriste, plume, joueur de mots, et là, chasser le surnaturel il revient au galop… voici la vidéo ici, on en reparle juste après.

En fait j’en parle ici pour deux raisons, la première, c’est cette rencontre surnaturelle, et l’incompréhension de la jeune femme. Il faut dire qu’il faut le suivre le De Groodt et tout comprendre, je suis sûr que même ceux qui rient à ces blagues en ratent un certain pourcentage. C’est donc un choque des cultures, un choc des titans même ! En le regardant je me suis dit : quand Desproges rencontre Twitter…

Desproges ou Devos, des mecs qui utilisent des mots avec plus de syllabes que Twitter peut en contenir quoi…

Cette génération qui parle en 140 caractères qui lole, qui “allote”, vient de prendre de plein fouet le Grevisse, le Larousse, et l’Universalis d’un coup, autant dire que ça rentre pas, et que ça se RT pas :) Il faut bien un traducteur pour ça !

La seconde raison pour le choc  de référencement aussi car maintenant Mr De Groodt est indissociable de la belle… comme le montre google

nabila

 

Et pour finir dans le thème, j’ai failli appeler cet article  “140 de QI vs 90D” mais je ne suis pas sûr de mes chiffres…

bon aller, je vais me refaire la chronique de Groodt, pas vous ?

La Tumblr Culture

Il fallait mettre un nom dessus. Quand je cause avec les gens, je ne sais jamais comment résumer ce tas de merde qu’est parfois l’internet tous ces trucs sans intérêt qui font le buzz. Alors je l’ai appelé la Tumblr Culture. ça se trouve je l’ai lu ailleurs, mais c’est mon blog, je fais ce que je veux :)

La Tumblr Culture, c’est quoi ? C’est 2 choses, le contenu et sa consommation.
Qu’est-ce qu’on trouve sur Tumblr en grande majorité : du cul et des animaux, si possible pas ensemble.

Tumblr c’est le paradis de l’érotisme accessible, du gif animé tiré des films, des mêmes, des photos de paysages qu’on a déjà vu neuf milliard de fois, de regroupement de photos salaces, de vieilles vidéos, de nouvelles aussi. ça c’est pour le contenu, mais ce n’est pas propre à Tumblr, c’est pareil sur Youtube, je dirais, c’est communs aux médias et plus particulièrement aux médias sociaux.

Tumblr, c’est de la consommation de masse. Peu de sources, peu de respect des copyrights, c’est un peu le téléphone arabe de l’internet, un contenu démarre quelque part, avec une légende, un copyright et une fois qu’il est essoré par la Tumblr Machine, il a un autre sens et perdu toute paternité. Là aussi, c’est propre aux médias sociaux de façon plus globale. Mais Tumblr est un accélérateur puissant, la viralité y est forte, car Tumblr c’est surtout public, alors pour avoir un Tumblr fréquenté, il faut poster, tout, le plus possible.

Tumblr est une grande essoreuse, les contenus y sont consommés et partagés encore plus vite que sur Facebook, on les regarde, on les partage et on les oublie. Comme les powerpoint qu’on recevaient y’a 10 ans, bourrés d’images à la con, mais là c’est des millions chaque jour.

Là aussi, c’est propre aux médias sociaux, 9gag, Facebook, les photos y sont le média le plus partagé, facile à comprendre, rapide à comprendre, rapide à partager à oublier.

Alors pour désigner toute cette culture porno-lolcats de masse à partager-oublier, je parle souvent de Tumblr Culture, qui sera peut-être la prochaine révolution des médias sociaux.

Règles et usages des médias sociaux

En quelques années les médias sociaux dont devenus des médias à part entière, source et émetteur d’informations, ils ont crée de nouveaux usages et de nouveaux comportements, alors au bout de quelques années, quelques points essentiels :

1. Cats, Babies and puppies are your ennemy.
Pas facile de faire le buzz quand on est une marque, il y a tant de concurrence, les concurrents directs, les autres marques qui veulent leur temps de cerveau disponible, les vidéos amateurs, les “cuties” (ceux qui sont mignons) qui envahissent le paysage internet à coup de poils, gamelle et couches culottes. Alors pas facile de tirer son épingle du jeu, il faut donc oser et innover pour exister.

2. Best Practices does not make best cases
On a compris des trucs, des kilos de trucs, et surtout un : sur les médias sociaux, on ne copie pas. C’est le premier qui dégaine et qui y met les moyens qui gagne. Si c’est pour délivrer une mauvaise copie d’un jeu ou d’une vidéo qui a bien marché, c’est pas la peine de se lancer.

3. Money Money MoneyDifficile de trouver son ROI et pourtant… Twitter, Facebook Instagram sont générateurs de notoriété, fidélisation donc d’une façon ou d’une autre on doit pouvoir y retrouver ses petits, malgré tout ce qu’on a dit sur le ROI :)
BIS. Communique ça coute de l’argent, une opération ça se réfléchit, ça s’orchestre, ça se renforce de pub, ça nécessite parfois une appli etc. Donc c’est pas gratuit

4. Don’t think free, exepect free
Faire des opérations, ça coûte de l’argent, la home de Youtube n’est pas gratuite, acheter des fans, communiquer sur 100% de sa base fan, ça coûte de l’argent. Mais si votre coeur de cible est bien touché, alors vous pouvez dépasser vos éspérances, grâce à une viralité qui vous permettra de toucher 1000 personnes pour une achetée. Si votre opération tient déjà sa promesse de recrutement liée à un budget pub, c’est déjà bien, le gratuit, c’est le bonus, le viral, le jackpot. (et comme tout gros lot, il arrive une fois sur mille)

5. Feel the buzz
Les marques surfent sur les buzzs, de plus en plus vite, avec de plus en plus de compréhension de ses codes, finis les lipdub foirés qui arrivent un an après la vague, les marques parodient les buzzs (comme le “allo de Nabila”), font leur harlem shake dans la semaine où le buzz démarrre, bref, les marques savent maintenant sentir les vagues et surfer dessus, mais parfois elles se vautrent.

6. Sometimes you hit the bar, sometimes the bar hits you
Parfois on fait le buzz, parfois on fait un flop, de temps en temps un badbuzz, ça fait partie des nouveaux cycles de cette communication “sociale”, il faut accepter la réussite, les échecs et les attaques et savoir y répondre.

La (mauvaise) blague Carambar

Le buzz à tout prix, c’est un peu la stratégie de Fred et Farid pour Carambar. A tout prix mais pas à n’importe quel prix rassurez-vous ! Pour remettre le Carambar au centre des discussions, l’agence a eu une idée : toucher à la sacro sainte blague Carambar. Et ça a marché à en voir les chiffres.

Bon pour ceux qui étaient en vacances en Suisse pour transférer leur argent vers Singapour, je résume l’histoire. Carambar a annoncé qu’à la place des blagues qu’on trouve sur les emballages, se trouveraient désormais des jeux éducatifs, oui un peu comme dans les apéricubes…

Forcément les réseaux sociaux s’enflamment, on n’avait déjà perdu remplacé gros quick par un lapin, malabar par un chat, alors toucher aux blagues carambar c’est un peu la fin des haricots, un erreur, une hérésie, qui forcément fait causer.

Moi ça me gène. Oui, ce buzz est ingénieux car les retombées en discussion, en médias, en attention sont énormes. Mais la méthode est “bizarre”. Car pour recréer de l’attention sur le bonbon, le fake qui a été crée, est un mensonge. Alors oui le principe d’un fake, c’est de mentir, faire croire qu’on va creuser un tunnel sous l’atlantique par exemple. Mais ça c’est drôle car presque absurde. Remplacer les blagues, par de l’éducatif c’est plausible. Con, mais plausible. Con comme remplacer malabar par un chat… On avait soupçonné GAP d’une manipulation de ce type en changeant son logo, remplacer une institution par un truc pourri. Tiens, la méthode est la même.  Pour reprendre la phrase d’un collègue “Et pourquoi pas faire croire qu’Alizée est morte pour booster ses ventes qui ne décollent pas”. Oui on est en effet dans ce genre là, on n’est dans la manipulation médiatique plus que le buzz. La frontière est super mince, je vous l’accorde. Le fake rend plausible un truc absurde, c’est le principe de la mécanique du truc, mais quand on ment sur son évolution produit pour générer de l’intérêt, est-ce encore un fake ?

ça me démange, alors je me gratte, ils auraient pu proposer un LOLcat dans les Carambar, là j’aurais applaudi !

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Question de marque : que dois-je faire sur les médias sociaux ?

La question est souvent posée par les clients, et en fonction de leur taille, la réponse peut-être différente. Cette question, on me l’a posée ce matin “que répondre aux marques qui se demandent si elles doivent aller sur les médias sociaux”. D’y aller, et en fonction de leurs ressources, de leur souplesse, d’adapter l’engagement et le discours.

Pour les petits budgets, il faut voir le but de cette présence. Quand on prend le fameux Camion Qui Fume, food truck parisien et ses presque 15000 abonnées, le but de notoriété et donc de finalité de business direct est évident. Et pour eux la réponse s’articule autour du service client, de leur localisation (qui bouge) et surtout de donner l’envie. On est dans la gourmandise, presque compulsive, les réseaux sociaux doivent leur apporter notoriété et envie de consommer et depuis quelques mois, la préférence, puisque la concurrence commence à faire rage. C’est un levier, qui est relativement gratuit, mais qui peut être long dans sa mise en place, mais qui au final permet un contact permanent avec le client et les avantages que cela induit.

Pour les budgets supérieurs, se pose toujours la question du but, et donc de l’utilité, les médias sociaux sont un levier, dan un panel de levier, il faut savoir les gérer, être disponible, surfer au bon moment de la bonne façon sur les tendances, et ce n’est pas évident pour tout le monde. Et “un bad buzz est vite arrivé”, qu’il faut mesurer les conséquences de sa présence, les anticiper. Parfois y être et communiquer, est déjà une anticipation car on s’assure le soutien d’une communauté.

Et quand on est une (très) grande marque ? On est obligé d’y être. La stature de la marque, l’impose car ne pas y être, c’est être ringard, comme ne pas avoir de site webil y a quelques années. Les gens ont ce réflexe, de rechercher le site et désormais la page Facebook, (et un compte Twitter ou instagram) de leurs marques préférées. Même l’application mobile !
Combient de fois j’ai entendu “ils n’ont même pas de site internet”, “ils n’ont pas de page Facebook”, ou encore “ils n’ont même pas d’application mobile”. Les consommateurs sont en attente de ses points de contacts avec les marques qu’ils aiment. (qu’elle soient locales ou internationales d’ailleurs).
Et du coup combien de fois j’ai entendu depuis 2-3 ans : “Arf, leur site est en flash, je ne peux pas y aller”. Les gens ne blâment pas Apple de ne pas lire le flash, ils reprochent à la marque de ne pas être dans les codes attendus. Ce n’est pas à l’iPhone de lire le flash, c’est aux marques de proposer un site lisible sur un support mobile.
Les consommateurs attendent la présence des marque pour les suivre leur actualité produit, les aimer, (de façon déclarative, mais aussi pour montrer à leur amis qu’ils aiment cette marque et s’en attribuer indirectement une forme de prestige), pour avoir un interlocuteur, les raisons sont multiples. La marque doit donc offrir ce point de contact, mais ce n’est pas qu’un simple point de contact. Car aller sur les médias sociaux, c’est en accepter les règles et les exigences que cela crée comme répondre aux internautes, créer du contenu (pour avoir quelque chose à raconter, et si possible qui se partage) pour servir des buts comme créer de l’engagement et de la préférence pour une seule visée : le business.

Petite, moyenne ou grande marque, il y a un process identique de conception stratégique de la présence :

Savoir qui je suis ?
Quelle est mon ADN ?
Quels sont mes codes ? (et dois-je m’en éloigner/les abandonner)
Pourquoi les gens m’aiment ?
Que puis-je offrire à mes fans/consommateurs sur les réseaux sociaux ?
Sous quelle identité ?
Dans quel but ? (branding, in-store traffic, recrutement, animation de base, collecte…)Quel dimension cela prend-il ? (quels sont mes métrics de succès et de quel ordre sont-ils ?)
Quelle stratégie déployer pour les atteindre ?

On m’a aussi souvent posé une question “mais est-ce fait pour moi ?” Et je répondais par l’exemple de la marque Grohe, (fabricant de robinetterie) et leur opération “Reason To Shower”, une opération en deux volets : d’abord la recherche d’ambassadeurs de marque qui ont reçu gratuitement le dernier pommeau “rain shower” et du coup ont posté leur installation et leur joie de le recevoir (prix magasin 129€ quand même), deuxième volet : poster des photos de “raisons de se doucher”, et là festival d’hommes rentrant du rubgy plein de boue, de bébés après déjeuner ayant le visage couvert de bouillie, chiens mouillés et sales, bref du contenu à fort potentiel de partage et visuellement fort. Alors si Grohe l’a fait, avec un produit comme celui là, “tout le monde peut le faire” et trouver dans son ADN, une stratégie qui leur permettra de déployer un opérationnel sur la durée.

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oui j’ai participé :)

L’expérience Pebble Watch

J’ai reçu ma Pebble Watch, dont la cote explose par ailleurs sur ebay entre 200€ et 300€. L’occasion de faire le point sur cette expérience de shopping sur Kickstarter et la création d’un produit.

La Pebble Watch (si vous avez cliqué sur le lien ci dessus) c’est le succès de l’année, le tsunami du crowdfunding, tout le monde en voulait une. L’expérience commence en avril 2012, avec la pré-commande de cette montre qui doit communiquer avec le smartphone. Coût 100$ pour les premiers acheteurs. Un concept cool et plein de promesse, puis arrive la réalité.

La première réalité c’est qu’elle n’arrive pas en septembre comme promis. Ni pour Noël, non elle arrive courant février 2013, soit un retard de 6 mois, dur à comprendre pour un consommateur. Du coup ça s’excite pas mal sur le net, mais l’équipe montre bien qu’elle bosse à la sortie du produit, ce qui au moins rassure sur le fait qu’ils ne nous ont pas arnaqué.

Avril 2012, fin février 2013, plus long que pour faire un bébé. Et ma métaphore (car oui, je fais des métaphores) démarre là. En effet, quand tu attends un enfant, tu sais que ça va prendre 9 mois, et à priori pas un de plus. Tu sais que quand il va naître, il va t’empêcher de dormir, qu’il ne parle pas, ne marche, et qu’il va passer le plus clair de son temps à dormir, pleurer, bouffer et chier. Et généralement tu n’es pas déçu. Et quand il arrive, le plus souvent “c’est le plus beau bébé du monde”.

Mon bébé est arrivé par la poste hier matin. “ça fera 25€ pour les taxe”. Pardon ? Oui j’ai payé des taxes. J’ai attendu quasiment une année depuis ma commande, j’ai payé 99$ le produit puis 15$ pour les frais de port et là je paye 25€ de plus, pas loin d’un quart du prix du produit !!! Bon rien à foutre je raquette quelques collègues (j’avais pas un balle et si quelqu’un sait où j’ai mis mon chéquier je suis preneur de l’info), je paye le postier et j’arrache le carton postal, qui est aussi le carton d’emballage.

Donc, pas de “boite”, un carton qui sert au shipping, cheap…même chez Swatch tu as un boite, en plastique pourrie, que tu perds et que tu casses, mais une boite… Le boitier de la montre est laqué, plutôt joli mais le bracelet est moche, franchement cheap (bis), ce que mes collègues ne manquent pas de me faire remarquer au cas où leur taper 25 balles m’aurait rendu aveugle.

Pas grave, ils sont jaloux (ou pas en fait…). Je l’allume, je télécharge l’appli sur mon iphone, je synchronise le bluetooth, je la prends en photo pour faire rager mes contacts facebook et leur montrer que moi aussi j’ai l’heure maintenant. (oui j’ai oublié de le dire, ça fait genre 15 ans que je ne porte plus de montre, mais celle là me faisait envie.)

“Alors elle fait quoi ?” Et bien… elle me met les alertes de mon téléphone sur le cadran ! “Ah ouais, et tu peux appeler avec ?” “non.”  “Ah”. Oui, on ne peut pas appeler, on ne peut pas répondre aux messages, c’est un écran d’iphone déporté. Du coup c’est vrai, je suis un peu déçu, à force de l’attendre j’avais oublié ses fonctionnalités, ma super montre qui se connecte au mobile, se connecte… pour pas grand chose.

Mais je l’ai ! Donc tout de suite 2 choses prioritaires à faire : trouver un autre bracelet (done, chez n’importe quelle marque c’est “compatible”) et voir les fameuses apps qui permettent de doter la montre de fonctions (notamment l’app de running que je trouvais cool) ou la météo.
Et bien pas d’app. Je cherche et j’arrive sur le forum de Pebble et je me rends compte que quelques fonctionnalités annoncées n’existent pas vraiment (dans les grandes lignes), que le partenariat et l’app runkeeper, ne sont pas dispos (je crois même comprendre que je peux me le mettre dans la godasse pour rester poli), mais ils assurent que l’app FreeCaddie, pour les golfeurs est en cours je m’en fous j’ai pas de Golf, je m’en fous je joue pas au golf. Et puis je me suis rendu compte que l’appli de running devait utiliser le GPS de l’iphone, oui tu comprends bien comme moi, tu vas te faire chier à courir avec ta montre  ET ton iphone pour que ta montre t’affiche les mêmes infos que ton iphone…qui te les dit de toute façon dans ton casque… ça s’énerve franchement sur les forums :

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Je commence à recevoir des messages, ça vibre dans la poche, ça vibre au poignet, ça marche bien, c’est plutôt cool, ça fait un peu chier que ça vibre de partout mais bon, je le voulais. Mais quand je reçois 2 messages d’affilé (typique des utilisateurs iphone qui ont imessage) seul le dernier s’affiche (et du coup le message ne veut pas dire grand chose). Et quand je reçois des émoticones, la Pebble ne les comprends pas, ça fait des carrés.

Pour la recharge j’ai un cable USB d’un coté et propriétaire de l’autre. Relou, si je le perds, le casse, je bousille (ce que je fais de mieux) je vais me faire chier à en retrouver un, mais je comprends pour que les besoins du waterproof ils ne pouvaient pas faire un USB-Mini USB, mais relou quand même. Et si je veux la recharger dans une prise ? “Vous pouvez la brancher à n’importe quel chargeur mural”, en gros, pas de boite, pas de chargeur et un câble qui va me faire 6 mois. Cher payé.
La Pebble peut contrôler la musique sur l’iphone, ça c’est cool quand même. La Pebble a un bel écran e-ink façon kindle. Elle est la seule à être vraiment waterproof et elle m’a donné envie de recommencer à porter une montre.

Mais… coût total 115€ pour un produit qui pour l’instant ne tient pas toutes ses promesses, en tout cas celles dont je croyais me souvenir, et puis elle fait un drôle d’effet, car hier soir lors d’un diner j’ai eu le droit à un “tu te fais chier ? tu regardes sans cesse ta montre”. Pfff j’ai une Pebble moi Monsieur ! Elle donne l’heure et me donne les messages de mon tel. “Et bien je préférais quand tu regardais tout le temps ton téléphone”. Bah je crois que moi aussi…

Dernier détail, j’ai l’impression que depuis avril 2012, d’autres se sont lancés sur le créneau avec de belles promesses bien plus intéressantes (sauf le waterproof), en un an j’aurais peut-être dû économiser pour une hypothétique montre by Apple ou des Google Glasses…

Alors voilà à 115€ prix d’achat, et à 250€ prix de revente actuel sur ebay je me pose des questions :) Mais je ne vais pas la vendre, j’attends de voir le développement des apps qui vont peut-être étendre réellement son utilité, en attendant je frime, j’ai une Pebble Watch Kickstarter edition !

 

Le phénomène Harlem Shake et les marques

On le sait sur internet, un buzz pousse l’autre, celui qui fait grand bruit actuellement c’est le Harlem Shake. Parti comme une trainée de poudre, son analyse est intéressante.

Des compétitions de vidéos sur Youtube ça fait longtemps que ça existe, certaines avec plus de succès que d’autre, il y avait le fameux 2 girls one cup, dont je vous passerais les détails scatologiques, plus récemment le Cinnamon Challenge qui consistait à se filmer en train de manger de la cannelle… ce qui peut amener à faire 9 millions de vues…

 

Aujourd’hui c’est le Harlem Shake, un truc improbable, une musique d’un DJ, Bauer, et un soir 4 potes bourrés (enfin j’imagine) publient cette vidéo :

et d’un coup la machine s’emballe et comme pour le lipdub elle se codifie : une personne danse seule dans l’indifférence, avec un casque le plus souvent, puis au refrain tout le monde pète un cable. La vidéo qui a codifié le Harlem Shake ce serait celle là :

Plusieurs millions de vues pour ces vidéos (18 pour cette dernière), et un phénomène repris très très rapidement par tout le monde, et bien sûr par les marques.

Car les marques ont beaucoup progressé, abandon de leur territoire pour faire du buzz, prendre la vague quand elle démarre ou qu’elle est à son point culminant, on est loin des lipdub foireux de certains qui n’avaient pas compris le principe.Dernier exemple en date, le site vente-privee,  un jolie coup, bien fait dans les règles de l’art, bon loin des millions de vues, mais bien fait, bien pris, bien compris surtout.

Cela augure une nouvelle révolution… pas de révélation le net et les buzz ont souvent été taper dans le bas de gamme, le grotesque, la moquerie, le graveleux, c’est toujours ce qui marche sur le mass media. Mais celle de marques qui sont beaucoup plus attentives à ce qui marche, à prendre le virage, à avoir les couilles d’y aller, et surtout de comprendre comment y aller, la communication se lâche, se fait vite, sans planning, sans réelle organisation préalable sur des plannings bookés des mois à l’avance, peut-être sans boite de prod, peut-être même sans agence, pas forcément capable d’être réactive et de faire la préconisation avant que le buzz s’essouffle.

Le fond de la question c’est à quoi bon ? Est-ce que tourner dans une entreprise un Harlem Shake va augmenter mes ventes ? En fait je pense que oui. De la même façon que le hacking du compte Twitter de Burger King leur a permis de faire un bond de 30 000 followers, les marques qui vont jouer le jeu de ces buzzs vont s’attirer la sympathie et donc la préférence du public, sans compter l’augementation de leur notoriété par effet de bord, que ce soit par viralisation de leur contenu ou par le fait qu’elles vont apparaitre dans les résultats de recherche. Et qui sait, ce seront peut-être les dirigeants de ces entreprises qui finiront eux-mêmes par jouer le jeu !

C’est pas un problème de techno, c’est un problème d’imagination

C’est par cette très belle remarque (oui, 100 roses, oui c’est pour moi, merci moi même) que je voudrais aborder un sujet sur l’évolution des technologies dans notre quotidien. Globalement on a aujourd’hui à notre disposition des kilos de technologies, mais il faut de la créativité pour en faire des solutions…

NFC, RFID, WIFI, Bluetooth, Raspberry, Arduino, capteurs, globalement aujourd’hui rien n’empêche nos fantasmes de devenir réalité, sinon le coût de fabrication industriel, les coûts de r&d mais surtout savoir les marier.

Nous avons lancé Teddy Sitter, dont le démarrage est, comme tous les démarrages, laborieux. Quand j’ai pensé à Teddy, je me suis inspiré du film TED, et je me suis dit, cet ours est trop cool, il faudrait pouvoir le faire en vrai.
Sur youtube on voit un mec qui a fait un vrai R2D2, un vrai wall-e, donc y’a moyen de faire des trucs.

Alors je me suis posé, et j’ai écrit tout ce que je voulais pouvoir faire avec mon Teddy Sitter, qu’il parle, qu’il comprenne, qu’il ait le sens de l’humour dans ses réponses, qu’il communique avec mon mobile et ainsi de suite.

J’ai été voir Nicolas et Alain, avec qui je travaille et je leur ai présenté quelques slides powerpoint sur ce que je voulais faire.
“t’es fin fond cramé” m’ont-ils dit. Oui surement. Mais je voyais pas tellement pourquoi. Siri fait la partie communication, y’a des jouets qui font du bruit quand tu les manipules, y’a des jouets qui s’allument quand il fait noir et ainsi de suite. On a donc pris chacune des choses que je voulais que Teddy fasse, et on a regardé si on pouvait le faire.
Qu’il chuchote la nuit ? oui avec un capteur de lumière.
Qu’il comprenne et parle ? oui avec de la reconnaissance vocale et un algo de précision
Qu’il dise je t’aime quand on le serre ? oui avec un capteur de force
Qu’il surveille les cycles de sommeil de l’enfant ? oui avec un accéléromètre.

Un gros quart d’heure plus tard avec Nicolas et Alain nous avions trouvé toutes les solutions pour faire tout ce qu’on voulait et même plus !

Un frigo communicant ? Une alerte parce que tu n’as plus de lait ? Une peluche qui te suit ? Piloter toutes ses ampoules par la voix dans la maison ? Oui, c’est possible.
Lancer le chauffage 30 minutes avant de rentrer chez vous, et que la porte de garage s’ouvre à votre arrivée ? Oui avec Google Now par exemple

Améliorer votre vie quotidienne, surveiller vos aliments, votre activité physique, vous aider à mieux consommer en prime ? Oui, avec une balance communicante reliée à un capteur type “fitbit” et une appli type Shopmium, on vous recommande de manger du riz et on vous dit où près de chez vous il y a une promo. C’est possible. A un prix accessible. Et en plus on peut vous le relier à vos cycles de sommeil !

Aujourd’hui tout est possible, de façon simple et le futur pas si lointain est lui aussi en marche comme les vitres auto nettoyantes… Le marché est-il mûr ? peut-être pas encore, mais nous sommes de plus en nombreux à être déjà prêt voir déjà dedans.

Ma mère et la cagnotte Leetchi

Vous connaissez surement Leetchi, site de cadeaux communs, qui permet de créer une cagnotte à retirer ou à dépenser directement sur des sites partenaires. Vous connaissez surement moins bien ma mère. Et bien hier, les deux se sont rencontrés, non sans heurts. L’expérience utilisateurs est un bonheur, comme disait un des boss, “feedback is a gift”. “C’est nul leur service quand tu arrives sur le site, tu ne peux pas trouver la cagnotte”. C’est ainsi que l’histoire commence.

Yohou, un accouchement dans la famille, une copine de l’accouchée décide de faire une cagnotte sur Leetchi pour rassembler de l’argent pour un cadeau pour les nouveaux nés (oui au pluriel). Ma mère est au courant. Elle connait Leetchi, je l’utilise et je lui en ai parlé et vu l’économie d’engueulades et de fâcheries que permet le site, elle s’en souvient bien !

Alors ma mère va sur Leetchi pour participer à la cagnotte. Elle arrive sur la home et logiquement, elle cherche la cagnotte qui l’intéresse. Mais ce n’est pas possible. Leetchi ça marche avec des liens, tu as le lien de la cagnotte et tu verses dedans. Mais ma mère n’a pas eu le lien, diffusé sur Facebook (elle est au top mais Facebook c’est hors de ses limites sociales medias, stalker les enfants de ses amis via nos comptes quand on vient la voir lui suffit amplement). Donc elle arrive et ne trouve pas.

Elle trouve des liens pour créer une cagnotte, pour s’inscrire mais pas de recherche, de liste ou de truc pour trouver une cagnotte. Elle s’agace. Elle voit  un numéro de téléphone, elle appelle tombe sur le service client, et au bout d’un temps  trop long pour être rester sympa, son interlocuteur comprend l’histoire : elle n’a pas le lien.
Et du coup lui assène un fatal : pas de lien, pas de participation.De bonne humeur et en verve, elle lui explique pourquoi c’est idiot avec ses mots à elle, ce dont la personne au bout du fil qui l’avait un peu prise pour une attardée du clic, fini par convenir.
Ce que dit ma mère, c’est “quand tu vas aux Galeries Lafayette, tu as une liste des listes, tu trouves par la date et le nom la liste des personnes à laquelle tu veux contribuer, et tu contribues, là si t’as pas le lien, t’es foutue, c’est idiot”.

C’est vrai, c’est idiot. Maintenant de mon point de vue, c’est dommage, c’est vrai, et ce serait une vraie bonne évolution de Leetchi, mais je sais aussi ce que ça implique… Devoir avoir des solutions pour tous les boulets qui vont se gourer quelque part, afficher publiquement des cagnottes qui doivent parfois rester secrètes (donc avoir cette option et gérer à nouveau les boulets) etc. c’est surement un changement profond qui pose beaucoup de questions de scénarii clients,  de catégorisation des cagnottes, mais intéressante réflexion.

Et ma mère de finir  “j”aurais bien voulu accompagner ma contribution d’un petit mot”.

Moi je trouve que ce qui est bien dans Leetchi, c’est facile et rapide, à créer et pour contribuer, à voir si permettre plus d’options ferait perdre cette simplicité. Feedback is a gift :)

Que s’est-il passé avec les robots ?

Dans les mensonges reconnus des années 80, à part le plein emploi, on a eu les voitures volantes, mais aussi les robots. En l’an 2000 on aurait tous des robots à la maison, on est en 2013 et pour l’instant je ne vois rien que le soleil qui poudroie, et l’herbe qui verdoie. Pourtant on a fait des gros progrès dans le domaine.

Asimo, Nao, sont parmi les plus connus aujourd’hui et sont d’un niveau vraiment très élevé. Pourtant on voit depuis des lustres sur M6 les compétitions de robots (merci e=m6 !) mais pas de commercialisation de tout ça… On a le roomba, l’aspirateur autonome, le furby, le jouet énervant, des kilos de projets qui n’ont pas de suite, pourtant…

Pourtant nous avons les capacités technologiques de produire des robots, assistants, limités certes, mais bien possible. Dialoguer avec un robot comme on peut dialoguer avec Siri, ce n’est pas très compliqué. Avec les cartes arduino ou raspeberry, c’est accessible. Les tonnes de capteurs à 3 euros qu’on trouve sur le marche (lumière, suivi de ligne, force, pression, accéleromètre, température, humidité) et un peu de jus de cerveau on peut réaliser des choses très avancées.

Certes, le robot humanoïde, qui marche, monte un escalier, peut se relever, saisir un objet, est un le Graal, et les deux évoqués, sont d’un niveau étonnant. Mais avant d’en arriver là, un truc qui roule, qui comprend des ordres et peut porter ou contrôler des appareils électriques, ce serait déjà un pas, un pas qu’on pourrait faire dans tous les foyers pour un coût plus qu’abordable. Un robot qui comprendrait autant si ce n’est plus d’ordres qu’un chien dressé pour les aveugles ou les handicapés. Ces chiens ouvrent des portes, ramènent des objets, dirigent etc. Quel frein technique, mécanique empêche aujourd’hui cela ? Rien. Allumer la télé, changer de chaine, contrôler la température, les lumières, surveiller les bruits, aller d’une pièce à l’autre sans se cogner, reconnaitre même des gestes ou des gens, communiquer avec l’extérieur, pouvoir transporter des objets, faire des rappels à des heures données etc.

Ce n’est pas un mythe, mais ça n’existe pas. Pas encore.

 

On ne peut plus séparer internet et les points de ventes

Alors que le monde s’est dématérialisé, que des pures players ont taillé de sacré croupières aux géants historiques de la distribution, on semble revenir à un modèle mixte.
Il y a 10 ans on criait à la dématérialisation à tout prix, ne pas ouvrir une boutique mais une boutique en ligne, fermer ses points de ventes, transférer son activité.

Pourtant les plus gros, comme Pixmania, ont eu le parcours inverse, d’abord sur internet, puis l’ouverture de boutiques physiques “multi-usage” autant faites pour la vente que pour la réception de colis. D’autres marques ont mis du temps à passer sur internet, Zara, Gérard Darel, les cuisinistes, les Ikea etc.Ces géants du retail, de la boutique, du parcours client ont du se lancer sur le web, le web au sens large, celui qui vient dans l’ordinateur mais aussi celui qui arrive dans le smartphone.
Mais jusque là c’était des canaux différents, gérés par des personnes différentes la plupart du temps, un responsable des boutiques, un responsable du site.
Une boutique physique ça marche grandement grâce à son emplacement (et la marque), on se place, là où les consommateurs passent. Mais si tous les consommateurs d’une ville ne passent pas par la Z.A ou le centre commercial du coin, ils passent tous sur internet.

Donc la rue la plus fréquentée du monde, c’est internet, et à l’intérieur, c’est “le passage Facebook” qui est toujours noir de monde. Stop à la métaphore.

Il parait donc plus que logique que les enseignes disposant de point de vente physiques se servent d’internet, et du mobile pour amener du trafic en magasin.

Pourquoi faire ? Ah diable ! Diantre ! En voilà une question rusée… Oui pourquoi amener du trafic en magasin ? ça fait 10 ans qu’on invente des techniques de vente pour remplacer les vendeuses et leurs incentives, du mail, de l’achat complémentaire, des wishlists etc… Parce que les gens aiment aller dans les boutiques.

C’est social, ça donne l’illusion du pouvoir d’achat, d’être bien traité par la vendeuse, de bien connaitre le patron, de pouvoir aux diners “j’étais chez X l’autre jour”. Il n’y a qu’à voir comment les boutiques sont prises d’assaut à Noël, et à quel point c’est la guerre, pour se dire que si c’est gens n’ont pas tout commandé sur internet, tranquillement depuis leur salon, il doit y avoir une raison. Personnellement elle m’échappe.

Il y a un coté social, mais aussi un coté “évident”, certaines marques ne peuvent être consommées ailleurs qu’en boutique, je pense bien sûr à la restauration, qui a besoin de ce trafic monumental qui passe sur les ordinateurs de bureaux, les smartphones et Facebook, pour gérer son business.
Mais aussi finalement les concessionnaires de voiture, la catégorie ameublement (tout confondu), car même si on devait acheter son canapé sur internet (ou sa voiture) on voudrait savoir avant ce que ça fait de s’asseoir dedans (valable aussi pour la voiture), voir si le laquage du meuble est bien raccord avec les autres qu’on possède… Bref il existe encore des kilos de raison de passer en boutique (et d’y finaliser ou non son achat).

Alors aujourd’hui penser qu’on peut faire du business local, sans avoir de l’exposition sur la plus grande rue du monde et en plus un datamining (age, sexe, géoloc) sur ses clients, c’est voir l’avenir à très court terme, à trop court terme vu la révolution qui est en train d’arriver avec le paiement par mobile en boutique (pour ne citer que celui là).

Entreprendre rend-il aveugle ?

Je voulais appeler cet article “entreprendre rend-il con” mais ma mère me lit parfois. Il y a plusieurs mois maintenant je me suis lancer dans l’aventure de entrepreneuriat. Une aventure palpitante, difficile mais palpitante. Et au cours de ces quelques mois j’ai rencontré plein d’entrepreneurs. Certains avec des projets de haut vol, vraiment intelligents, d’autres… pas terrible, pas convaincant, has been… Et je me suis posé la question : dans quelle catégorie suis-je ?

Quand on lance un projet, un produit, il faut y croire à fond, c’est obligé. D’abord parce que c’est le seul moyen de réussir, ensuite parce que sinon il ne faut pas y aller, mieux vaut rester à sa place. Ces derniers mois, je me suis dit “t’as vu ce type, son truc est nul, universellement nul, et pourtant il est à fond et personne ne lui dit que c’est nul”. Et puis si on lui disait, il trouverait que celui qui lui dit est un con. Oui car des gens qui ne voient pas à quoi sert votre produit, il y en a des kilos, pas tous intelligents, pas tous visionnaires, il faut donc savoir ne pas se laisser décourager par n’importe qui. Du coup l’entrepreneur et son produit doivent aller jusqu’au bout de leur histoire, car si les entrepreneurs abandonnaient en chemin, il n’y aurait pas d’Amazon, pas de photographie, pas de voiture, d’aviation etc.

Tu vois le truc, tu es Larry et Sergeï, tu sors de ton garage, tu vas voir Mr Yahoo ou je ne sais quel ponte du moment et tu lui dis : “j’ai inventé un truc qui permet de rechercher des pages internet, plutôt que de les lister”. Et le mec te dit : “les lister, c’est top, c’est pratique, ça marche, les gens aiment ça, et puis je suis pas sûr que rechercher soit pas plus compliqué que de chercher dans une liste, désolé les gars, trouvez autre chose”. Et du coup tu acceptes un job chez Accenture comme consultant, fini Google. Non, pas possible, il faut aller jusqu’à mourir avec ton produit, sinon tu ne lui laisses pas une vraie chance de vivre.

Donc il ne faut pas faire confiance aux autres, seulement à ceux qui croient en vous. Et s’il n’y en a pas ? il faut les trouver, comme pour Jeff Bezos, qui en a vu un paquet qui l’ont pris pour un ouf avec sa longue traîne.

Mais on n’est pas tous Jeff Bezos. Vrai. Et en fait c’est un peu ça le problème, se situer. Le fait que je crois en mon produit et que je ne me laisse pas décourager par n’importe qui et dans n’importe qui j’inclus des gens qui ont plusieurs succès à leur actif (donc pas vraiment n’importe qui) amène à cette question que tout entrepreneur se pose : suis-je comme ce type nul et je ne m’en rends pas compte ?

 

Et bien tant qu’on a pas réussi, il n’y a à mon avis pas de réponse. Fuck. L’entrepreneur doit donc d’une certaine façon être con et aveugle, c’est sa seule chance de réussite.

Le minitel c’est du cul, Vine aussi.

Il y a quelques années, presque 13 maintenant un de mes professeur d’informatique, a demandé à la classe “savez-vous pourquoi le minitel ça a marché ?”. Jeunes journalistes en devenir nous avions de nombreuses réponses, mais la sienne fut sans appel : “le minitel c’est du cul”. Et bien rien n’a changé :)

True, true, comme dirait l’autre. Les sites pornographiques, les minitel et téléphones roses, ont toujours eu une longueur d’avance notamment celle d’arriver à faire sortir leur carte bleue à des gens qui surveillaient la durée de leurs appels téléphoniques, ou qui étaient réticents à payer en ligne.

Alors voilà, aujourd’hui “internet c’est du cul” avec des chiffres impressionnants, qui feraient rêver bien des marques et bien des réalisateurs en manque de vue sur Youtube.

Et c’est chaque fois la même histoire, Flickr et ses meufs à poils, Youtube et ses danseuses amatrices sexy, Tumblr et ses kilos de tumblr sexy ou carrément porno, Instagram et ses hashtags #boobs ou autres plus trash…

Et voilà Vine. La nouvelle fonctionnalité de Twitter. Twitter fait enfin du cul…
Cool, Twitter propose de mettre en ligne des vidéos sur un format court 6 secondes, les 140 caractères de la vidéo. Alors j’installe Vine. Je le relie à mon compte et voici ma première vidéo proposée… Suivi d’un mec qui lave sa voiture, un type qui fait des pompes à 360°, et retour au salace. Souvent amateur on le découvrira surement orchestré par des services professionels de webcam ou d’abonnements à des vidéos bien plus longues.

vineinside

(oui j’ai rajouté le rose, je suis malgré tout un blog grand public)

On parlait de la modération de Twitter, il va bien aussi falloir modérer Vine, car Vine, c’est très très chaud et déjà pré-empté par l’industrie du porno qui ne rate jamais une occasion de se faire voir.

Bonne soirée  sur Vine.

David Bowie, mais non.

vous remarquerez l’audace, l’humour infini du titre de ce post, mes parents écoutaient les grosses têtes dans la voiture, ça laisse des traces.

Le 11 mars, David Bowie va sortir un nouvel album , The Next Day, dont on peut déjà entendre le premier single, where are we now. Et comme on dit à France 3 Picardie : “et là c’est le drame.’
J’adore Bowie, ce type est un génie avant-gardiste fabuleux,  une étoile filante du rock’n’roll qui a su rester. Son style vestimentaire, ses épilations de sourcils et ses riffs sont déjà au Panthéon du rock.
C’est un génie pour bien des raisons notamment, sa façon de se renouveler. Si on prend Springsteen que j’aime tout autant, il a toujours fait du Springsteen, tu prends un album des années 80 et le dernier, ça sonne pareil, ça envoie pareil et ça raconte souvent les mêmes types d’histoires, et c’est ce qu’on attend souvent de lui, refais nous la même mais en différent, un peu comme Goldman ou tant d’autres. Si tu prends Madonna, elle n’a jamais fait la même chose. Elle surfe, elle a fait de la pop 80’s dans les année 1980, de la pop 90’s dans les 90’s, elle a viré dark dans les années 2000, elle a resucé le virage disco après, puis s’est “black eye peasé” par la suite et y’ a quelque semaine, elle a même invité Psy à un de ses concerts, c’est dire si c’est une sniffeuse de tendance. Mais tout ce qu’elle fait est différent et très marqué dans le temps.
Bowie non.

Bowie c’est un OVNI. Il a toujours eu une longueur d’avance, incompris la plupart du temps sauf par d’autres génies de son entourage comme Warhol (dont il a même interprété le rôle au cinéma dans Basquiat, à voir absolument) et qu’il a chanté.

Dans les 70’s il passait pour un fou drogué, dans les années 80 il faisait la musique des années 90, dans les années 90 on l’a pas beaucoup vu et en 2000 il est revenu avec deux albums que je qualifierais de “zarbi” qui à l’époque m’ont écorché les oreilles, mais qui rétrospectivement posaient bien avant leur temps les bases d’un dubstep emprunt de métal très avant gardiste encore une fois.

Et puis y’a eu la pub pour Vittel… Erreur de casting peut-être… C’est comme si tu prenais Gainsbourg pour vanter les mérites des Fruits et Légumes…

Et le revoilà le David en 2012 avec un nouvel album et un single. Et ce single est bien. Bien si ce n’était pas Bowie. Je me pose parfois la question de savoir comment des Morrison, des Elvis ou des Hendrix auraient tournés s’ils étaient encore en vie, seraient-ils devenus des objets de culte comme les Rolling Stones, ou des has been dégoutant qui boivent et battent leur femme comme Chuck Berry(MAJ, me suis trompé, lui c’est braquage, évasion fiscale et affaire de prostitution avec mineure), auraient-ils fait l’album de trop qui ébranle le mythe ? Je ne le saurais jamais. Et quand on est confronté à des artistes aussi majeurs que Bowie, et qu’on entend un single d’une telle platitude, qui aurait mieux sied à un Anthony and the Johnsons dont c’est le fond de commerce (j’aime beaucoup soit dit en passant), on se dit que c’est loin de l’image de l’artiste.

J’ai vraiment hâte d’entendre la suite de l’abum, parce que là, le mythe a fait de la soupe.

Ensemble quittons la France !

Après Gérard, Brigitte, David, et un autre Gérard, beaucoup de “célébrités” appellent à quitter la France, enfin ceux qui ont le courage de le faire publiquement, puisque bon nombre de nos célébrités Françaises, ont déjà déserté il y a bien longtemps et vivent légalement ailleurs, notamment aux états-unis et en Suisse pour nos sportifs.

Quitter la France… c’est une bonne idée je trouve. Il faut voir du pays, et aujourd’hui le monde est bien plus ouvert que pour nos grands parents, alors pour ceux qui ne trouvent pas ce qu’ils cherchent ici, partir est une bonne option. Il y a 1000 raisons de quitter la France, 1000 bonnes j’entends, mieux réussir, changer de climat, avoir des opportunités qu’on ne peut pas avoir ici (parce qu’elles n’existent pas). Le monde est grand et beau, ne nous limitons pas à nos frontières ce serait dommage.

Mais il y a aussi 1000 mauvaises raisons et quitter la navire parce que le capitaine à changé, ou parce qu’ici “c’est trop cher” (et qu’on a pourtant le moyens), c’est … compliqué…

Je quitterais un jour la France, j’espère, mais pour faire ailleurs quelque chose de si spécial, que je ne pourrais pas le faire ici.

Aujourd’hui ces gens qui quittent la France, qui la trouvent détestable ont pourtant de belles situations que la France leur a offerte, ce sont leurs études, leur amour de la langue, leur relation avec le public, les chaines de télé locales qui ont souvent fait ce qu’ils sont, ça et bien sûr leur talent.

Pour de nombreux Français, la France leur a permis de devenir ce qu’ils sont, chacun à leur niveau, et en 2013 une grande partie de la population est issue d’une vague d’immigration, il y a une, deux ou trois génération, parfois plus. Et si leurs parents pauvres en arrivant ont pu payer à leurs enfants, des études, des médecins etc., c’est grâce à la France, à la gauche, à la droite alternativement.

La France paye aujourd’hui beaucoup de choses, alors vivre en France aujourd’hui ce n’est pas très facile. On paye des impôts, parfois beaucoup, parfois trop. On paye des produits du quotidien qui ne cessent d’augmenter, alors que les salaires ne connaissent pas les mêmes évolutions. Nos acteurs se barrent, les dirigeants d’entreprise aussi, les entrepreneurs ont peur et les jeunes ne voient pas trop leur avenir. Mais y’a-t-il un pays parfait ? Quitter la France et ses impôts, ses taxes, son taux de chômage qui augmente, ses sdf qui se multiplient, les restos du coeur qui distribuent toujours plus de repas, ok mais pour où ? Non bien sûr le pays parfait n’existe pas, chacun peut trouver un pays parfait pour lui, mais chaque pays a ses casseroles et ses inconvénients, “quitter la France”, c’est aussi savoir ce qu’on va trouver et s’en accomoder et pour certains citoyens du monde, leur pays parfait, c’est la France… :)

Je trouve dommage de salir, d’enfoncer, la patrie qui nous a permis, à nous, moi, Gérard, Gérard, Brigitte et tous les Danny, Yannick, Gaël, Jo, de devenir ce que nous sommes quel que soit notre degré de réussite et de reconnaissance. Partir oui, salir, non.

Voici donc mille bonnes raisons de quitter la France :

On produit de la musique comme dans les 60’s

ça fait longtemps que je me pose des questions sur la dématérialisation des supports médias, particulièrement de la musique. Je n’ai jamais trop caché l‘impression qu’on se fait grave niquer qu’à mon avis on paye encore trop cher, sans réelle offre et sans que les artistes puissent pleinement profiter de cette dématérialisation. Et pourtant la nouvelle génération arrive.

Le  CD est le premier support médias qui refuse de crever, et pourtant c’est pas faute d’être dans la merde, la faute à qui, à priori aux maisons de disques, et puis surement un peu aux distributeurs. Mais si c’était aussi la faute aux artistes ?
Les artistes ont choisi leur position dans les dernières années, mais ils n’ont pris position que “pour” ou “contre” le piratage. Certains ont tenté des expériences, offrir leurs albums, laisser le public fixer le prix de leur art, mais finalement il n’y a pas eu de révolution en la matière.

Alors les artistes produisent toujours des “albums” sur un format “12 titres” (peu ou prou), avec des sorties d’albums, des tournées, sur un cycle qui existe depuis les 60’s. Parfois certains sortent plusieurs albums (Green Day ou Zazie par exemple) ou des gros albums (le dernier Saez est un triple album). Mais là encore ils rentrent dans le cycle vieillot de la musique comme la faisait nos parents.

Oui, la notion d’album est morte, mais on ne le sait pas encore. Oui ça fait une unité, une “oeuvre” mais le marché n’est plus comme ça. Si Rihanna cartonne, c’est pas parce qu’elle sort des albums, c’est parce qu’elle sort des singles tous les mois quasiment. Le public est devenu un consommateur d’art. Il prend ses photos par 3000, et trouve qu’il y a peu de photos quand il retombe sur une vieille pellicule 24 poses, il écoute la musique par kilo, streamée, achetée, piratée, les volumes ont changé, mais les maisons de disque produisent toujours le même format dans les mêmes quantités.

Alors c’est quoi ces artistes nouvelles génération ? On peut parler de Mymajorcompany et le fait d’être financé par le public, mais finalement on est dans un modèle semi classique, sauf que c’est le public qui produit, mais après c’est CD, 12 titres, tournée etc.

Que veut un artiste ? Vivre de son art. C’est le premier point. Vivre, c’est payer son loyer, manger, envoyer ses enfants à l’école. C’est parfois voyage en jet, se taper des tournées internationales et toucher des millions de dollars. Mais peu d’élus.

Alors aujourd’hui certains ont décidé de “vivre de leur art”, et pour vivre de son art, il faut de l’argent. Avec Kickstarter ou Indiegogo, qui permettent de financer des projets, de nombreux artistes arrivent à se faire financer leur projet, trouver un public, des dates de concert, et quelques euros pour payer le loyer, ils tentent de vivre leur rêve, de vivre de leur rêve.

Kawehi est à son troisième album financé sur Kickstarter, et elle vit son rêve. Comme Noah très connu sur youtube maintenant sur Indiegogo pour son album. Pourquoi ça marche ? Parce qu’ils sont d’une certaine façon en dehors des codes. Ils font des reprises sur les réseaux sociaux, essayent de faire des albums, font des concerts, retransmettent leurs vidéos sur Facebook/Twitter, animent leur communauté et dans un cercle vertueux, ils trouvent un public et se font connaitre. Ils sont en production permanente de contenu car c’est ce qui leur permet d’exister. Et c’est ce qui leur permet de lever 3000$ ou 8000$ pour financer un album. Parce que le public est prêt à payer 15$ pour écouter l’album de Noah ou de Kawehi, mais n’est pas prêt à payer 15$ pour écouter les RollingStone. Question de proximité, de nécessité, d’affect entre le public et ces nouveaux artistes. Parce que d’une certaine façon le public veut des artistes, veut des nouveaux sons, mais ne veut pas enrichir sans fin à son propre détriment des artistes milliardaire devenus des marques plus que des artistes.

Alors oui, c’est utopique de penser que les Rolling Stone n’ont que ça à foutre que de répondre sur Twitter et s’enregistrer chez eux à faire des reprises sympa, et de nous fourguer des albums sans singles depuis presque 15 ans. Mais si au lieu de nous vendre du itunes au prix d’un CD des années 90, mais sans le CD, les Stone (et tous les autres) faisaient de la précommande, peut-être que les choses seraient différentes. Peut-être que si on tuait la notion de cycle album-tournée-repos-album, mais si les artistes étaient en perpétuelle création comme dans d’autres arts, et bah peut-être que l’industrie musicale ne tirerait plus autant la gueule.

La question n’est pas de savoir si on est “pour” ou “contre” le piratage mais comment aborder ce nouveau siècle en faisant en sorte que la production soit adaptée à cette génération Y, impatiente et forte consommatrice et que les artistes en vivent pour continuer à faire de l’art.

Oui, j’ai fait le LOL Project

Oui, j’ai fait le LOL Project. Je suivais le projet depuis quelques mois (qui doivent former des années peut-être), et je suis passé par plusieurs stades…
Au tout début, je me suis dit “cool”, des portraits sur le thème du LOL, c’est amusant, le résultat est de qualité, y’a un bon concept, j’aime.
Puis, le truc a pris de l’ampleur, tout Paris passait au Lol, je me suis dit “bon là ça devient de la merde parisienne”, quand on a vu tous les directeurs d’agence de pub, hipster chefs de projet et autre planeur strat’ en slim débarquer, suivis de près par les geeks fashions tendance égotrip.
Et finalement j’en étais resté là, sans avoir vraiment creusé le sujet ou été plus loin que ce que je voyais de ma lucarne Facebook.
Et puis à LeWeb12, je rencontre David Ken, le photographe du LOLProject, qui m’explique son concept : prendre des photos de gens, les leur vendre et réaliser grâce à cela des actions dans des hopitaux pour redonner le sourire aux enfants hospitalisés.

Et il termine par “tu veux participer ?”.
Bah oui évidemment. Me faire tirer le portrait par un super photographe, très très sympa et l’aider modestement dans son action, bah oui. Evidemment. (bis)

En fait c’est le mot exact “participer”, on donne du temps et de l’argent pour l’association, modestement, sans trop d’implication, mais on sait qu’on fait bien.

Alors j’y suis allé ! Et alors que le début d’année s’était annoncé morose, j’ai passé un excellent moment avec David et Toki, qui m’a vraiment “fait du bien” comme le dit le slogan.

J’ai eu ma photo, où j’ai l’air d’un chinois bourré au Destop qui se serait fait massacré par Jean Louis David, mais après tout on a la gueule qu’on a et faut faire avec , au moins j’ai bonne mine et je souris :) Je l’ai mise sur Facebook pour aider à la promotion du projet et j’ai acheté les autres photos.

J’ai fait ma BA en faisant le LOL, au suivant.

Je déteste les produits Apple des autres.

Un petit poste pour reboucler sur un truc qui m’exaspère : les produits Apple des autres. Je m’explique, quand on a un mac, on configure tout un tas de truc, la souris, le pavé tactile, les gestes qui forment des raccourcis etc. Quand on a un iPhone, on classe des dossiers, des apps, des raccourcis, on configure le centre de notification (non c’est pas vrai j’utilise pas ce truc trop mal branlé) etc.

Et là patatras, vous prenez le mac d’un ami, d’un collègue, de votre mère si elle est cool, et là… c’est le drame, pareil avec les iPhone. J’aime bien utiliser cette expression pour parler de ce sentiment : “j’ai l’impression d’être chez moi mais qu’on a bougé tous les meubles et intervertis tous les trucs dans les placards”.

Franchement c’est ça, tu as l’impression que c’est le tien, mais tu as l’impression que tout va de travers, que les choses ne sont pas à leur place et que tes doigts font n’importe quoi…

ça ne vous perturbe pas vous ? ça me donne l’impression de repasser sur windows… J’en connais dans mes amis qui sont surement assez psychotiques pour avoir configurer le téléphone de leur femme comme le leur… allez dénoncez vous !

La presse a toujours été morte et faut-il bloquer les pubs ?

Je rebondis sur cet excellent article sur la presse papier, en me faisant cette réflexion : finalement les quotidiens ont rarement été des entreprises rentables. Si on remonte l’histoire des quotidiens français, (et nombre ont disparus), la plupart n’ont jamais gagné d’argent à vendre leurs articles. France Soir était un gouffre sans fond qui a perdu de l’agent pendant près de 30 ans. Libération a eu  le minitel rose pour financer sa rédaction.
Puis sont arrivés les les quotidiens gratuits. “le business est leur modèle”, ce que je veux dire c’est que quand on lance un gratuit, on se maque avec une régie, ou on la monte. On part d’un numéro 0 dont le contenu est quasi auto produit gratuitement et on va trouver des annonceurs qui vont permettre de faire tourner les rotatives. Sans annonceur, pas d’argent, pas de journal, donc, point capital du succès, la régie publicitaire.
La presse payante, elle, compte sur ses annonceurs et sur ses ventes. Un savant équilibre des deux permet de continuer d’exister, le problème, c’est que la publicité s’évalue au nombre de journaux imprimés et vendus (ou distribués).  Donc un quotidien payant, doit arriver à vendre suffisamment de pubs ET d’exemplaires et avoir un gros tiage pour que le prix des pubs soit cher, mais un gros tirage ça coûte cher. Deux commercialisations pour un support. Or, aujourd’hui les ventes sont moins fortes, et le prix de la pub n’augmente pas et le nombre d’emplacement n’est pas tellement multipliable, pour garder une qualité qui justifie aussi le fait d’être vendu. Et un quotidien gratuit à des frais de fonctionnement inférieur à une rédaction qui a des correspondants permanents et beaucoup de staff, et le gratuit a un gros tirage par définition.
Bref, la presse payante quotidienne, est dans la merde par nature. Puis arrive internet et l’info arrive par SMS et ça suffit au plus grand nombre, l’information est immédiate, et la jeune population y est connectée en permanence, à elle de choisir le niveau de détail d’information qu’elle souhaite. Les rédactions de presse quotidienne payante hésitent, ne savent pas comment appréhender le médias, mais sautent le pas avec en général de très bons sites. Mais toujours avec un problème de rentabilité, animer une rédaction internationale, structurée, syndiquée, même quand on fait des millions de visiteurs par mois, ça ne suffit pas.

La fin de la pub
Et puis Free décide de couper la pub. Ce serait un meurtre. Un meurtre pas sûr… beaucoup disent que ça obligerait le marché à trouver d’autres sources de revenus. Pas con, surtout quand on sait que la ressource principale des blogs et des rédactions en ligne, ne suffit pas à les faire vivre.
Donc on se retrouve avec des médias de tailles différentes, qui attendent après un modèle économique pour vivre, mais ce modèle ne peut pas les faire vivre, comme me le confiait le propriétaire d’un forum qui avait plus de 30 000 abonnés et 600 000 visiteurs par mois.
Le modèle de gratuité qui fonctionne avec la presse gratuite, n’est finalement pas viable en tant que source unique de revenu pour les rédactions en ligne. Et si la pub pouvait crever le plafond au point de permettre de compenser les ventes de journaux et de pouvoir toujours éditer du papier ? Cela tiens du miracle, de l’impensable.

Comment on gagne de l’argent ?
Donc il faut une autre source de revenu à la presse payante, et une autre source de revenu pour les médias en ligne. Sommes-nous prêts à payer pour du contenu ? Oui. Tous ? Non, comme avant. Bon cela peut-être une piste, mais Médiapart n’a pas encore montré sa valeur ajoutée, quand ils sortent une affaire elle est sur toute la toile 20 minutes après gratuitement. Donc le problème c’est l’accès à l’information ? Oui elle n’a plus de prix. Les quotidiens payants sont rédigés par des journalistes d’expérience qui racontent bien et publient des informations vérifiées (sur le principe), ils ont donc une valeur ajoutée ? Non, plus maintenant. On s’en fout de la mise en perspective de l’affaire Merah avec une autre affaire et le rappel de Mitterrand en Afrique (je dis n’importe quoi), ce qui compte aujourd’hui c’est de répondre le plus rapidement à Qui, Quand, Quoi, Comment, Où, l’analyse a perdu de sa superbe. Ok, alors on vends quoi ? On peut se poser la question, mais finalement, est ce que la bonne question, n’est pas “ok, alors comment on agrandit nos marges ?”. Arf, la question qui tue. Comme partout ma bonne dame, tu déménages, tu licencies, tu outsource dans un pays sous dev, tu réduis les budgets et tu fais tout pour économiser encore. Ou alors, tu fusionnes, tu te fédères, tu fais dans la coopérative agricole, si t’as pas les moyens de t’acheter un tracteur, tu l’achètes à plusieurs.

Aïe. Bof. Quoi que… certains coûts pourraient être partagés. Bon alors la question n’est pas bonne. On vend quoi ? ah on y revient. Bah pas l’information, elle n’a plus tellement de valeur, pas l’analyse, les gens s’en foutent. Donc, il faut élargir le métier, faire dans la banque d’image, faire des journaux pour des entreprises, vendre son savoir. Hum, je ne vois pas comment., c’est moche.

Les gratuits papier  existent parce qu’ils ont un “vrai business modele”, quid des autres, si on devait penser un média comme une entreprise rentable dès le départ, est-ce qu’on ferait les choses autrement ?

Bon, j’ai des trucs à faire, mais si vous avez la solution pour créer des nouvelles sources de revenus pour les médias, laissez un commentaire :)

5 trucs pour réussir à coup sûr sa levée de fond

J’en lis tellement des trucs sur “comment réussir sa levée de fond”, “Business Angel mode d’emploi”, “intéresser un fond en 5 étapes”, et je lis tellement la même chose, et surtout tellement  mal expliqués, alors petit florilège.

1. AVOIR DES COMMANDES
Avoir des clients simplifie la levée de fond. Mais pour ça faut avoir un produit, donc de l’argent pour le concevoir, donc on cherche à lever des fonds, mais les investisseurs préfèrent les produits déjà commercialisés, on se mord la queue… et là on découvre l’amorçage. Et puis si j’ai des clients, je gagne de l’argent (théoriquement) donc je cherche des fonds pour ma croissance, et là les portes s’ouvrent mieux.

2. AVOIR DEJA REUSSI
On ne prête qu’aux riches, oui, mais aussi aux “successfull”, c’est plus facile de lever des fonds quand vous avez déjà fait une levée, ou encore mieux, déjà levé et revendu votre précédente société. Bref, c’est plus facile quand on vous fait déjà confiance

3. AVOIR UNE EQUIPE
Enfonçage de porte ouverte #3, c’est plus facile de lever des fonds, quand dans votre équipe il y a une GROSSE tête d’affiche (un mec qui rentre dans le point 2 ou Madonna…)

4.AVOIR UN RESEAU
Presque ma préférée… Avoir un réseau signifie, avoir dans ses amis proches ou famille, un investisseur ou un mec qui rentre dans le point 2, ce qui vous amène à entrer dans le point 3 et donc être éligible au point 4.

5. CROIRE AUX MIRACLES
ça fait pas de mal, et si vous êtes mal barré, s’en remettre à Dieu, est une façon de garder la foi !

Coca Cola, la recette secrète et autres révélations…

Diffusé hier sur France 2, ce documentaire, partait à la recherche de la composition secrète du Coca Cola, en plein boom des Ours (qui fait l’objet d’un long métrage à la géode), c’est un coup de canif dans le rouge&blanc.

Bon, si vous avez découvert hier que boire trop de Coca, c’est pas bon, il faut vous réveiller, globalement, abuser de ces produits (mars/twix, coca, bonbons, pâtes à tartiner, etc.) c’est pas bon pour la santé. Tout est bon avec parcimonie :)

Donc dans le documentaire on découvre que le Coca contient de l’amoniaque, en quantité différente selon les pays pour respecter les normes locales… que l’amoniaque c’est pas bon pour la santé etc.

Donc une première partie sur le risque pour la santé, le sucre, l’amoniaque et tout le toutim.

Une seconde partie, dédiée à la production du Coca et là c’est “Nike 80’s relaoaded”, pas d’enfants au travail mais un saccage des ressources naturelles, et un gros impact sur les populations locales (sur consommation de sodas, coupure d’eaux courantes etc.). Hallucinant, des gens obligés de boire de l’eau de pluie impropre à la consommation quand l’usine Coca a trop tapé dans les réserves…

Bon, on sait que les marques qui fabriquent dans les pays sous développés ont une éthique toute particulière la plupart du temps, ou une éthique tardive pour certains dans le meilleur de cas, mais la mise en exergue de ces pratiques, chez Coca Cola au Mexique, chez Apple / Foxconn, et la liste est longue, ça crée un drôle de rapport à la marque. Comment “aimer” une marque qui pour exister détruit, saccage, manque de respect et parfois tue, ça donne pas envie d’avoir un iPhone ou de boire un “coke”, quand on sait le chemin “sanguinaire” (oui j’exagère pour la métaphore) qu’il doit accomplir pour parvenir au consommateur. En 2013, on espérait que les grandes entreprises auraient fait de progrès… en tout cas ça fait causer sur twitter !

Le docu est à (re)voir sur Pluzz

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