Avec l’arrivée de Klout, la blogosphère-twittersphère facebookienne est en ébulition, un nouvel outil de mesure de l’influence est sorti !
Des outils de calcul d’influence, tout le monde en propose, un PageRank, un TrendyRank, un “how much does your blog worth (HMDYBW)”, un “how big is your epenis“. Klout, vient enfoncer le clou(te) (ahahahaha, j’aurais dû bosser au Canard Enchaîné) et pourtant…
A l’époque déjà, le HMDYBW, faisait bien rire, les blogueurs arborant fièrement dans leur sidebar “mon blog vaut 30000000€”, dont personne n’a jamais vu la couleur, puisqu’un blog, ça se revent, mal ou pas, surtout quand c’est l’auteur que l’on suit.
Alors comment connaître l’influence réelle d’un blog/twitter/facebook. On ne le connait pas, on part sur des statistiques, des extrapolations, on calcul la progation du message, l’influence sur le référencement etc.
Que vaut réellement un blog qui a 300 000 visiteurs uniques ? Car il n’a pas une communauté de 300 000 personnes, il y a une part de communauté (jusqu’à 50% pour certains blogs), le reste, c’est du référencement, des gens qui arrivent par google, prennent ce qu’ils ont à prendre et ne reviennent plus jamais. Donc un nouvel article posté, ne fait pas 300 000 vues, il fait le nombre de vues de la réelle communauté, et il fera la suite, sur une longue traîne, sur des semaines, des mois, voir des années. Alors combien de gens touche-t-on ? Autant qu’il y a d’abonnés RSS ? Autant qu’il a de fans ? autant qu’il y a de Followers ? Un petit peu de chaque sûrement mais là aussi en fonction de l’influenceur.
Un curateur qui republie des liens, quelle influence réelle a-t-il puisqu’il ne produit quasiment pas de contenus propres ?
Un site qui réalise des tops 10 qui du coup se trouvent obsolètes rapidement ?
Et un blog qui parle d’automobile ?
S’il y a bien une notion floue dans l’influence, c’est bien d’arriver à déterminer le réel pouvoir des influenceurs. Car les vrais influenceurs par secteur on les connait, de savoir que Korben ou MRY fait plus de trafic que moi je n’ai pas besoin de Klout, de savoir qui de Mashable ou de Techcrunch (France) fait le plus de trafic, je m’en fous, si je suis une marque je veux passer sur les deux, ils sont incontournables.
Alors on paye quoi pour quoi ? Bah figurez-vous, ma bonne dame, que c’est comme pour tout, on paye ce qu’on estime valoir la présence chez ces influenceurs et surtout combien eux estiment valoir par rapport au nombre de sollicitations qu’ils reçoivent. Car finalement ce sont les marques qui, par l’argent qu’elles sont prêtes à dépenser pour figurer sur tel ou tel support, en crée la valeur. Et surtout pour l’idée du retour qu’ils en ont.
Ce qu’on a souvent dit à des clients, c’est que communiquer avec des influenceurs, c’est un “package”. C’est quelqu’un qui va mettre en avant le service auprès d’une communauté ciblée, c’est des bénéfices en ref nat, c’est un lien qui ajoute au PR, c’est de la visbilité par extension sur Twitter et Facebook. Le résultat obtenu, fait que ça vaut le coup d’utiliser des influenceurs dans sa communication, mais si on pense acheter “300 000″ clics, on se trompe largement.
Cas inverse, un blog bien référencé qui dit du mal d’une marque, et donc qui remonte dans les premiers résultats, peut faire de sacré dégâtS, car là ce n’est pas la communauté du blogueur dont il s’agit, mais bien d’un potentiel client (donc la communauté de la marque) qui ne transformera jamais s’il lit trop de mal sur la marque. Du coup l’influenceur, va influencer des millions de gens sur des années, avec une crédibilité (théoriquement) total car le blogueur est légitime sur son sujet dont il est censé être un expert.
Alors si l’influence, se calculait au réel pouvoir de nuisance ?
INFLUENCERS FULL VERSION (FR) from R+I creative on Vimeo.