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Nabila vs De Groodt : 140 de QI vs 140 caractères

A enfin, depuis le temps que je rêvais de parler de Nabila… Nabilabila, on ne la présente plus, puisqu’elle est l’auteure patenté du célèbre “Allo Quoi”, si tu ne sais pas de quoi je parle, il faut que tu partes vite vite vite de ce blog on n’a rien à se dire :)

Nabila donc… était invitée du Supplément de Canal + et elle s’est plutôt bien tirée de l’interview qui lui était dédiée, et puis est arrivé Stephane De Groodt, humoriste, plume, joueur de mots, et là, chasser le surnaturel il revient au galop… voici la vidéo ici, on en reparle juste après.

En fait j’en parle ici pour deux raisons, la première, c’est cette rencontre surnaturelle, et l’incompréhension de la jeune femme. Il faut dire qu’il faut le suivre le De Groodt et tout comprendre, je suis sûr que même ceux qui rient à ces blagues en ratent un certain pourcentage. C’est donc un choque des cultures, un choc des titans même ! En le regardant je me suis dit : quand Desproges rencontre Twitter…

Desproges ou Devos, des mecs qui utilisent des mots avec plus de syllabes que Twitter peut en contenir quoi…

Cette génération qui parle en 140 caractères qui lole, qui “allote”, vient de prendre de plein fouet le Grevisse, le Larousse, et l’Universalis d’un coup, autant dire que ça rentre pas, et que ça se RT pas :) Il faut bien un traducteur pour ça !

La seconde raison pour le choc  de référencement aussi car maintenant Mr De Groodt est indissociable de la belle… comme le montre google

nabila

 

Et pour finir dans le thème, j’ai failli appeler cet article  “140 de QI vs 90D” mais je ne suis pas sûr de mes chiffres…

bon aller, je vais me refaire la chronique de Groodt, pas vous ?

La Tumblr Culture

Il fallait mettre un nom dessus. Quand je cause avec les gens, je ne sais jamais comment résumer ce tas de merde qu’est parfois l’internet tous ces trucs sans intérêt qui font le buzz. Alors je l’ai appelé la Tumblr Culture. ça se trouve je l’ai lu ailleurs, mais c’est mon blog, je fais ce que je veux :)

La Tumblr Culture, c’est quoi ? C’est 2 choses, le contenu et sa consommation.
Qu’est-ce qu’on trouve sur Tumblr en grande majorité : du cul et des animaux, si possible pas ensemble.

Tumblr c’est le paradis de l’érotisme accessible, du gif animé tiré des films, des mêmes, des photos de paysages qu’on a déjà vu neuf milliard de fois, de regroupement de photos salaces, de vieilles vidéos, de nouvelles aussi. ça c’est pour le contenu, mais ce n’est pas propre à Tumblr, c’est pareil sur Youtube, je dirais, c’est communs aux médias et plus particulièrement aux médias sociaux.

Tumblr, c’est de la consommation de masse. Peu de sources, peu de respect des copyrights, c’est un peu le téléphone arabe de l’internet, un contenu démarre quelque part, avec une légende, un copyright et une fois qu’il est essoré par la Tumblr Machine, il a un autre sens et perdu toute paternité. Là aussi, c’est propre aux médias sociaux de façon plus globale. Mais Tumblr est un accélérateur puissant, la viralité y est forte, car Tumblr c’est surtout public, alors pour avoir un Tumblr fréquenté, il faut poster, tout, le plus possible.

Tumblr est une grande essoreuse, les contenus y sont consommés et partagés encore plus vite que sur Facebook, on les regarde, on les partage et on les oublie. Comme les powerpoint qu’on recevaient y’a 10 ans, bourrés d’images à la con, mais là c’est des millions chaque jour.

Là aussi, c’est propre aux médias sociaux, 9gag, Facebook, les photos y sont le média le plus partagé, facile à comprendre, rapide à comprendre, rapide à partager à oublier.

Alors pour désigner toute cette culture porno-lolcats de masse à partager-oublier, je parle souvent de Tumblr Culture, qui sera peut-être la prochaine révolution des médias sociaux.

Règles et usages des médias sociaux

En quelques années les médias sociaux dont devenus des médias à part entière, source et émetteur d’informations, ils ont crée de nouveaux usages et de nouveaux comportements, alors au bout de quelques années, quelques points essentiels :

1. Cats, Babies and puppies are your ennemy.
Pas facile de faire le buzz quand on est une marque, il y a tant de concurrence, les concurrents directs, les autres marques qui veulent leur temps de cerveau disponible, les vidéos amateurs, les “cuties” (ceux qui sont mignons) qui envahissent le paysage internet à coup de poils, gamelle et couches culottes. Alors pas facile de tirer son épingle du jeu, il faut donc oser et innover pour exister.

2. Best Practices does not make best cases
On a compris des trucs, des kilos de trucs, et surtout un : sur les médias sociaux, on ne copie pas. C’est le premier qui dégaine et qui y met les moyens qui gagne. Si c’est pour délivrer une mauvaise copie d’un jeu ou d’une vidéo qui a bien marché, c’est pas la peine de se lancer.

3. Money Money MoneyDifficile de trouver son ROI et pourtant… Twitter, Facebook Instagram sont générateurs de notoriété, fidélisation donc d’une façon ou d’une autre on doit pouvoir y retrouver ses petits, malgré tout ce qu’on a dit sur le ROI :)
BIS. Communique ça coute de l’argent, une opération ça se réfléchit, ça s’orchestre, ça se renforce de pub, ça nécessite parfois une appli etc. Donc c’est pas gratuit

4. Don’t think free, exepect free
Faire des opérations, ça coûte de l’argent, la home de Youtube n’est pas gratuite, acheter des fans, communiquer sur 100% de sa base fan, ça coûte de l’argent. Mais si votre coeur de cible est bien touché, alors vous pouvez dépasser vos éspérances, grâce à une viralité qui vous permettra de toucher 1000 personnes pour une achetée. Si votre opération tient déjà sa promesse de recrutement liée à un budget pub, c’est déjà bien, le gratuit, c’est le bonus, le viral, le jackpot. (et comme tout gros lot, il arrive une fois sur mille)

5. Feel the buzz
Les marques surfent sur les buzzs, de plus en plus vite, avec de plus en plus de compréhension de ses codes, finis les lipdub foirés qui arrivent un an après la vague, les marques parodient les buzzs (comme le “allo de Nabila”), font leur harlem shake dans la semaine où le buzz démarrre, bref, les marques savent maintenant sentir les vagues et surfer dessus, mais parfois elles se vautrent.

6. Sometimes you hit the bar, sometimes the bar hits you
Parfois on fait le buzz, parfois on fait un flop, de temps en temps un badbuzz, ça fait partie des nouveaux cycles de cette communication “sociale”, il faut accepter la réussite, les échecs et les attaques et savoir y répondre.

La (mauvaise) blague Carambar

Le buzz à tout prix, c’est un peu la stratégie de Fred et Farid pour Carambar. A tout prix mais pas à n’importe quel prix rassurez-vous ! Pour remettre le Carambar au centre des discussions, l’agence a eu une idée : toucher à la sacro sainte blague Carambar. Et ça a marché à en voir les chiffres.

Bon pour ceux qui étaient en vacances en Suisse pour transférer leur argent vers Singapour, je résume l’histoire. Carambar a annoncé qu’à la place des blagues qu’on trouve sur les emballages, se trouveraient désormais des jeux éducatifs, oui un peu comme dans les apéricubes…

Forcément les réseaux sociaux s’enflamment, on n’avait déjà perdu remplacé gros quick par un lapin, malabar par un chat, alors toucher aux blagues carambar c’est un peu la fin des haricots, un erreur, une hérésie, qui forcément fait causer.

Moi ça me gène. Oui, ce buzz est ingénieux car les retombées en discussion, en médias, en attention sont énormes. Mais la méthode est “bizarre”. Car pour recréer de l’attention sur le bonbon, le fake qui a été crée, est un mensonge. Alors oui le principe d’un fake, c’est de mentir, faire croire qu’on va creuser un tunnel sous l’atlantique par exemple. Mais ça c’est drôle car presque absurde. Remplacer les blagues, par de l’éducatif c’est plausible. Con, mais plausible. Con comme remplacer malabar par un chat… On avait soupçonné GAP d’une manipulation de ce type en changeant son logo, remplacer une institution par un truc pourri. Tiens, la méthode est la même.  Pour reprendre la phrase d’un collègue “Et pourquoi pas faire croire qu’Alizée est morte pour booster ses ventes qui ne décollent pas”. Oui on est en effet dans ce genre là, on n’est dans la manipulation médiatique plus que le buzz. La frontière est super mince, je vous l’accorde. Le fake rend plausible un truc absurde, c’est le principe de la mécanique du truc, mais quand on ment sur son évolution produit pour générer de l’intérêt, est-ce encore un fake ?

ça me démange, alors je me gratte, ils auraient pu proposer un LOLcat dans les Carambar, là j’aurais applaudi !

lolcarambar