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Posts in ‘Communauté Analyse’

Comment bien rédiger une newsletter pour sa communauté ?

Mar 14

Une newsletter c’est un rendez-vous, un “quoi de neuf ?”. Dans un site communautaire, ce n’est pas un e-mail promo, ce n’est pas une offre spéciale, ce n’est pas un mailing partenaire. Je sais que c’est un démarche intellectuelle discutable de définir quelque chose par ce qu’il n’est pas. Mais la newsletter communautaire n’a rien à voir avec une newsletter d’un site e-commerce.

Un bon titre : dans le e-commerce on cherche des titres accrocheurs du genre ” méga super promo qui tue sur le truc dont vous avez toujours rêvé” ou “c’est la fête des prix cette semaine” etc. Un titre pour une newsletter communautaire c’est d’abord déclarer la nature du mail et sa référence : “Newsletter Monsite.com, Avril 2008″. Votre communauté est en attente de ce rendez-vous, elle ne souhaite pas que vous lui vendiez un truc, elle souhaite distinguer justement ce mail qu’elle attend des autre merdes offres qui arrivent par lot de 50 par jour dans leur boite.

Le contenu : la newsletter doit répondre à une question : Quoi de neuf ? A vous de définir les sujets que vous voulez aborder (trucs et astuces, nouvelles fonctions, évolutions du site, mise en avant de membres de la communauté etc.). Tous les sujets sont bons. Votre communauté attend de vous de l’information et de la transparence, la newsletter est l’occasion de répondre à cette attente.

Edito ou pas édito : bonne question, c’est un exercice de style, pas forcément évident, souvent redondant et trop “commerciale” : “ce mois-ci nous avons concocté pour vous un coktail explosif de vos trucs préférés blablabla”. Du coup on se retrouve à annoncer le sommaire de la newsletter dans un édito. C’est à dire expliquer en 5 ou 10 lignes (2minutes de lecture) le contenus de votre newsletter qu’un internaute va scanner (et non lire) en 30 secondes… mwais… du coup j’aurais tendance à avoir envie de supprimer cet édito qui sous le prétexte de faire de la personnalisation et tisser des liens avec la communauté s’apparente le plus souvent à un blabla inintéressant…

Règles et langages des communauté

Mar 12

Du morse au chat, le langage SMS, les abréviations (WOW pour world of warcraft), le vocabulaire spécifique est une des particularités des communautés.

Les skaters “rident” dans un “spot”, les chatteurs ont leurs codes également (lol, asv, ptdr etc.), chaque communauté a ses abréviations, codes et mots spécifiques et il parait difficile d’animer une communauté sans parler la même langage qu’elle.
Inutile d’en faire trop mais difficile de passerà coté sans prendre le risque d’être décrédibilisé par sa communauté, car un animateur, un “community manager”, doit avoir une légitimité et une connaissance du domaine pour pouvoir savoir ce qui plait à la communauté, pouvoir échanger avec elle, et la chouchouter :)

Un bon exemple en vidéo :

Friendster, myspace, facebook : pourquoi les étoiles sont filantes

Mar 05

carte des réseaux sociaux

Ils sont nombreux les réseaux sociaux à surfer sur la communauté, les amis des chiens, des chats, les amis des artistes, les retrouvailles des amis d’étude etc. Pourtant, aussi vite qu’ils conquièrent du terrain, les réseaux sociaux s’éteignent. Analyse de ce phénomène de l’étoile filante.

Dans le e-commerce comme dans les réseaux sociaux, le utilisateurs/clients sont volages. Si le prix, le service, le choix, la livraison, la confiance sont les critères qui déterminent le choix d’un site d’achat, un site de réseau social se bâtit sur sa capacité à répondre à un besoin donné à un instant T et surtout de sa popularité. Vous ne seriez pas sur Facebook si vous n’y retrouveriez personne. Vous n’iriez pas sur myspace si ce n’était pas une niche à talent.

Le succès tient donc en deux cléfs :
- cibler une communauté et lui offrir les outils adéquats à son expansion et son épanouissement au sein du site (le poke, la messagerie, les quizz, les jeux pour Facebook, la possibilité d’inclure de la musique, de la vidéo, de personnaliser son espace pour myspace)
- lui assurer un succès grâce à une croissance importante qui facilite les échanges au sein de la plateforme (marketing, communication, publicité etc.)

Pourquoi un site qui a plusieurs centaines de millions d’utilisateur peut se casser la gueule ?
A cause de lui même… En fait il y a plusieurs raison :
- l’incompétence à se renouveller : quand on arrive sur facebook on retrouve tous ses copains d’enfance. Puis on passe au copains de travail. Puis on fait des quizz, puis on repoke, puis on revient pour voir ses messages, puis on revient sans trop savoir pourquoi, pour voir ce qu’il s’est passé chez les autres et finalement après cet engouement addictif pour le concept, on l’écule, on se fait chier et on y passe de moins en moins de temps. Il faut donc se renouveller. Si Facebook ouvre demain des enchères, permet de vendre sa musique en ligne, permet de créer son blog, bref de recentrer les activités disparates des internautes, en son sein, il peut les rendre captif et se renouvelle et leur donne une nouvelle raison de venir. Il faudra par la suite innover et en trouver d’autres…

- la concurrence : myspace est un très bon concept et repose sur une réalisation qui ferait honte à plein d’entreprenautes. Il est difficile de customiser sa page (atout majeur du site pourtant…), l’ergonomie est très relative, c’est compliquer, on ne comprend rien et jusqu’à il y a peut, pour supprimer sa page il fallait le marquer dans l’en tête de sa page… Du coup myspace se fait grignoter par Virb, très bien pensé, et par d’autres sites qui prennent des parts de marché. Donc à moins d’évoluer en permanence pour maintenir son produit au top, le réseau meurt.

- Victime de son succès : cette théorie développé par Cory Doctorow imagine que si vous retrouvez sur votre réseau social préféré des gens que vous arrivez à éviter astucieusement dans la vraie vie, et que ces gens tentent de vous ajouter comme amis, vous aller fuire. Que si votre patron vous envoie une “friend request”, difficile de refuser, difficile aussi de laisser des photos de vos soirées arrosées, taggués par des amis dans des dizaines de fiches. Difficile donc de contrôler son identité numérique, de ne pas froisser les sensibilités. Donc plutot que d’expliquer à votre beau frère que c’est un con, à votre patron que vous êtes amateur des clubs de strip tease, et à pleins de gens avec qui vous avez coupé les ponts que vous l’avez fait pour de bonnes raisons, vous quittez le réseau…

Le succès n’est donc jamais acquis, les clefs résident dans l’écoute de la communauté, le renouvellement et de conserver une longueur d’avance en terme de compétitivité.