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Journalisme : la crise du papier et de l’information

J’ai fait des études de journalisme, spécialisées presse écrite, donc autant dire “papier”. C’était en 2000, pleine bulle internet,  Net2One déchainait la colère de la presse en en faisant une revue par email, je trainais sur Yahoo via un abonnement AOL, c’était le vieux temps, peut-être pas bon.

2013, Frédéric Beigbeder relance Lui, en version papier. A l’heure où toutes les it girls montrent leur cul sur twitter, où les ados se trémoussent sur youtube ou snapchat… Je me dis, c’est dingue. Dingue de proposer du sexy (et du fond) en version papier à l’heure de YouPorn. C’est comme retourner au cathodique alors qu’arrive la 4K pour y diffuser les Mystères de l’Ouest. J’aime le vintage mais là… Je me suis demandé, comment, pourquoi, hors la crise d’égo on pouvait faire un tel pari. Le cul est accessible gratuitement par milliards d’heures, donc ce n’est pas un magazine masturbatoire. Le sexy est sur toutes les plateformes photos, et par milliard aussi sur Instagram. Alors à quoi bon déshabiller tel ou telle actrice quand Nabilla et ses copines font déjà preuve de peu de pudeur sur le net. A rien. Enfin, à pas grand chose. Le sexy de Lui n’est donc pas son produit de fond, peut-être à peine son produit d’appel, c’est donc quoi ? Une version plus dénudée de GQ ? Et surtout pourquoi en avoir fait un magazine PAPIER ?!

Puis Lagardère fait ses annonces, 10 magazines sont à vendre. Aïe pour la presse, ouch pour les copains qui y sont. Libé perd de l’argent et la rédaction veut la tête de Demorand.

Retour en arrière. France Soir, si je me souviens bien de mes cours, c’est un journal qui n’a jamais vraiment gagner d’argent, et qui a fini par en perdre tellement qu’il en est mort, plusieurs fois même.

Alors la presse écrite est-elle morte ? Non. Le journalisme ? Non. L’information ? Non. Si Twitter remplace parfois (souvent) les dépêches AFP, l’information, son traitement et sa diffusion restent à mon sens le travail de professionnels. Les blogs ? mwais, ils concurrencent la presse magazine, certes, mais comme toutes les autres sources d’information sur le net ou en télé et radio. L’information chaude n’est plus un business. Pourquoi attendre 48h ou 25 jours le test de la dernière Renault, la critique du dernier Spielberg, quand on peut l’avoir en 3 minutes ou moins en 4G. Les gens n’attendent pas une semaine pour voir la suite d’une série, ils la piratent sur internet ou la voient sur Canal Plus qui diffuse maintenant le lendemain de la diff US.
Ce n’est pas le journalisme, ou la presse ou l’information, c’est le temps. Il s’est raccourci. On peut acheter depuis son smartphone, même plus besoin d’attendre de rentrer à la maison ou au bureau pour se connecter à Amazon, on peut acheter en attendant à la boulangerie. On peut avoir les dernières news en allant pisser, et tout savoir sur un seul trajet d’ascenseur.

Alors le papier, le temps d’impression, le temps de choisir un sujet, de faire une conférence de rédaction, de récolter l’information, de la compiler, de la mettre en page, de l’envoyer à l’imprimeur et de la faire distribuer, ce sont des années lumières en temps internet.

Place à l’information froide ? Les newsmagazines sont en crise, l’Express, Le Point voient leur vente chuter et racolent de plus en plus pour rattraper les centaines de milliers de tirages en moins qu’ils connaissent actuellement. Problème de sujets ? De cible ? Qui achète l’Express ? Qui le lit en ligne ?  Le numérique change à nouveau la donne, le papier est le fer de lance, mais les consultations des médias en ligne sont astronomiques, et les tirages papiers se réduisent et coûtent énormément.

Les rédactions en ligne sont elles profitables ? Je ne sais pas. Elles continuent d’exister, Slate, Vice, Rue89, et les versions numériques des grands journaux sont bien présentes en lignes. Est-ce qu’elles gagnent de l’argent, oui. Suffisamment, je ne sais pas.

Les chaines de télé ont l’air de s’en sortir même BFM Tv, donc le modèle de la rédaction et son architecture, coûteuse en salaire, semble encore valide.

Alors c’est quoi le problème ? Le papier et les NMPP ? Faut-il se faire à l’idée que comme la pellicule photo, le CD/K7, le papier va bientôt laisser la place au “tout numérique” ?  On n’attend plus de voir apparaître une photo après en avoir fait 24 ou 36, on n’attend plus d’avoir accéléré la bande pour passer à la musique suivante, on n’attend plus que l’information soit imprimée pour la lire. Faut-il se faire à l’idée que c’est ainsi que le monde évolue, point ?

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J’ai plus d’amis que de fans, bien démarrer sur Facebook

Je conseille différentes marques, connues, peu connues, très très connues. Il m’arrive souvent d’avoir en “amis” facebook mes clients. Et j’ai parfois fait un constat intéressant, mon client, comprenez mon interlocuteur, avait plus d’amis qu’il ne comptait de fans sur la page dédiée à sa marque. Alors oui, je sais c’est le taux d’engagement qui compte, c’est à dire les gens qui interagissent avec votre page,la qualité prime sur la quantité, mais là on parle bien de quantité !

Vous allez me dire, que c’est normal, que tous les amis de mon interlocuteur ne sont pas forcément intéressé par sa vie professionnelle. C’est vrai. Je vous dirai même, que si 10% de ses amis sont fans de son activité professionnelle c’est déjà énorme.
On a des amis qui s’intéresse à notre vie, la vraie, celle avec une famille, des vacances, des enfants, des loisirs. On a des fans qui s’intéressent au produit ou au service qu’on propose. Deux communautés différents qui souhaitent obtenir des informations différentes.

Mais si vous êtes capable d’avoir 200 amis ou 1000 amis intéressés (ou soit disant intéressés) par votre vie, vous devriez pouvoir fédérer au moins autant de fans sur l’ensemble de la population française ( ou mondiale !).

Si ce n’est pas le cas, il y a deux possibilités, soit votre produit/service n’intéresse personne et dans ce cas, il faut le remettre en question, soit votre communication et votre acquisition de fans n’est pas bonne. Et dans ce second cas, il faut agir ! Vous n’avez pas forcément besoin d’une agence, de millions d’euros, ni même d’un consultant, le web fourmille de bons conseils pour avoir les bonnes bases et vous débrouiller par vous même. Et si vous ne savez pas par où commencer, une agence ou un consultant vous aideront à démarrer, ou même vous accompagner dans la durée.

Voici donc pour commencer quelques articles qui reprennent les bases :

http://www.b2w.fr/1103-20-conseils-pour-votre-page-facebook-dentreprise.html
http://dianebourque.com/2010/07/12/10-conseils-pour-creer-une-page-facebook-pour-votre-entreprise/
http://blog.pikock.com/conseils-pour-animer-votre-page-facebook.html
Pour aller plus loin : http://www.emarketinglicious.fr/social-media/9-conseils-optimiser-page-facebook-graph-search

La Tumblr Culture

Il fallait mettre un nom dessus. Quand je cause avec les gens, je ne sais jamais comment résumer ce tas de merde qu’est parfois l’internet tous ces trucs sans intérêt qui font le buzz. Alors je l’ai appelé la Tumblr Culture. ça se trouve je l’ai lu ailleurs, mais c’est mon blog, je fais ce que je veux :)

La Tumblr Culture, c’est quoi ? C’est 2 choses, le contenu et sa consommation.
Qu’est-ce qu’on trouve sur Tumblr en grande majorité : du cul et des animaux, si possible pas ensemble.

Tumblr c’est le paradis de l’érotisme accessible, du gif animé tiré des films, des mêmes, des photos de paysages qu’on a déjà vu neuf milliard de fois, de regroupement de photos salaces, de vieilles vidéos, de nouvelles aussi. ça c’est pour le contenu, mais ce n’est pas propre à Tumblr, c’est pareil sur Youtube, je dirais, c’est communs aux médias et plus particulièrement aux médias sociaux.

Tumblr, c’est de la consommation de masse. Peu de sources, peu de respect des copyrights, c’est un peu le téléphone arabe de l’internet, un contenu démarre quelque part, avec une légende, un copyright et une fois qu’il est essoré par la Tumblr Machine, il a un autre sens et perdu toute paternité. Là aussi, c’est propre aux médias sociaux de façon plus globale. Mais Tumblr est un accélérateur puissant, la viralité y est forte, car Tumblr c’est surtout public, alors pour avoir un Tumblr fréquenté, il faut poster, tout, le plus possible.

Tumblr est une grande essoreuse, les contenus y sont consommés et partagés encore plus vite que sur Facebook, on les regarde, on les partage et on les oublie. Comme les powerpoint qu’on recevaient y’a 10 ans, bourrés d’images à la con, mais là c’est des millions chaque jour.

Là aussi, c’est propre aux médias sociaux, 9gag, Facebook, les photos y sont le média le plus partagé, facile à comprendre, rapide à comprendre, rapide à partager à oublier.

Alors pour désigner toute cette culture porno-lolcats de masse à partager-oublier, je parle souvent de Tumblr Culture, qui sera peut-être la prochaine révolution des médias sociaux.

Règles et usages des médias sociaux

En quelques années les médias sociaux dont devenus des médias à part entière, source et émetteur d’informations, ils ont crée de nouveaux usages et de nouveaux comportements, alors au bout de quelques années, quelques points essentiels :

1. Cats, Babies and puppies are your ennemy.
Pas facile de faire le buzz quand on est une marque, il y a tant de concurrence, les concurrents directs, les autres marques qui veulent leur temps de cerveau disponible, les vidéos amateurs, les “cuties” (ceux qui sont mignons) qui envahissent le paysage internet à coup de poils, gamelle et couches culottes. Alors pas facile de tirer son épingle du jeu, il faut donc oser et innover pour exister.

2. Best Practices does not make best cases
On a compris des trucs, des kilos de trucs, et surtout un : sur les médias sociaux, on ne copie pas. C’est le premier qui dégaine et qui y met les moyens qui gagne. Si c’est pour délivrer une mauvaise copie d’un jeu ou d’une vidéo qui a bien marché, c’est pas la peine de se lancer.

3. Money Money MoneyDifficile de trouver son ROI et pourtant… Twitter, Facebook Instagram sont générateurs de notoriété, fidélisation donc d’une façon ou d’une autre on doit pouvoir y retrouver ses petits, malgré tout ce qu’on a dit sur le ROI :)
BIS. Communique ça coute de l’argent, une opération ça se réfléchit, ça s’orchestre, ça se renforce de pub, ça nécessite parfois une appli etc. Donc c’est pas gratuit

4. Don’t think free, exepect free
Faire des opérations, ça coûte de l’argent, la home de Youtube n’est pas gratuite, acheter des fans, communiquer sur 100% de sa base fan, ça coûte de l’argent. Mais si votre coeur de cible est bien touché, alors vous pouvez dépasser vos éspérances, grâce à une viralité qui vous permettra de toucher 1000 personnes pour une achetée. Si votre opération tient déjà sa promesse de recrutement liée à un budget pub, c’est déjà bien, le gratuit, c’est le bonus, le viral, le jackpot. (et comme tout gros lot, il arrive une fois sur mille)

5. Feel the buzz
Les marques surfent sur les buzzs, de plus en plus vite, avec de plus en plus de compréhension de ses codes, finis les lipdub foirés qui arrivent un an après la vague, les marques parodient les buzzs (comme le “allo de Nabila”), font leur harlem shake dans la semaine où le buzz démarrre, bref, les marques savent maintenant sentir les vagues et surfer dessus, mais parfois elles se vautrent.

6. Sometimes you hit the bar, sometimes the bar hits you
Parfois on fait le buzz, parfois on fait un flop, de temps en temps un badbuzz, ça fait partie des nouveaux cycles de cette communication “sociale”, il faut accepter la réussite, les échecs et les attaques et savoir y répondre.

La (mauvaise) blague Carambar

Le buzz à tout prix, c’est un peu la stratégie de Fred et Farid pour Carambar. A tout prix mais pas à n’importe quel prix rassurez-vous ! Pour remettre le Carambar au centre des discussions, l’agence a eu une idée : toucher à la sacro sainte blague Carambar. Et ça a marché à en voir les chiffres.

Bon pour ceux qui étaient en vacances en Suisse pour transférer leur argent vers Singapour, je résume l’histoire. Carambar a annoncé qu’à la place des blagues qu’on trouve sur les emballages, se trouveraient désormais des jeux éducatifs, oui un peu comme dans les apéricubes…

Forcément les réseaux sociaux s’enflamment, on n’avait déjà perdu remplacé gros quick par un lapin, malabar par un chat, alors toucher aux blagues carambar c’est un peu la fin des haricots, un erreur, une hérésie, qui forcément fait causer.

Moi ça me gène. Oui, ce buzz est ingénieux car les retombées en discussion, en médias, en attention sont énormes. Mais la méthode est “bizarre”. Car pour recréer de l’attention sur le bonbon, le fake qui a été crée, est un mensonge. Alors oui le principe d’un fake, c’est de mentir, faire croire qu’on va creuser un tunnel sous l’atlantique par exemple. Mais ça c’est drôle car presque absurde. Remplacer les blagues, par de l’éducatif c’est plausible. Con, mais plausible. Con comme remplacer malabar par un chat… On avait soupçonné GAP d’une manipulation de ce type en changeant son logo, remplacer une institution par un truc pourri. Tiens, la méthode est la même.  Pour reprendre la phrase d’un collègue “Et pourquoi pas faire croire qu’Alizée est morte pour booster ses ventes qui ne décollent pas”. Oui on est en effet dans ce genre là, on n’est dans la manipulation médiatique plus que le buzz. La frontière est super mince, je vous l’accorde. Le fake rend plausible un truc absurde, c’est le principe de la mécanique du truc, mais quand on ment sur son évolution produit pour générer de l’intérêt, est-ce encore un fake ?

ça me démange, alors je me gratte, ils auraient pu proposer un LOLcat dans les Carambar, là j’aurais applaudi !

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Question de marque : que dois-je faire sur les médias sociaux ?

La question est souvent posée par les clients, et en fonction de leur taille, la réponse peut-être différente. Cette question, on me l’a posée ce matin “que répondre aux marques qui se demandent si elles doivent aller sur les médias sociaux”. D’y aller, et en fonction de leurs ressources, de leur souplesse, d’adapter l’engagement et le discours.

Pour les petits budgets, il faut voir le but de cette présence. Quand on prend le fameux Camion Qui Fume, food truck parisien et ses presque 15000 abonnées, le but de notoriété et donc de finalité de business direct est évident. Et pour eux la réponse s’articule autour du service client, de leur localisation (qui bouge) et surtout de donner l’envie. On est dans la gourmandise, presque compulsive, les réseaux sociaux doivent leur apporter notoriété et envie de consommer et depuis quelques mois, la préférence, puisque la concurrence commence à faire rage. C’est un levier, qui est relativement gratuit, mais qui peut être long dans sa mise en place, mais qui au final permet un contact permanent avec le client et les avantages que cela induit.

Pour les budgets supérieurs, se pose toujours la question du but, et donc de l’utilité, les médias sociaux sont un levier, dan un panel de levier, il faut savoir les gérer, être disponible, surfer au bon moment de la bonne façon sur les tendances, et ce n’est pas évident pour tout le monde. Et “un bad buzz est vite arrivé”, qu’il faut mesurer les conséquences de sa présence, les anticiper. Parfois y être et communiquer, est déjà une anticipation car on s’assure le soutien d’une communauté.

Et quand on est une (très) grande marque ? On est obligé d’y être. La stature de la marque, l’impose car ne pas y être, c’est être ringard, comme ne pas avoir de site webil y a quelques années. Les gens ont ce réflexe, de rechercher le site et désormais la page Facebook, (et un compte Twitter ou instagram) de leurs marques préférées. Même l’application mobile !
Combient de fois j’ai entendu “ils n’ont même pas de site internet”, “ils n’ont pas de page Facebook”, ou encore “ils n’ont même pas d’application mobile”. Les consommateurs sont en attente de ses points de contacts avec les marques qu’ils aiment. (qu’elle soient locales ou internationales d’ailleurs).
Et du coup combien de fois j’ai entendu depuis 2-3 ans : “Arf, leur site est en flash, je ne peux pas y aller”. Les gens ne blâment pas Apple de ne pas lire le flash, ils reprochent à la marque de ne pas être dans les codes attendus. Ce n’est pas à l’iPhone de lire le flash, c’est aux marques de proposer un site lisible sur un support mobile.
Les consommateurs attendent la présence des marque pour les suivre leur actualité produit, les aimer, (de façon déclarative, mais aussi pour montrer à leur amis qu’ils aiment cette marque et s’en attribuer indirectement une forme de prestige), pour avoir un interlocuteur, les raisons sont multiples. La marque doit donc offrir ce point de contact, mais ce n’est pas qu’un simple point de contact. Car aller sur les médias sociaux, c’est en accepter les règles et les exigences que cela crée comme répondre aux internautes, créer du contenu (pour avoir quelque chose à raconter, et si possible qui se partage) pour servir des buts comme créer de l’engagement et de la préférence pour une seule visée : le business.

Petite, moyenne ou grande marque, il y a un process identique de conception stratégique de la présence :

Savoir qui je suis ?
Quelle est mon ADN ?
Quels sont mes codes ? (et dois-je m’en éloigner/les abandonner)
Pourquoi les gens m’aiment ?
Que puis-je offrire à mes fans/consommateurs sur les réseaux sociaux ?
Sous quelle identité ?
Dans quel but ? (branding, in-store traffic, recrutement, animation de base, collecte…)Quel dimension cela prend-il ? (quels sont mes métrics de succès et de quel ordre sont-ils ?)
Quelle stratégie déployer pour les atteindre ?

On m’a aussi souvent posé une question “mais est-ce fait pour moi ?” Et je répondais par l’exemple de la marque Grohe, (fabricant de robinetterie) et leur opération “Reason To Shower”, une opération en deux volets : d’abord la recherche d’ambassadeurs de marque qui ont reçu gratuitement le dernier pommeau “rain shower” et du coup ont posté leur installation et leur joie de le recevoir (prix magasin 129€ quand même), deuxième volet : poster des photos de “raisons de se doucher”, et là festival d’hommes rentrant du rubgy plein de boue, de bébés après déjeuner ayant le visage couvert de bouillie, chiens mouillés et sales, bref du contenu à fort potentiel de partage et visuellement fort. Alors si Grohe l’a fait, avec un produit comme celui là, “tout le monde peut le faire” et trouver dans son ADN, une stratégie qui leur permettra de déployer un opérationnel sur la durée.

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oui j’ai participé :)

L’expérience Pebble Watch

J’ai reçu ma Pebble Watch, dont la cote explose par ailleurs sur ebay entre 200€ et 300€. L’occasion de faire le point sur cette expérience de shopping sur Kickstarter et la création d’un produit.

La Pebble Watch (si vous avez cliqué sur le lien ci dessus) c’est le succès de l’année, le tsunami du crowdfunding, tout le monde en voulait une. L’expérience commence en avril 2012, avec la pré-commande de cette montre qui doit communiquer avec le smartphone. Coût 100$ pour les premiers acheteurs. Un concept cool et plein de promesse, puis arrive la réalité.

La première réalité c’est qu’elle n’arrive pas en septembre comme promis. Ni pour Noël, non elle arrive courant février 2013, soit un retard de 6 mois, dur à comprendre pour un consommateur. Du coup ça s’excite pas mal sur le net, mais l’équipe montre bien qu’elle bosse à la sortie du produit, ce qui au moins rassure sur le fait qu’ils ne nous ont pas arnaqué.

Avril 2012, fin février 2013, plus long que pour faire un bébé. Et ma métaphore (car oui, je fais des métaphores) démarre là. En effet, quand tu attends un enfant, tu sais que ça va prendre 9 mois, et à priori pas un de plus. Tu sais que quand il va naître, il va t’empêcher de dormir, qu’il ne parle pas, ne marche, et qu’il va passer le plus clair de son temps à dormir, pleurer, bouffer et chier. Et généralement tu n’es pas déçu. Et quand il arrive, le plus souvent “c’est le plus beau bébé du monde”.

Mon bébé est arrivé par la poste hier matin. “ça fera 25€ pour les taxe”. Pardon ? Oui j’ai payé des taxes. J’ai attendu quasiment une année depuis ma commande, j’ai payé 99$ le produit puis 15$ pour les frais de port et là je paye 25€ de plus, pas loin d’un quart du prix du produit !!! Bon rien à foutre je raquette quelques collègues (j’avais pas un balle et si quelqu’un sait où j’ai mis mon chéquier je suis preneur de l’info), je paye le postier et j’arrache le carton postal, qui est aussi le carton d’emballage.

Donc, pas de “boite”, un carton qui sert au shipping, cheap…même chez Swatch tu as un boite, en plastique pourrie, que tu perds et que tu casses, mais une boite… Le boitier de la montre est laqué, plutôt joli mais le bracelet est moche, franchement cheap (bis), ce que mes collègues ne manquent pas de me faire remarquer au cas où leur taper 25 balles m’aurait rendu aveugle.

Pas grave, ils sont jaloux (ou pas en fait…). Je l’allume, je télécharge l’appli sur mon iphone, je synchronise le bluetooth, je la prends en photo pour faire rager mes contacts facebook et leur montrer que moi aussi j’ai l’heure maintenant. (oui j’ai oublié de le dire, ça fait genre 15 ans que je ne porte plus de montre, mais celle là me faisait envie.)

“Alors elle fait quoi ?” Et bien… elle me met les alertes de mon téléphone sur le cadran ! “Ah ouais, et tu peux appeler avec ?” “non.”  “Ah”. Oui, on ne peut pas appeler, on ne peut pas répondre aux messages, c’est un écran d’iphone déporté. Du coup c’est vrai, je suis un peu déçu, à force de l’attendre j’avais oublié ses fonctionnalités, ma super montre qui se connecte au mobile, se connecte… pour pas grand chose.

Mais je l’ai ! Donc tout de suite 2 choses prioritaires à faire : trouver un autre bracelet (done, chez n’importe quelle marque c’est “compatible”) et voir les fameuses apps qui permettent de doter la montre de fonctions (notamment l’app de running que je trouvais cool) ou la météo.
Et bien pas d’app. Je cherche et j’arrive sur le forum de Pebble et je me rends compte que quelques fonctionnalités annoncées n’existent pas vraiment (dans les grandes lignes), que le partenariat et l’app runkeeper, ne sont pas dispos (je crois même comprendre que je peux me le mettre dans la godasse pour rester poli), mais ils assurent que l’app FreeCaddie, pour les golfeurs est en cours je m’en fous j’ai pas de Golf, je m’en fous je joue pas au golf. Et puis je me suis rendu compte que l’appli de running devait utiliser le GPS de l’iphone, oui tu comprends bien comme moi, tu vas te faire chier à courir avec ta montre  ET ton iphone pour que ta montre t’affiche les mêmes infos que ton iphone…qui te les dit de toute façon dans ton casque… ça s’énerve franchement sur les forums :

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Je commence à recevoir des messages, ça vibre dans la poche, ça vibre au poignet, ça marche bien, c’est plutôt cool, ça fait un peu chier que ça vibre de partout mais bon, je le voulais. Mais quand je reçois 2 messages d’affilé (typique des utilisateurs iphone qui ont imessage) seul le dernier s’affiche (et du coup le message ne veut pas dire grand chose). Et quand je reçois des émoticones, la Pebble ne les comprends pas, ça fait des carrés.

Pour la recharge j’ai un cable USB d’un coté et propriétaire de l’autre. Relou, si je le perds, le casse, je bousille (ce que je fais de mieux) je vais me faire chier à en retrouver un, mais je comprends pour que les besoins du waterproof ils ne pouvaient pas faire un USB-Mini USB, mais relou quand même. Et si je veux la recharger dans une prise ? “Vous pouvez la brancher à n’importe quel chargeur mural”, en gros, pas de boite, pas de chargeur et un câble qui va me faire 6 mois. Cher payé.
La Pebble peut contrôler la musique sur l’iphone, ça c’est cool quand même. La Pebble a un bel écran e-ink façon kindle. Elle est la seule à être vraiment waterproof et elle m’a donné envie de recommencer à porter une montre.

Mais… coût total 115€ pour un produit qui pour l’instant ne tient pas toutes ses promesses, en tout cas celles dont je croyais me souvenir, et puis elle fait un drôle d’effet, car hier soir lors d’un diner j’ai eu le droit à un “tu te fais chier ? tu regardes sans cesse ta montre”. Pfff j’ai une Pebble moi Monsieur ! Elle donne l’heure et me donne les messages de mon tel. “Et bien je préférais quand tu regardais tout le temps ton téléphone”. Bah je crois que moi aussi…

Dernier détail, j’ai l’impression que depuis avril 2012, d’autres se sont lancés sur le créneau avec de belles promesses bien plus intéressantes (sauf le waterproof), en un an j’aurais peut-être dû économiser pour une hypothétique montre by Apple ou des Google Glasses…

Alors voilà à 115€ prix d’achat, et à 250€ prix de revente actuel sur ebay je me pose des questions :) Mais je ne vais pas la vendre, j’attends de voir le développement des apps qui vont peut-être étendre réellement son utilité, en attendant je frime, j’ai une Pebble Watch Kickstarter edition !

 

Le phénomène Harlem Shake et les marques

On le sait sur internet, un buzz pousse l’autre, celui qui fait grand bruit actuellement c’est le Harlem Shake. Parti comme une trainée de poudre, son analyse est intéressante.

Des compétitions de vidéos sur Youtube ça fait longtemps que ça existe, certaines avec plus de succès que d’autre, il y avait le fameux 2 girls one cup, dont je vous passerais les détails scatologiques, plus récemment le Cinnamon Challenge qui consistait à se filmer en train de manger de la cannelle… ce qui peut amener à faire 9 millions de vues…

 

Aujourd’hui c’est le Harlem Shake, un truc improbable, une musique d’un DJ, Bauer, et un soir 4 potes bourrés (enfin j’imagine) publient cette vidéo :

et d’un coup la machine s’emballe et comme pour le lipdub elle se codifie : une personne danse seule dans l’indifférence, avec un casque le plus souvent, puis au refrain tout le monde pète un cable. La vidéo qui a codifié le Harlem Shake ce serait celle là :

Plusieurs millions de vues pour ces vidéos (18 pour cette dernière), et un phénomène repris très très rapidement par tout le monde, et bien sûr par les marques.

Car les marques ont beaucoup progressé, abandon de leur territoire pour faire du buzz, prendre la vague quand elle démarre ou qu’elle est à son point culminant, on est loin des lipdub foireux de certains qui n’avaient pas compris le principe.Dernier exemple en date, le site vente-privee,  un jolie coup, bien fait dans les règles de l’art, bon loin des millions de vues, mais bien fait, bien pris, bien compris surtout.

Cela augure une nouvelle révolution… pas de révélation le net et les buzz ont souvent été taper dans le bas de gamme, le grotesque, la moquerie, le graveleux, c’est toujours ce qui marche sur le mass media. Mais celle de marques qui sont beaucoup plus attentives à ce qui marche, à prendre le virage, à avoir les couilles d’y aller, et surtout de comprendre comment y aller, la communication se lâche, se fait vite, sans planning, sans réelle organisation préalable sur des plannings bookés des mois à l’avance, peut-être sans boite de prod, peut-être même sans agence, pas forcément capable d’être réactive et de faire la préconisation avant que le buzz s’essouffle.

Le fond de la question c’est à quoi bon ? Est-ce que tourner dans une entreprise un Harlem Shake va augmenter mes ventes ? En fait je pense que oui. De la même façon que le hacking du compte Twitter de Burger King leur a permis de faire un bond de 30 000 followers, les marques qui vont jouer le jeu de ces buzzs vont s’attirer la sympathie et donc la préférence du public, sans compter l’augementation de leur notoriété par effet de bord, que ce soit par viralisation de leur contenu ou par le fait qu’elles vont apparaitre dans les résultats de recherche. Et qui sait, ce seront peut-être les dirigeants de ces entreprises qui finiront eux-mêmes par jouer le jeu !

Ma mère et la cagnotte Leetchi

Vous connaissez surement Leetchi, site de cadeaux communs, qui permet de créer une cagnotte à retirer ou à dépenser directement sur des sites partenaires. Vous connaissez surement moins bien ma mère. Et bien hier, les deux se sont rencontrés, non sans heurts. L’expérience utilisateurs est un bonheur, comme disait un des boss, “feedback is a gift”. “C’est nul leur service quand tu arrives sur le site, tu ne peux pas trouver la cagnotte”. C’est ainsi que l’histoire commence.

Yohou, un accouchement dans la famille, une copine de l’accouchée décide de faire une cagnotte sur Leetchi pour rassembler de l’argent pour un cadeau pour les nouveaux nés (oui au pluriel). Ma mère est au courant. Elle connait Leetchi, je l’utilise et je lui en ai parlé et vu l’économie d’engueulades et de fâcheries que permet le site, elle s’en souvient bien !

Alors ma mère va sur Leetchi pour participer à la cagnotte. Elle arrive sur la home et logiquement, elle cherche la cagnotte qui l’intéresse. Mais ce n’est pas possible. Leetchi ça marche avec des liens, tu as le lien de la cagnotte et tu verses dedans. Mais ma mère n’a pas eu le lien, diffusé sur Facebook (elle est au top mais Facebook c’est hors de ses limites sociales medias, stalker les enfants de ses amis via nos comptes quand on vient la voir lui suffit amplement). Donc elle arrive et ne trouve pas.

Elle trouve des liens pour créer une cagnotte, pour s’inscrire mais pas de recherche, de liste ou de truc pour trouver une cagnotte. Elle s’agace. Elle voit  un numéro de téléphone, elle appelle tombe sur le service client, et au bout d’un temps  trop long pour être rester sympa, son interlocuteur comprend l’histoire : elle n’a pas le lien.
Et du coup lui assène un fatal : pas de lien, pas de participation.De bonne humeur et en verve, elle lui explique pourquoi c’est idiot avec ses mots à elle, ce dont la personne au bout du fil qui l’avait un peu prise pour une attardée du clic, fini par convenir.
Ce que dit ma mère, c’est “quand tu vas aux Galeries Lafayette, tu as une liste des listes, tu trouves par la date et le nom la liste des personnes à laquelle tu veux contribuer, et tu contribues, là si t’as pas le lien, t’es foutue, c’est idiot”.

C’est vrai, c’est idiot. Maintenant de mon point de vue, c’est dommage, c’est vrai, et ce serait une vraie bonne évolution de Leetchi, mais je sais aussi ce que ça implique… Devoir avoir des solutions pour tous les boulets qui vont se gourer quelque part, afficher publiquement des cagnottes qui doivent parfois rester secrètes (donc avoir cette option et gérer à nouveau les boulets) etc. c’est surement un changement profond qui pose beaucoup de questions de scénarii clients,  de catégorisation des cagnottes, mais intéressante réflexion.

Et ma mère de finir  “j”aurais bien voulu accompagner ma contribution d’un petit mot”.

Moi je trouve que ce qui est bien dans Leetchi, c’est facile et rapide, à créer et pour contribuer, à voir si permettre plus d’options ferait perdre cette simplicité. Feedback is a gift :)

Que s’est-il passé avec les robots ?

Dans les mensonges reconnus des années 80, à part le plein emploi, on a eu les voitures volantes, mais aussi les robots. En l’an 2000 on aurait tous des robots à la maison, on est en 2013 et pour l’instant je ne vois rien que le soleil qui poudroie, et l’herbe qui verdoie. Pourtant on a fait des gros progrès dans le domaine.

Asimo, Nao, sont parmi les plus connus aujourd’hui et sont d’un niveau vraiment très élevé. Pourtant on voit depuis des lustres sur M6 les compétitions de robots (merci e=m6 !) mais pas de commercialisation de tout ça… On a le roomba, l’aspirateur autonome, le furby, le jouet énervant, des kilos de projets qui n’ont pas de suite, pourtant…

Pourtant nous avons les capacités technologiques de produire des robots, assistants, limités certes, mais bien possible. Dialoguer avec un robot comme on peut dialoguer avec Siri, ce n’est pas très compliqué. Avec les cartes arduino ou raspeberry, c’est accessible. Les tonnes de capteurs à 3 euros qu’on trouve sur le marche (lumière, suivi de ligne, force, pression, accéleromètre, température, humidité) et un peu de jus de cerveau on peut réaliser des choses très avancées.

Certes, le robot humanoïde, qui marche, monte un escalier, peut se relever, saisir un objet, est un le Graal, et les deux évoqués, sont d’un niveau étonnant. Mais avant d’en arriver là, un truc qui roule, qui comprend des ordres et peut porter ou contrôler des appareils électriques, ce serait déjà un pas, un pas qu’on pourrait faire dans tous les foyers pour un coût plus qu’abordable. Un robot qui comprendrait autant si ce n’est plus d’ordres qu’un chien dressé pour les aveugles ou les handicapés. Ces chiens ouvrent des portes, ramènent des objets, dirigent etc. Quel frein technique, mécanique empêche aujourd’hui cela ? Rien. Allumer la télé, changer de chaine, contrôler la température, les lumières, surveiller les bruits, aller d’une pièce à l’autre sans se cogner, reconnaitre même des gestes ou des gens, communiquer avec l’extérieur, pouvoir transporter des objets, faire des rappels à des heures données etc.

Ce n’est pas un mythe, mais ça n’existe pas. Pas encore.

 

On ne peut plus séparer internet et les points de ventes

Alors que le monde s’est dématérialisé, que des pures players ont taillé de sacré croupières aux géants historiques de la distribution, on semble revenir à un modèle mixte.
Il y a 10 ans on criait à la dématérialisation à tout prix, ne pas ouvrir une boutique mais une boutique en ligne, fermer ses points de ventes, transférer son activité.

Pourtant les plus gros, comme Pixmania, ont eu le parcours inverse, d’abord sur internet, puis l’ouverture de boutiques physiques “multi-usage” autant faites pour la vente que pour la réception de colis. D’autres marques ont mis du temps à passer sur internet, Zara, Gérard Darel, les cuisinistes, les Ikea etc.Ces géants du retail, de la boutique, du parcours client ont du se lancer sur le web, le web au sens large, celui qui vient dans l’ordinateur mais aussi celui qui arrive dans le smartphone.
Mais jusque là c’était des canaux différents, gérés par des personnes différentes la plupart du temps, un responsable des boutiques, un responsable du site.
Une boutique physique ça marche grandement grâce à son emplacement (et la marque), on se place, là où les consommateurs passent. Mais si tous les consommateurs d’une ville ne passent pas par la Z.A ou le centre commercial du coin, ils passent tous sur internet.

Donc la rue la plus fréquentée du monde, c’est internet, et à l’intérieur, c’est “le passage Facebook” qui est toujours noir de monde. Stop à la métaphore.

Il parait donc plus que logique que les enseignes disposant de point de vente physiques se servent d’internet, et du mobile pour amener du trafic en magasin.

Pourquoi faire ? Ah diable ! Diantre ! En voilà une question rusée… Oui pourquoi amener du trafic en magasin ? ça fait 10 ans qu’on invente des techniques de vente pour remplacer les vendeuses et leurs incentives, du mail, de l’achat complémentaire, des wishlists etc… Parce que les gens aiment aller dans les boutiques.

C’est social, ça donne l’illusion du pouvoir d’achat, d’être bien traité par la vendeuse, de bien connaitre le patron, de pouvoir aux diners “j’étais chez X l’autre jour”. Il n’y a qu’à voir comment les boutiques sont prises d’assaut à Noël, et à quel point c’est la guerre, pour se dire que si c’est gens n’ont pas tout commandé sur internet, tranquillement depuis leur salon, il doit y avoir une raison. Personnellement elle m’échappe.

Il y a un coté social, mais aussi un coté “évident”, certaines marques ne peuvent être consommées ailleurs qu’en boutique, je pense bien sûr à la restauration, qui a besoin de ce trafic monumental qui passe sur les ordinateurs de bureaux, les smartphones et Facebook, pour gérer son business.
Mais aussi finalement les concessionnaires de voiture, la catégorie ameublement (tout confondu), car même si on devait acheter son canapé sur internet (ou sa voiture) on voudrait savoir avant ce que ça fait de s’asseoir dedans (valable aussi pour la voiture), voir si le laquage du meuble est bien raccord avec les autres qu’on possède… Bref il existe encore des kilos de raison de passer en boutique (et d’y finaliser ou non son achat).

Alors aujourd’hui penser qu’on peut faire du business local, sans avoir de l’exposition sur la plus grande rue du monde et en plus un datamining (age, sexe, géoloc) sur ses clients, c’est voir l’avenir à très court terme, à trop court terme vu la révolution qui est en train d’arriver avec le paiement par mobile en boutique (pour ne citer que celui là).

Entreprendre rend-il aveugle ?

Je voulais appeler cet article “entreprendre rend-il con” mais ma mère me lit parfois. Il y a plusieurs mois maintenant je me suis lancer dans l’aventure de entrepreneuriat. Une aventure palpitante, difficile mais palpitante. Et au cours de ces quelques mois j’ai rencontré plein d’entrepreneurs. Certains avec des projets de haut vol, vraiment intelligents, d’autres… pas terrible, pas convaincant, has been… Et je me suis posé la question : dans quelle catégorie suis-je ?

Quand on lance un projet, un produit, il faut y croire à fond, c’est obligé. D’abord parce que c’est le seul moyen de réussir, ensuite parce que sinon il ne faut pas y aller, mieux vaut rester à sa place. Ces derniers mois, je me suis dit “t’as vu ce type, son truc est nul, universellement nul, et pourtant il est à fond et personne ne lui dit que c’est nul”. Et puis si on lui disait, il trouverait que celui qui lui dit est un con. Oui car des gens qui ne voient pas à quoi sert votre produit, il y en a des kilos, pas tous intelligents, pas tous visionnaires, il faut donc savoir ne pas se laisser décourager par n’importe qui. Du coup l’entrepreneur et son produit doivent aller jusqu’au bout de leur histoire, car si les entrepreneurs abandonnaient en chemin, il n’y aurait pas d’Amazon, pas de photographie, pas de voiture, d’aviation etc.

Tu vois le truc, tu es Larry et Sergeï, tu sors de ton garage, tu vas voir Mr Yahoo ou je ne sais quel ponte du moment et tu lui dis : “j’ai inventé un truc qui permet de rechercher des pages internet, plutôt que de les lister”. Et le mec te dit : “les lister, c’est top, c’est pratique, ça marche, les gens aiment ça, et puis je suis pas sûr que rechercher soit pas plus compliqué que de chercher dans une liste, désolé les gars, trouvez autre chose”. Et du coup tu acceptes un job chez Accenture comme consultant, fini Google. Non, pas possible, il faut aller jusqu’à mourir avec ton produit, sinon tu ne lui laisses pas une vraie chance de vivre.

Donc il ne faut pas faire confiance aux autres, seulement à ceux qui croient en vous. Et s’il n’y en a pas ? il faut les trouver, comme pour Jeff Bezos, qui en a vu un paquet qui l’ont pris pour un ouf avec sa longue traîne.

Mais on n’est pas tous Jeff Bezos. Vrai. Et en fait c’est un peu ça le problème, se situer. Le fait que je crois en mon produit et que je ne me laisse pas décourager par n’importe qui et dans n’importe qui j’inclus des gens qui ont plusieurs succès à leur actif (donc pas vraiment n’importe qui) amène à cette question que tout entrepreneur se pose : suis-je comme ce type nul et je ne m’en rends pas compte ?

 

Et bien tant qu’on a pas réussi, il n’y a à mon avis pas de réponse. Fuck. L’entrepreneur doit donc d’une certaine façon être con et aveugle, c’est sa seule chance de réussite.

Le minitel c’est du cul, Vine aussi.

Il y a quelques années, presque 13 maintenant un de mes professeur d’informatique, a demandé à la classe “savez-vous pourquoi le minitel ça a marché ?”. Jeunes journalistes en devenir nous avions de nombreuses réponses, mais la sienne fut sans appel : “le minitel c’est du cul”. Et bien rien n’a changé :)

True, true, comme dirait l’autre. Les sites pornographiques, les minitel et téléphones roses, ont toujours eu une longueur d’avance notamment celle d’arriver à faire sortir leur carte bleue à des gens qui surveillaient la durée de leurs appels téléphoniques, ou qui étaient réticents à payer en ligne.

Alors voilà, aujourd’hui “internet c’est du cul” avec des chiffres impressionnants, qui feraient rêver bien des marques et bien des réalisateurs en manque de vue sur Youtube.

Et c’est chaque fois la même histoire, Flickr et ses meufs à poils, Youtube et ses danseuses amatrices sexy, Tumblr et ses kilos de tumblr sexy ou carrément porno, Instagram et ses hashtags #boobs ou autres plus trash…

Et voilà Vine. La nouvelle fonctionnalité de Twitter. Twitter fait enfin du cul…
Cool, Twitter propose de mettre en ligne des vidéos sur un format court 6 secondes, les 140 caractères de la vidéo. Alors j’installe Vine. Je le relie à mon compte et voici ma première vidéo proposée… Suivi d’un mec qui lave sa voiture, un type qui fait des pompes à 360°, et retour au salace. Souvent amateur on le découvrira surement orchestré par des services professionels de webcam ou d’abonnements à des vidéos bien plus longues.

vineinside

(oui j’ai rajouté le rose, je suis malgré tout un blog grand public)

On parlait de la modération de Twitter, il va bien aussi falloir modérer Vine, car Vine, c’est très très chaud et déjà pré-empté par l’industrie du porno qui ne rate jamais une occasion de se faire voir.

Bonne soirée  sur Vine.

On produit de la musique comme dans les 60’s

ça fait longtemps que je me pose des questions sur la dématérialisation des supports médias, particulièrement de la musique. Je n’ai jamais trop caché l‘impression qu’on se fait grave niquer qu’à mon avis on paye encore trop cher, sans réelle offre et sans que les artistes puissent pleinement profiter de cette dématérialisation. Et pourtant la nouvelle génération arrive.

Le  CD est le premier support médias qui refuse de crever, et pourtant c’est pas faute d’être dans la merde, la faute à qui, à priori aux maisons de disques, et puis surement un peu aux distributeurs. Mais si c’était aussi la faute aux artistes ?
Les artistes ont choisi leur position dans les dernières années, mais ils n’ont pris position que “pour” ou “contre” le piratage. Certains ont tenté des expériences, offrir leurs albums, laisser le public fixer le prix de leur art, mais finalement il n’y a pas eu de révolution en la matière.

Alors les artistes produisent toujours des “albums” sur un format “12 titres” (peu ou prou), avec des sorties d’albums, des tournées, sur un cycle qui existe depuis les 60’s. Parfois certains sortent plusieurs albums (Green Day ou Zazie par exemple) ou des gros albums (le dernier Saez est un triple album). Mais là encore ils rentrent dans le cycle vieillot de la musique comme la faisait nos parents.

Oui, la notion d’album est morte, mais on ne le sait pas encore. Oui ça fait une unité, une “oeuvre” mais le marché n’est plus comme ça. Si Rihanna cartonne, c’est pas parce qu’elle sort des albums, c’est parce qu’elle sort des singles tous les mois quasiment. Le public est devenu un consommateur d’art. Il prend ses photos par 3000, et trouve qu’il y a peu de photos quand il retombe sur une vieille pellicule 24 poses, il écoute la musique par kilo, streamée, achetée, piratée, les volumes ont changé, mais les maisons de disque produisent toujours le même format dans les mêmes quantités.

Alors c’est quoi ces artistes nouvelles génération ? On peut parler de Mymajorcompany et le fait d’être financé par le public, mais finalement on est dans un modèle semi classique, sauf que c’est le public qui produit, mais après c’est CD, 12 titres, tournée etc.

Que veut un artiste ? Vivre de son art. C’est le premier point. Vivre, c’est payer son loyer, manger, envoyer ses enfants à l’école. C’est parfois voyage en jet, se taper des tournées internationales et toucher des millions de dollars. Mais peu d’élus.

Alors aujourd’hui certains ont décidé de “vivre de leur art”, et pour vivre de son art, il faut de l’argent. Avec Kickstarter ou Indiegogo, qui permettent de financer des projets, de nombreux artistes arrivent à se faire financer leur projet, trouver un public, des dates de concert, et quelques euros pour payer le loyer, ils tentent de vivre leur rêve, de vivre de leur rêve.

Kawehi est à son troisième album financé sur Kickstarter, et elle vit son rêve. Comme Noah très connu sur youtube maintenant sur Indiegogo pour son album. Pourquoi ça marche ? Parce qu’ils sont d’une certaine façon en dehors des codes. Ils font des reprises sur les réseaux sociaux, essayent de faire des albums, font des concerts, retransmettent leurs vidéos sur Facebook/Twitter, animent leur communauté et dans un cercle vertueux, ils trouvent un public et se font connaitre. Ils sont en production permanente de contenu car c’est ce qui leur permet d’exister. Et c’est ce qui leur permet de lever 3000$ ou 8000$ pour financer un album. Parce que le public est prêt à payer 15$ pour écouter l’album de Noah ou de Kawehi, mais n’est pas prêt à payer 15$ pour écouter les RollingStone. Question de proximité, de nécessité, d’affect entre le public et ces nouveaux artistes. Parce que d’une certaine façon le public veut des artistes, veut des nouveaux sons, mais ne veut pas enrichir sans fin à son propre détriment des artistes milliardaire devenus des marques plus que des artistes.

Alors oui, c’est utopique de penser que les Rolling Stone n’ont que ça à foutre que de répondre sur Twitter et s’enregistrer chez eux à faire des reprises sympa, et de nous fourguer des albums sans singles depuis presque 15 ans. Mais si au lieu de nous vendre du itunes au prix d’un CD des années 90, mais sans le CD, les Stone (et tous les autres) faisaient de la précommande, peut-être que les choses seraient différentes. Peut-être que si on tuait la notion de cycle album-tournée-repos-album, mais si les artistes étaient en perpétuelle création comme dans d’autres arts, et bah peut-être que l’industrie musicale ne tirerait plus autant la gueule.

La question n’est pas de savoir si on est “pour” ou “contre” le piratage mais comment aborder ce nouveau siècle en faisant en sorte que la production soit adaptée à cette génération Y, impatiente et forte consommatrice et que les artistes en vivent pour continuer à faire de l’art.

Oui, j’ai fait le LOL Project

Oui, j’ai fait le LOL Project. Je suivais le projet depuis quelques mois (qui doivent former des années peut-être), et je suis passé par plusieurs stades…
Au tout début, je me suis dit “cool”, des portraits sur le thème du LOL, c’est amusant, le résultat est de qualité, y’a un bon concept, j’aime.
Puis, le truc a pris de l’ampleur, tout Paris passait au Lol, je me suis dit “bon là ça devient de la merde parisienne”, quand on a vu tous les directeurs d’agence de pub, hipster chefs de projet et autre planeur strat’ en slim débarquer, suivis de près par les geeks fashions tendance égotrip.
Et finalement j’en étais resté là, sans avoir vraiment creusé le sujet ou été plus loin que ce que je voyais de ma lucarne Facebook.
Et puis à LeWeb12, je rencontre David Ken, le photographe du LOLProject, qui m’explique son concept : prendre des photos de gens, les leur vendre et réaliser grâce à cela des actions dans des hopitaux pour redonner le sourire aux enfants hospitalisés.

Et il termine par “tu veux participer ?”.
Bah oui évidemment. Me faire tirer le portrait par un super photographe, très très sympa et l’aider modestement dans son action, bah oui. Evidemment. (bis)

En fait c’est le mot exact “participer”, on donne du temps et de l’argent pour l’association, modestement, sans trop d’implication, mais on sait qu’on fait bien.

Alors j’y suis allé ! Et alors que le début d’année s’était annoncé morose, j’ai passé un excellent moment avec David et Toki, qui m’a vraiment “fait du bien” comme le dit le slogan.

J’ai eu ma photo, où j’ai l’air d’un chinois bourré au Destop qui se serait fait massacré par Jean Louis David, mais après tout on a la gueule qu’on a et faut faire avec , au moins j’ai bonne mine et je souris :) Je l’ai mise sur Facebook pour aider à la promotion du projet et j’ai acheté les autres photos.

J’ai fait ma BA en faisant le LOL, au suivant.

La presse a toujours été morte et faut-il bloquer les pubs ?

Je rebondis sur cet excellent article sur la presse papier, en me faisant cette réflexion : finalement les quotidiens ont rarement été des entreprises rentables. Si on remonte l’histoire des quotidiens français, (et nombre ont disparus), la plupart n’ont jamais gagné d’argent à vendre leurs articles. France Soir était un gouffre sans fond qui a perdu de l’agent pendant près de 30 ans. Libération a eu  le minitel rose pour financer sa rédaction.
Puis sont arrivés les les quotidiens gratuits. “le business est leur modèle”, ce que je veux dire c’est que quand on lance un gratuit, on se maque avec une régie, ou on la monte. On part d’un numéro 0 dont le contenu est quasi auto produit gratuitement et on va trouver des annonceurs qui vont permettre de faire tourner les rotatives. Sans annonceur, pas d’argent, pas de journal, donc, point capital du succès, la régie publicitaire.
La presse payante, elle, compte sur ses annonceurs et sur ses ventes. Un savant équilibre des deux permet de continuer d’exister, le problème, c’est que la publicité s’évalue au nombre de journaux imprimés et vendus (ou distribués).  Donc un quotidien payant, doit arriver à vendre suffisamment de pubs ET d’exemplaires et avoir un gros tiage pour que le prix des pubs soit cher, mais un gros tirage ça coûte cher. Deux commercialisations pour un support. Or, aujourd’hui les ventes sont moins fortes, et le prix de la pub n’augmente pas et le nombre d’emplacement n’est pas tellement multipliable, pour garder une qualité qui justifie aussi le fait d’être vendu. Et un quotidien gratuit à des frais de fonctionnement inférieur à une rédaction qui a des correspondants permanents et beaucoup de staff, et le gratuit a un gros tirage par définition.
Bref, la presse payante quotidienne, est dans la merde par nature. Puis arrive internet et l’info arrive par SMS et ça suffit au plus grand nombre, l’information est immédiate, et la jeune population y est connectée en permanence, à elle de choisir le niveau de détail d’information qu’elle souhaite. Les rédactions de presse quotidienne payante hésitent, ne savent pas comment appréhender le médias, mais sautent le pas avec en général de très bons sites. Mais toujours avec un problème de rentabilité, animer une rédaction internationale, structurée, syndiquée, même quand on fait des millions de visiteurs par mois, ça ne suffit pas.

La fin de la pub
Et puis Free décide de couper la pub. Ce serait un meurtre. Un meurtre pas sûr… beaucoup disent que ça obligerait le marché à trouver d’autres sources de revenus. Pas con, surtout quand on sait que la ressource principale des blogs et des rédactions en ligne, ne suffit pas à les faire vivre.
Donc on se retrouve avec des médias de tailles différentes, qui attendent après un modèle économique pour vivre, mais ce modèle ne peut pas les faire vivre, comme me le confiait le propriétaire d’un forum qui avait plus de 30 000 abonnés et 600 000 visiteurs par mois.
Le modèle de gratuité qui fonctionne avec la presse gratuite, n’est finalement pas viable en tant que source unique de revenu pour les rédactions en ligne. Et si la pub pouvait crever le plafond au point de permettre de compenser les ventes de journaux et de pouvoir toujours éditer du papier ? Cela tiens du miracle, de l’impensable.

Comment on gagne de l’argent ?
Donc il faut une autre source de revenu à la presse payante, et une autre source de revenu pour les médias en ligne. Sommes-nous prêts à payer pour du contenu ? Oui. Tous ? Non, comme avant. Bon cela peut-être une piste, mais Médiapart n’a pas encore montré sa valeur ajoutée, quand ils sortent une affaire elle est sur toute la toile 20 minutes après gratuitement. Donc le problème c’est l’accès à l’information ? Oui elle n’a plus de prix. Les quotidiens payants sont rédigés par des journalistes d’expérience qui racontent bien et publient des informations vérifiées (sur le principe), ils ont donc une valeur ajoutée ? Non, plus maintenant. On s’en fout de la mise en perspective de l’affaire Merah avec une autre affaire et le rappel de Mitterrand en Afrique (je dis n’importe quoi), ce qui compte aujourd’hui c’est de répondre le plus rapidement à Qui, Quand, Quoi, Comment, Où, l’analyse a perdu de sa superbe. Ok, alors on vends quoi ? On peut se poser la question, mais finalement, est ce que la bonne question, n’est pas “ok, alors comment on agrandit nos marges ?”. Arf, la question qui tue. Comme partout ma bonne dame, tu déménages, tu licencies, tu outsource dans un pays sous dev, tu réduis les budgets et tu fais tout pour économiser encore. Ou alors, tu fusionnes, tu te fédères, tu fais dans la coopérative agricole, si t’as pas les moyens de t’acheter un tracteur, tu l’achètes à plusieurs.

Aïe. Bof. Quoi que… certains coûts pourraient être partagés. Bon alors la question n’est pas bonne. On vend quoi ? ah on y revient. Bah pas l’information, elle n’a plus tellement de valeur, pas l’analyse, les gens s’en foutent. Donc, il faut élargir le métier, faire dans la banque d’image, faire des journaux pour des entreprises, vendre son savoir. Hum, je ne vois pas comment., c’est moche.

Les gratuits papier  existent parce qu’ils ont un “vrai business modele”, quid des autres, si on devait penser un média comme une entreprise rentable dès le départ, est-ce qu’on ferait les choses autrement ?

Bon, j’ai des trucs à faire, mais si vous avez la solution pour créer des nouvelles sources de revenus pour les médias, laissez un commentaire :)

5 trucs pour réussir à coup sûr sa levée de fond

J’en lis tellement des trucs sur “comment réussir sa levée de fond”, “Business Angel mode d’emploi”, “intéresser un fond en 5 étapes”, et je lis tellement la même chose, et surtout tellement  mal expliqués, alors petit florilège.

1. AVOIR DES COMMANDES
Avoir des clients simplifie la levée de fond. Mais pour ça faut avoir un produit, donc de l’argent pour le concevoir, donc on cherche à lever des fonds, mais les investisseurs préfèrent les produits déjà commercialisés, on se mord la queue… et là on découvre l’amorçage. Et puis si j’ai des clients, je gagne de l’argent (théoriquement) donc je cherche des fonds pour ma croissance, et là les portes s’ouvrent mieux.

2. AVOIR DEJA REUSSI
On ne prête qu’aux riches, oui, mais aussi aux “successfull”, c’est plus facile de lever des fonds quand vous avez déjà fait une levée, ou encore mieux, déjà levé et revendu votre précédente société. Bref, c’est plus facile quand on vous fait déjà confiance

3. AVOIR UNE EQUIPE
Enfonçage de porte ouverte #3, c’est plus facile de lever des fonds, quand dans votre équipe il y a une GROSSE tête d’affiche (un mec qui rentre dans le point 2 ou Madonna…)

4.AVOIR UN RESEAU
Presque ma préférée… Avoir un réseau signifie, avoir dans ses amis proches ou famille, un investisseur ou un mec qui rentre dans le point 2, ce qui vous amène à entrer dans le point 3 et donc être éligible au point 4.

5. CROIRE AUX MIRACLES
ça fait pas de mal, et si vous êtes mal barré, s’en remettre à Dieu, est une façon de garder la foi !

Ce que devrait être Virgin en 2013

Nous en parlions pour la FNAC, mais il semble que Virgin soit en train de suivre la même voie, celle de garage, l’annonce est faite, Virgin devrait fermer.
Virgin Megastore, ne serait plus rentable, surtout celui des Champs Elysées, dont le loyer doit être hallucinant.

Virgin, c’est la marque mythique crée par le non moins mythique Richard Bronson, mais le mythe s’effondre. Les produits culturels ne se consomment plus de la même façon, et les magasins comme la FNAC ou les Virgin ne peuvent plus exister en tant que tel.
On peut reprendre cette vieille discussion, sur quoi faire d’un CD quand on n’a que des lecteurs MP3 etc. mais c’est une vraie question de fond.

Pourquoi Virgin qui était un modèle d’innovation dans la consommation de biens culturels n’a pas réussi à se renouveller ?
La réponse est simple : le support à changé. Comme la FNAC qui veut vendre des disques à des possesseurs d’iPhone, des livres à des possesseurs de Kindle, des DVD à des génération Y qui ne jurent que par le streaming.

Y’a-t-il un modèle à réinventer ?
Oui sûrement, mais les géants qui ont voulu soutenir les majors n’ont pas pu l’enclencher faute de soutiens. Comment mettre des bornes de téléchargement, quand votre fournisseur ne veut vous fournir que des disques… et que vous avez en plus intérêt à continuer de vendre des disques…

Les Apples Stores, eux, font de l’argent. Je m’avance, mais en tout cas, eux ne parlent pas de fermer.

Alors ce serait quoi un Virgin (rentable) en 2012 ?
Ce serait une nouvelle expérience de shopping qui apporte aux clients ce qu’ils cherchent et non plus tenter de leur vendre des produits en perte de vitesse.

A. De la techno :

– un showroom techno axé “mobilité” (appareils photos, tablettes et smartphone), avec des conseillers calé et disponibles
– un point retrait des commandes passées sur le web
– la possibilité de charger sur des bornes des contenus (musique, films, livres) sur son smartphone ou tablette
– des accessoires, des tonnes d’accessoires, c’est le marché le plus porteur pour les smartphone et tablettes
– de la personnalisation, gravure, pochettes, protection de matériel électronique (case etc.)

B. Une expérience différente

– plus de caisses, encaissement comme dans les Apple Store, via une appli ou via les vendeurs
– du service comme Apple, des cours d’informatique, d’utilisation des produits vendus.
– Du crowfunding, après tout ce serait tellement logique que Virgin et ses clients financent de nouveaux artistes et des produits qui seraient exclusifs et disponibles uniquement chez Virgin…
– Du partage, rendre l’expérience sociale, qu’on puisse voir les trends, les recommandations de ses amis, je reviens à mon idée de bornes  interactives qui remplaceraient assez bien des rayonnages. Alors quelle valeur ajouté par rapport à une plateforme en ligne ? ça fait partie des choses à trouver, la simplicité, le conseil, le fait de pouvoir offrir à quelqu’un d’autre, ne semblent pas suffisant.

Est-ce que cela suffit ? j’en doute, mais pourtant il doit exister un nouveau modèle pour les vendeurs de produits culturels et technos qu’il faut inventer, et pour vous c’est quoi le “virgin du futur”, sachant que le futur, c’est maintenant ou jamais pour eux :)

Quickstarter n’est définitivement pas une boutique

En durcissement leur processus de sélection et l’état d’avancement de ses projets, le site de crowdfunding Kickstarter, le site veut se démarquer l’a fait savoir en publiant une note “Kickstarter is not a store“, expliquant ses changements, pour être un “client”, en effet Kickstarter n’est pas une boutique, ni dans le bon, ni dans le mauvais.

Kickstarter vous permet de miser sur un projet qui a besoin d’une somme d’argent pour exister. 5000€ pour finir un disque, un reportage, un film. 50 000€ ou plus pour un projet technologique, comme la pebble watch et ses 10 millions de $ levés.

Donc KS, n’est pas une boutique, en effet, ni une marketplace puisque seules les USA et le UK peuvent proposer des projets.

Sur Kickstarer on peut donc essentiellement soutenir des projets et acheter des “trucs”, technos, designs, arty etc. Mais la plupart n’existent pas encore. Et si le fait d’acheter un produit sur Kickstarter est clairement jouissif pour le coté early adopter, le coté égo-shopping “j’ai financé”, et le coté exclusif puisque les premières productions sont réservés aux “backers”, comprenez ceux qui mettent de l’argent sur un projet.
A ce titre l’expérience de shopping est unique, et fabuleuse, incluant le consommateur au plus profond qu’on peut, c’est à dire dans la conception et le financement.

Mais Kickstarter ce sont aussi des novices, pas le site, mais les porteurs de projets, qui pensent qu’on crée et qu’on envoie “worldwide” un produit en 3 mois. Et en tant que consommateur on y croit, après tout ce sont censés être eux les spécialistes. Mais quand le produit déborde, qu’il prend deux semaines, un mois, 4 mois ou 6 mois de retard, (comme la pebble qui devait être livrée en septembre 2012), là on se lasse. L’excitation est retombée, l’exclusivité se perd car on s’est habitué dans sa tête à ce produit si novateur qui l’est de moins en moins tant le temps fil vite dans la technosphère, qui parfois est livré à la limite de l’obsolescence, comme ces cables iphone qui n’avaient pas prévu le changement de prise de la sortie de l’iphone 5.

Du coup, c’est une drôle d’expérience d’acheter sur Kickstater, car malgré tout on achète comme un consommateur chez Darty, en se sentant impliqué, mais en se sentant consommateur donc avec des droits, et le droit à un service. Même si les mises à jour des porteurs de projets sont bien faites et importantes dans le processus, elles ne compensent pas la lenteur du process, lenteur normale dans ce genre de conception, mais finalement pas si bien expliquée, les acheteurs de Kickstarter devraient être plus conditionnés au “tu l’auras pas tout de suite, c’est un achat pour l’année prochaine, et encore si tu as du bol”.

Kickstarter n’est pas une boutique et l’expérience de shopping unique qui est proposée, lui donne un positionnement totalement à part, novateur, auquel il va falloir éduquer le consommateur.

Cher Steve Jobs

Cher Steve, désolé de te déranger, tu dois sûrement être à un concert d’Elvis ou de Jim Morrison, en train de fumer le calumet de la paix avec Gandhi ou Bob Marley, mais il faut que je te parle de ton entreprise et de la concurrence.

J’ai eu un peu de temps moi aussi avec les fêtes, tu vois, y’a pas que les morts qui ont du temps, y’a aussi pendant les fêtes de fin d’année… J’ai mis ce temps à profit pour résoudre des problèmes. Celui de mon iphone 5 qui ne synchronisait plus mes musiques, celui de mon MacBook devenu aussi lent qu’un vieux PC, époque windows 98. J’ai racheté un casque, celui qui est censé mieux rentré dans mes oreilles. Tu m’excuseras mais je l’ai acheté sur Amazon, car ils me font la livraison gratuite et que j’avais pas envie de me trainer à Vélizy en période de Noël, si génial soit ton Génius Bar.
J’ai aussi installé iTunes 11, et j’ai galéré. Je ne peux plus envoyé une playlist crée sur mon ordinateur directement vers mon iphone, enfin je ne crois pas, car même si tu t’en fous, je galère avec cette version. Je n’ai rien contre les évolutions, je ne suis pas Francis Cabrel à penser que c’était mieux avant (si tu connais pas, patiente, il arrive), mais là c’est franchement le bordel… En mode plein écran, puisque le multi bureau est mort avec Lion Mountain, je n’ai pas le bouton d’accès au contenu de mon iphone et  je n’utilise peu ou pas le plein écran, tu m’as vendu un écran 27 pouces et je suis à 80 centimètes de la dalle, donc en plein écran, j’en prends plein la gueule…et ça me fait mal. Je pige pas non plus les messages d’avertissement quand je veux lire une musique, il me demande d’effacer des listes, je flippe, je dis non, mais finalement je le fais sinon ça passe pas aux musiques que je veux. Je me sens so windows user.

Franchement je kiffe Siri, c’est tellement pratique, je kiffe aussi que mon iphone soit plus grand, plus fin et plus léger, mais je passe plus de temps à résoudre ses problèmes. Tiens hier, alors que je transférais un fichier vidéo vers ma Freebox, puisque le airplay ne prend pas les vidéos, l’ordinateur s’est arrêté Windows Style, (whopa). Pas bleu, parce que chez toi c’est la classe, mais dans le genre.

Alors puisque j’ai du temps, j’ai été trainé sur le site de Nokia et leur Lumia. Tu sais à quel point je déteste Windows, tant de mes nuits adolescentes où j’aurais du éclater mes boutons purulents en écoutant Doc & Difool, que j’ai passée à enlever un vers avec Kaspersky et ses potes, à tuer le virus à coup de format c:, tant de drivers que j’ai installés pour simplement utiliser ma souris sans fil ou mon imprimante. Mais ils ont fait des progrès, du moins vu de l’extérieur. Le Nokia Lumia fait une sorte de réalité augmenté qui fait passé la 3D de Plans pour une blague vintage de mauvais goût. Son appareil photo permet non pas de choisir la meilleure photo, mais la meilleure tête sur une série de photo. En basse lumière il est bluffant. Sa batterie dure plus de 4h (si tu vois ce que je veux dire) et je peux l’avoir en 5 couleurs différentes (de mémoire, peut-être plus) et il coûte 500€ sans abonnement. Il se recharge sans fil, en le posant sur son chargeur ou sur une baffle NFC qui diffuse le son et recharge le téléphone. Bref, ce que j’aurais tellement voulu dans mon iphone 5 À 800€. Tu peux dire à Madoff, que je l’ai pas payé ce prix grâce à mon opérateur. Ah, il est pas encore là ? Patiente…

J’ai vu aussi des Asus ou Acer je ne sais pas trop, qui ont un windows qui fait tout ce que j’aime dans OSX. Ils démarrent dès leur ouverture, comme mon mac… Vu de l’extérieur, c’est pas dégueu, il manque une petite pomme sur le dessus quand même ! Et ils coûtent autour de 700€. Même HP à pigé le truc et dieu sait (tu lui demanderas) qu’on ne donnait pas cher de leur peau !

Et puis il y a Samsung, tu es parti en pleine bataille et elle finie, mais ils sont en train de tout prendre, la télé, la photo avec des appareils photo Android connectés, l’informatique, et puis la téléphonie. Le SIII, le Note II, c’est une tuerie… j’ai testé l’appareil photo du note en mode rafale et mon iPhone 5 dans un gymnase, sur une scène d’action. Désolé, mais c’est sans comparaison, l’iphone a à peine déclenché que le Note m’a fait une série rafale, nette et précise.

Je te parle pas du marché de la tablette, les prix se pètent la gueule et dans la gamme du 7 pouces, y’a largement le choix, Acer Nexus, Kindle, même des trucs pour bon le téléachat (tu connais Pierre Bellmarre ? Patiente, il est sur la liste aussi ! te laisse pas embobiner)

Justement Android, avant je rigolais, je disais aux gens qu’il fallait faire “menu>démarrer>programme>navigation>gps” pour accéder à une apps ! la blague ! Bah c’est plus le cas, maintenant ça ressemble à tes OS. On retrouve quasiment toutes les apps qu’il y a sur iTunes, et eux sont restés Google Maps (off course), et même Google Now, qui te prévient qu’il y a des bouchons pour que tu partes plus tôt que prévu pour arriver malgré tout à temps. Tu es d’accord avec moi, ça tue ! Pardon, c’était pas drôle.

Ici les gens sont inquiets, on ne va pas attendre l’iphone 17, l’ipad mini Retina III ou je ne sais quoi pour avoir un produit qui nous fait rêver, on va finir par juste aller voir ailleurs. Les autres le font, et nous attendons tous qu’Apple le fasse. Mais tu n’es plus là, c’est peut-être ça le problème, tu as laissé à tes seconds, le rêve du cloud, alors qu’on rêve d’avoir des yeux communicants. Ils ont décliné le rêve dans toutes les tailles, mais pas le prix, comment un téléphone, une tablette et un ordinateur peuvent être si proche en prix, chez toi, c’est devenu “tout à 800€” quand c’est pas 1000€.
Ton absence est cruelle, toi qui nous a tant fait rêver, toi qui nous a projeté dans le nouveau siècle avec l’ordinateur personnel et tout ce qui en a découlé. Tu le sais j’ai toujours été là, j’ai même eu un Newton

Alors désolé de te déranger alors que tu dois t’éclater avec Cher, (quoi elle aussi elle est pas encore là ?!) mais ce serait bien que les graines que tu as semé germent enfin, je ne te parle même pas de ce qu’il se passe en Chine dans tes usines, demande à Mao, il est là lui et il va t’éclairer. Mais j’ai peur que ces graines germent ailleurs. Tu nous as inspiré et fait rêver, mais ceux qui font rouler la pomme n’ont pas ton ambition, ta vision du monde, ton sens du rêve, c’est ceux que tu as inspiré par tes produits qui risquent de tuer ton entreprise, tels des Brutus tuant le père, j’attends vraiment que quelqu’un vienne renverser la vapeur, soit un acteur supplémentaire dans le Truel (mot que j’ai inventé, c’est un duel à Trois) entre Google, Microsoft et Apple. Et surtout je voulais tellement que tu gagnes. Alors si tu pouvais apparaître en rêve, en hologramme (oui tu sais qu’on aimerait ça aussi sur nos mobiles) ou même en cauchemar à la personne responsable de ce bordel chez toi, ce serait vraiment sympa et ça nous réconcilierait avec l’idée de manger 5 fruits par jour, de préférence des pommes.

merci de ton attention, salue Gainsbourg de ma part, dis lui que lui aussi est irremplaçable et que ses enfants spirituels sont bien trop sages.

Le futur est dans ton oeil

Suite à quelques billets et réflexions sur Apple, qui au travers de son manque d’innovation, de ses casques qui pètent de plus en plus rapidement, de son iTunes 11 tout pourri (pas ergonomique etc. mais j’ai pas envie de faire encore un billet là dessus), j’ai échangé avec un ami facebook journaliste qui disait en substance : “Apple s’est endormi sur son iphone et va rater le futur, en misant sur le cloud, plutôt que sur les lunettes, comme google.”

“Bah oui ! Grave” j’ai envie de dire… Le smartphone est devenu le point central de notre vie, il nous donne l’heure nous connecte à nos amis, il joue notre musique, nous lit des films, nous guide sur la route ou en ville, bref, on y est tout le temps scotché. Et c’est un peu le problème. Certaines vidéos de ces dernières années parodiaient le comportement des utilisateurs de smartphone qui ont le nez collé à leur écran. Et c’est vrai que c’est chiant, ça fait mal au cou :)
Alors il faut déporter l’écran. Évident quand on le dit comme ça. Les montres connectables à un smartphone se multiplient, mais bon, se scotcher à son poignet, c’est pas pratique non plus !
Alors la “lunette” ou la lentille puisque des prototypes semblent déjà exister. That’s a fucking revolution. Bon pour l’instant le look n’est pas très au point, mais c’est aussi une question d’habitude, si on en avait tous, ça paraitrait moins incongru :) (ouais c’est gratos je sais, mais on peut s’amuser un peu, j’aime beaucoup Loic.)
Oui, là on touche quelque chose de futuriste, de pratique, de révolutionnaire. Alors peut-être que Google n’est pas seul sur le coup, mais ils sont les seuls à avoir communiqué. Couplé à Google Now qui est de plus en plus intelligent et aux autres services, on arrive à un truc génial, resterait plus qu’à le contrôler par la pensée, et c’est un second cerveau qu’on va se poser sur le nez…

ça, ça me laisse rêveur…

Et si en 2013 on n’achetait plus de produit Apple ?

Bon il faut avouer que j’ai fait le plein en 2012, mais ce n’est pas la question ! Ou justement, c’est la question. En 2012 il y a eu des sorties, trop de sorties, trop de sorties qui ne sont pas des révolutions. Si on remonte le temps, l’iPhone était une “drôle” de révolution, sortir un téléphone qui n’avait pas la 3G, alors que le wap mourrait lentement et que le réseau en France était déjà bien développé, ce n’était pas une révolution.

La révolution de l’iPhone c’était le tactile, l’OS, le téléphone/lecteur mp3/navigateur web, et les applications. Une révolution aussi pour Apple qui avec les apps et itunes tenait une vache à lait. Une drôle de révolution car il a fallu attendre ces derniers mois pour faire de la visio avec un iphone alors qu’on en faisait avec des Sony Ericsson à l’époque (4 ans je crois).
Puis est venu l’iPad, une révolution par le format, le notebook killer, la suite logique de ces gros ordinateurs qui nécessitaient dans nos appartement une “table à ordinateur” lol.

Iphone, 3, 3G, 4, 4S, 5… ipad, 2, 3, nouvel ipad, ipad mini, puis surement le mini rétina etc. Apple décline autant que possible sa gamme avec un renouvellement qui est quasi inférieur à un an maintenant. Et quand Apple sort un nouveau produit on veut du sensationnel, surtout au prix que ça coute. Voir un nouveau produit quelques mois après la sorti du précédent c’est rageant, encore une fois surtout pour le prix. Quand on achète un produit Apple, on achète “le dernier iPad, le dernier iPhone”. Cela fait partie de la satisfaction de l’achat, surtout, encore encore une fois, pour le prix.

Les technos existent, et pourtant Apple n’a pas fait de révolution, pas de projecteur, pas de clavier retroprojeté, abandon de Google Maps (et Google Now propose des choses bien révolutionnaires). Plus fin, plus grand, plus puissant, les nouveaux nouveaux produits évoluent mais ne surprennent plus. De l’autre coté Samsung, Nokia, Windows, ont été obligés de se dépasser pour trouver grâce, à un public qui n’avait d’yeux que pour la pomme.

Le Mac est passé Intel, et si le service de l’Apple Store reste excellent on se retrouve avec des problèmes semblables à ceux qui nous ont fait fuir le monde des PC.

Alors si en 2013, même si Apple m’a vendu des MP3 verrouillés, je passais chez quelqu’un d’autre ? Un Nokia qui transfert à ma baffle en NFC, un Samsung qui pour les mêmes caractéristiques s’affiche nettement plus bas ? Et si j’achetais un Asus (ou acer j’en sais rien !) en SSD qui démarre au quart de tour et me fera chié avec des drivers comme commence à le faire mon macbook ? Et si j’achetais un Kindle ou une tablette Google pour moins de 300€ ?

Et si le reportage sur Foxconn diffusé par Envoyé Spécial, classait Apple dans les gens dont il ne faut plus acheter les produits, un peu comme Nike en son temps (ah bon toujours ?), sauf que la Pomme l’a toujours joué classe et que sa face cachée, n’est pas glorieuse, ni révolutionnaire…
Et si en moins de 24 mois, Apple avait réussit à me dégouter des pommes ? Et si je me mettais à think different…

En 2012 je fais ce que je veux !

Quelle année, encore ! Et comme elle touche à sa fin (du monde), un petit post pour faire le bilan, purement subjectif, pardon si j’en oublie.

En 2012, j’ai cassé plus que casque d’Iphone que les années précédentes, j’ai acheté un ipad et un iphone et je commence à me lasser du manque d’innovation de la pomme, par rapport au trou qu’elle laisse dans mon portefeuille. Etre fan, ce n’est pas être con, et j’ai le sentiment que je ne suis pas le seul à avoir cette impression, que chez les concurrents on se sort les doigts pour être vraiment révolutionnaire.

En 2012 j’ai crowdfundé, et je pense que je vais recevoir la plupart de mes achats en 2013… le crowdfunding, ça déchire, mais c’est lent. C’est tellement lent que le temps que je reçoive ma “Bobine” (nom de la bête), qui est un cable rigide pour iPhone, on était passé à l’iPhone et sa nouvelle connectique. Monde de merde (George Abitbol)

En 2012 j’ai fait 2 ou 3 sites internet à coté de mon travail. Notamment celui de mon club de Kun Khmer, l’ancêtre Cambodgien de la boxe pied poing et celui du Borei Bokator Kampot un centre de Bokator (l’art martial ancestral cambodgien) à vocation humanitaire. Dans ce registre “boxe”, j’ai aussi participé à ma première compétition, grosse préparation physique et mentale pour en prendre plein le pif, je ferais mieux en 2013.

Transition toute trouvée, j’ai également suivi, mes “maîtres” dans leurs combats en classe B, vibrant à leurs cotés, et franchement, ce n’est pas toujours plus facile d’être au bord du ring avec l’appareil photo quand on voit des gens qu’on aime, prendre des coups. Photo et boxe, nous avons initié un nouveau projet en réalisant la moitié d’un livre sur les techniques de Bokator, car le sport est peu documenté. J’ai plié mon D7000, l’autre moitié sera donc en 2013.

En 2012 j’ai ri. Notamment à l’excellent spectacle de Yonathan

En 2012, j’ai halluciné sur les courts métrages de mes amis du sud est asiatique, cette jeune génération promet par son ambition et son envie de changer leur pays et leur vie.

En 2012 j’ai monté une boite avec mon ancien patron et copain depuis des années, une aventure folle dans le domaine des objets communicants qui démarre avec le proto baptisé Oscar

En 2012 nous avons fait quelques belles opérations avec mes clients préférés (ils se reconnaitront, je ne bosse plus qu’avec eux) et encore quelques super déplacement qui donnent envie de s’établir ailleurs.

En 2012 je me suis lancé en parallèle dans une autre aventure, complètement folle avec un ami de longue date, un artiste à mon sens et un de mes préférés, sur une marque : Le Barbu. Une marque décalée, urbaine/street mais pas “banlieue”, une marque “unusual” dont les premiers résultats de vente sont très encourageant, attention ça va être la marque à suivre sur le web en 2013 avec une stratégie de lancement et de communication originale, grandement basée sur Instagram.

En 2012, c’était l’aventure, et pour 2013 le meilleur reste à venir ! Bonnes fêtes à tous :)

 

 

 

Que penser de LeWeb 2012 ?

Quelle grande question ! Sans suspens, la réponse est : du bien. Le Web, c’est un peu comme un James Bond, on y retrouve ce qu’on aime y retrouver et ce pourquoi on y va. Je ne vais pas vous détailler les conférences elles sont sur Youtube :)

Le Web, c’est avant tout une organisation, une organisation béton, la navette qui attend à la bonne station de métro quand le métro lui ne va pas jusqu’au bout… c’est peu d’attente pour avoir son badge et des buffets toujours accessibles sans avoir à se battre malgré le monde.

Le Web, c’est des intervenants des plus grandes sociétés du monde, des patrons des sociétés qui font l’actualité. De ce coté là, on n’est pas déçu non plus. Je vais quand même nuancer ce point. En fait j’ai retrouvé  à Le Web, ce que j’aime, des gens inspirants, super inspirants, et des conférenciers de haut vol par leur talent d’orateur (je pense à Altimer Groupe et son Human Algorythme, et au show de Ramon de Leon). Coté produit, j’ai été un peu déçu, pas déçu pour de vrai, mais je m’attendais à autre chose (rien de précis en fait), mais voir des gens brillants qui ont des produits que j’ai ou dont j’ai envie, me faire “juste une présentation produit”, ça n’envoyait pas du rêve, mais il y a surement des gens qui ont découvert les produits à cette occasion.

Le Web, c’est aussi un endroit de rencontre et de business, ma plus belle rencontre… surement David Ken, photographe et initiateur du LolProject. Mais aussi Thierry Bézier, un peu le pote qu’on a tous envie d’avoir et une pointure du milieu! L’histoire drôle de cette édition, celle de ce monsieur venu au web pour le business et donc qui n’avait pas acheté de billet, pas folle la guêpe, si tu viens pour les conférences, ça fait cher c’est vrai, mais unique

Le Web, c’est aussi la start-up compétition. Bon. Soyons clair, j’y ai postulé mais pas été retenu, et j’ai été déçu par la sélection, objectivement déçu. J’attendais comme un peu le reste de l’évènement que les sélectionnés soient dans le thème de cette année et surtout innovant, vraiment innovant. J’ai trouvé les 16 finalistes intéressants mais pas “bluffants”, et j’attendais d’un tel évènement qu’il mette à l’honneur des boites qui déchirent, qui surprennent et ce n’était pas le cas. On en voit sur internet, on en voit dans des articles, il y a des société géniales, mais pas dans cette sélection, de mon point de vue. D’ailleurs j’ai été très surpris des questions des juges aux 3 finalistes qui étaient des bonnes questions, mais plutôt négatives sur leurs concepts, ce qui renvoyait à l’assistance une image pas si flatteuse des finalistes.

Donc Le Web 2012, dont j’ai raté le mardi, était pour moi intéressant, en y retrouvant ce qu’on y aime et les copains qu’on a pas vu depuis longtemps. Mais surtout, j’y ai trouvé pleins d’idées, de “mantras”, d’inspiration, un peu à la façon de TedX mais plus orienté web et business,  je me suis longtemps demandé si je devais y aller compte tenu du coût, c’est cher, très cher, même avec un tarif startup, mais on fait parfois des dépenses moins intéressantes.

Comment trop d’information uniformise l’information

C’est une dérive de l’information d’aujourd’hui, elle existe en quantité colossale. Des dizaines d’heures de vidéos uploadées chaque minute sur Youtube, des milliards de photos sur Facebook, des millions de Twitts par minutes, et malgré tout ce sont les mêmes infos que l’ont retrouve partout, décryptage.

Si vous lisez des blogs, des sites d’informations, des médias, si vous êtes abonnés à des chaines Youtube, vous l’avez surement remarqué, dans les domaines qui vous intéresse, tous ces médias ont les mêmes informations. Le même jour, tout le monde poste la même vidéo “qui cartonne”, le même artiste pour le même projet qu’il vient de publier, la même “image forte” de la télévision, le même évènement sportif. L’effet s’accentue bien sûr à cause de la multiplication des supports, plus vous suivez de médias (je mets tout dans le même sac), plus les mêmes informations remontent.

Il y a plusieurs raisons à cela :

- faire du trafic en est une. Par exemple, diffuser comme tout le monde les pubs du superbowl va vous amener du trafic (donc de la valeur à votre média)
– le manque de connaissance en recherche d’information : nombre de supports sont unipersonnels, et reprennent ce qu’ils curent sur des sites américains (ou français ou autre), bref, ils ont tous les mêmes sources.
– la non professionnalisation : il y a tant de rédactions bénévoles et de rédacteurs exploités qu’on ne peut pas attendre d’eux des réflexes professionnels dispensés dans des écoles de journalisme, où l’on apprend (en plus de la notion de vérification d’info), ce qu’on appelle l’ANGLE. Prenez les quotidiens nationaux, en plus de leur orientation politique, ils vont choisir une façon de traiter le sujet. Difficile d’être original pour annoncer la sortie d’un iPhone, ou le dernier but de Zlatan ? Faux, c’est un métier, ou tout du moins, c’est une question d’imagination et du temps de travail qu’on y consacre.
la recherche de différenciation est longue et chiante. C’est vrai, c’est bien plus simple de prendre la home de Deezer comme seule source de nouveautés musicales, que de se faire chier à trouver une station de radio pas trop mainstream ou de faire les petites salles de concert.
la noyade : quand tant de médias font l’apologie d’une seule information, les autres sont clairement lésées et d’autant plus noyées, non plus par la masse d’information, mais par l’hégémonie de quelques unes.

Sites de curation, algorithmes qui mettent en avant les infos les plus partagées, tout cela contribue de plus en plus à un message unique, à l’enfouissement de l’underground sous des kilos de merde (merde =  lolcats et autres fails),  à la reprise des ces informations sur des sites de plus en plus similaires, qui vont jusqu’à uniformiser leur design “parce que c’est la tendance”. Polluée par la pub, les sponsorings et l’intrusion des marques qui font passer leurs pubs pour de l’info (ou des exploits comme redbull), l’information se perd.

Le problème ce ne sont pas les marques qui jouent intelligemment ce jeu, et qui enfin amènent quelque chose de différent que “lave plus blanc que blanc”, c’est les consommateurs, qui consomment l’information, l’art, les messages pub et les lolcats au même niveau : en les consommant sans esprit critique, sans envie d’en savoir plus et surtout sans envie de savoir ou de voir autre chose.

Et de l’autre coté, ce phénomène a aussi son bon coté, quand une chose qui vaut le coup, vraiment le coup, de sortir et de faire le tour du monde, sort, elle sort pour de bon, et pour les artistes, les activistes positifs, les ONG, ça, c’est magique.

Pourquoi MTV ne passe plus de clips

Je suis tombé sur cette excellent et très drôle vidéo qui m’a interpellé à plusieurs niveaux, d’abord c’est vrai : MTV “L’original” comme on l’appelle ne passe quasiment plus de clips musicaux, je l’avais remarqué, mais je n’avais pas remarqué que ça…

En effet, MTV, la chaine de la musique et des clips musicaux, ne passe quasiment plus de clips. D’après la vidéo ci dessous, il y a plusieurs raisons à cela, notamment une grande : YOUTUBE. Tu veux voir des clips, va sur youtube et regarde ce que tu aimes. Oui le monde change, et si Youtube révolutionne la télévision dans sa globalité (ondemand, replay, cover, response etc. vous pouvez en découvrir plus sur le phénomène Fans Made Vidéos dans cet article), Youtube oblige aussi certaines chaînes à se remettre en question. Pourquoi une maison de disque devrait négocier avec des radios et des chaines de télé, quand on peut juste poster sur Youtube et faire 800 000 000 de vues (comme Psy).

L’accès  aux artistes est maintenant direct via Facebook, Twitter et Youtube, en effet MTV devait trouver un nouveau modèle.

Et son modèle, c’est de la merde. Oui dans la vidéo y’a un bip quand il dit shit, sur mon blog, ça marche pas, tu peux cligner des yeux pour voir … :)

Oui, y’a quelques années, MTV diffusait Beavis et Butthead, un dessin animé autour de deux fans de rocks, par exemple. Puis MTV  a commencé à diffuser Cribs, où les stars dévoilaient leur maison. Puis y’a eu Made où des jeunes se lançaient un défis (6 semaines pour devenir la reine des pompoms girls alors que je pèse 600 kilos) ou encore des émissions de dating comme Parental Control, où les parents choisissent un mec à leur gamine (ou inversement une meuf à leur gamin) parce qu’ils n’aiment pas l’actuel. Une dérive qui amène aujourd’hui à 16 ans et enceinte, très logiquement suivi de 17 ans et Maman, après avoir inventé des formats comme The Hills (sorte de Hollywood Girls) et bien d’autres.

MTV raccole donc large, avec du Vis Ma Vie, du Confession Intime à la sauce generation Y, et garde du coup le coeur des 13-20 ans, comme il y a 15 ans, mais plus pour les mêmes raisons. Comme le dit la vidéo avec humour : pour que les jeunes se sentent supérieur à une gamine de 16 ans enceinte et sans un rond.

MTV s’est donc segmenté pour gardé son identité, avec MTV Base pour le HipHop, MTV Pulse, MTV Idol etc. qui eux continuent de diffuser des clips, mais sur des bouquets payants.

Et pourtant l’influence de MTV n’a jamais été aussi forte, comme en témoigne ses évènements phares MTV Music Awards ou MTV Video Award, preuve encore que la musique et les artistes, restent l’ADN de la marque MTV, mais pour combien de temps…

 

J’ai jamais autant acheté sur internet

Avec le lancement de notre nouveau projet de société d’objets connectés pour les professionnels, j’achète en ce moment des kilos de trucs sur internet. En France, en Chine, en Espagne, en Allemagne, et figurez-vous que j’ai de très bonnes surprises.

Ma première conclusion de tous ces achats, c’est que quelle soit la taille du marchand, j’ai globalement été satisfait de l’achat, du prix, et du délai de livraison.

Ma seconde conclusion, c’est que tous ces gens, grandes entreprises ou petites PME, répondent aux mails. J’ai connu pas mal de soucis, des adresses paypal en conflit avec l’adresse de livraison, des colis qui mettent 1 jour à faire Hong Kong – Dusseldorf et 5 jours pour faire Dusseldorf-Paris… et tous ces commerçants ont été très réactifs pour m’aider.

Troisième point et là on rentre dans le vif du sujet : j’ai bien reçu ce que j’ai commandé, c’est déjà pas mal, mais parfois les produits sont défectueux. ça arrive, je peux le comprendre. Mais c’est là qu’on voit les “bons ecommerçants”, car pour certains, une fois le produit livré, c’est silence radio à mes mails, appels et relances.

Cet article n’a pas pour but d’être exhaustif mais de partager quelques évidences sur l’achat en ligne :
– on peut acheter n’importe où la taille de la société n’a pas d’importance
– globalement les paiements sont sécurisés, et plus le commerçant est petit, plus on a de chance de passer par paypal ce qui est une bonne garantie
– le SAV dépend du sérieux du commerçant et uniquement de ça.
– l’expérience d’achat est globalement similaire chez tout le monde, on retrouve en vrac, du magento, du prestashop, du ebay parfois (un site vitrine qui redirige sur une boutique ebay)
– Mais, enfoncement de porte ouverte oblige : Amazon c’est quand même le must, livraison 24h, one click buy, colis pas abîmés.

Ce n’est pas une surprise, mais globalement avec une cinquantaine de commande en un gros mois, beaucoup de bonnes surprises.

Qui a tué la FNAC ?

Depuis 1954, la coopérative “Fnac” révolutionne la culture, mais en 2012, le modèle semble arriver au bout du rouleau, en effet l’enseigne est à vendre.

La faute à qui, la faute à quoi ? Je ne sais pas, je ne suis pas vraiment expert dans le domaine… mais ce que je sais… c’est que d’une certaine façon ça leur pendait au nez.

La fnac a mis beaucoup de temps à comprendre un certains nombres de choses, le rapport Olivennes, remis au gouvernement illustrait bien l’incompréhension du géant face à un monde qu’internet faisait muter.

La Fnac a mis du temps à se lancer sur internet. A l’heure où Pixmania, Amazon et consorts faisaient leur classe dans l’e-commerce, la Fnac ne s’est pas lancée, pour une enseigne “révolutionnaire”, ils ont regardé la révolution de loin.

La Fnac comme l’a illustré le rapport ci sus cité (ouais et je t’emme…), a pensé que le disque était encore un produit d’avenir. Ce truc que j’ai toujours pas compris, quand y’a eu la cassette on a arrêté les vinyles, quand y’a eu le cd on a arrêté la cassette, mais quand le mp3 est arrivé on a continué à faire des disques… incompatible avec LE produit de l’an 2000 : le lecteur mp3, iPod, iPhone et autres.

Très concurrencée avec l’arrivée d’internet, en quête de vendre un produit que la jeunesse ne comprend pas, malgré d’autres rayons qui n’ont pas pu compenser… (c’est clair que s’ils misaient sur le livre… entre le peu de vente par rapport au CD et la démocratisation des readers… c’était mort).

Meutre ou suicide, c’est finalement la question de fond. Le monde moderne a fait évoluer les choses et la FNAC n’a peut être pas su prendre le bon virage, se rationaliser, se mettre en phase avec le marché, rester révolutionnaire. Jouant le jeu des majors et du gouvernement, pourfendeur du piratage. C’est surement le cumul de petits virages ratés qui les amené à cette situation, reste à voir comment ils vont appréhender l’avenir.