Friendster, myspace, facebook : pourquoi les étoiles sont filantes

Ils sont nombreux les réseaux sociaux à surfer sur la communauté, les amis des chiens, des chats, les amis des artistes, les retrouvailles des amis d’étude etc. Pourtant, aussi vite qu’ils conquièrent du terrain, les réseaux sociaux s’éteignent. Analyse de ce phénomène de l’étoile filante.
Dans le e-commerce comme dans les réseaux sociaux, le utilisateurs/clients sont volages. Si le prix, le service, le choix, la livraison, la confiance sont les critères qui déterminent le choix d’un site d’achat, un site de réseau social se bâtit sur sa capacité à répondre à un besoin donné à un instant T et surtout de sa popularité. Vous ne seriez pas sur Facebook si vous n’y retrouveriez personne. Vous n’iriez pas sur myspace si ce n’était pas une niche à talent.
Le succès tient donc en deux cléfs :
- cibler une communauté et lui offrir les outils adéquats à son expansion et son épanouissement au sein du site (le poke, la messagerie, les quizz, les jeux pour Facebook, la possibilité d’inclure de la musique, de la vidéo, de personnaliser son espace pour myspace)
- lui assurer un succès grâce à une croissance importante qui facilite les échanges au sein de la plateforme (marketing, communication, publicité etc.)
Pourquoi un site qui a plusieurs centaines de millions d’utilisateur peut se casser la gueule ?
A cause de lui même… En fait il y a plusieurs raison :
- l’incompétence à se renouveller : quand on arrive sur facebook on retrouve tous ses copains d’enfance. Puis on passe au copains de travail. Puis on fait des quizz, puis on repoke, puis on revient pour voir ses messages, puis on revient sans trop savoir pourquoi, pour voir ce qu’il s’est passé chez les autres et finalement après cet engouement addictif pour le concept, on l’écule, on se fait chier et on y passe de moins en moins de temps. Il faut donc se renouveller. Si Facebook ouvre demain des enchères, permet de vendre sa musique en ligne, permet de créer son blog, bref de recentrer les activités disparates des internautes, en son sein, il peut les rendre captif et se renouvelle et leur donne une nouvelle raison de venir. Il faudra par la suite innover et en trouver d’autres…
- la concurrence : myspace est un très bon concept et repose sur une réalisation qui ferait honte à plein d’entreprenautes. Il est difficile de customiser sa page (atout majeur du site pourtant…), l’ergonomie est très relative, c’est compliquer, on ne comprend rien et jusqu’à il y a peut, pour supprimer sa page il fallait le marquer dans l’en tête de sa page… Du coup myspace se fait grignoter par Virb, très bien pensé, et par d’autres sites qui prennent des parts de marché. Donc à moins d’évoluer en permanence pour maintenir son produit au top, le réseau meurt.
- Victime de son succès : cette théorie développé par Cory Doctorow imagine que si vous retrouvez sur votre réseau social préféré des gens que vous arrivez à éviter astucieusement dans la vraie vie, et que ces gens tentent de vous ajouter comme amis, vous aller fuire. Que si votre patron vous envoie une “friend request”, difficile de refuser, difficile aussi de laisser des photos de vos soirées arrosées, taggués par des amis dans des dizaines de fiches. Difficile donc de contrôler son identité numérique, de ne pas froisser les sensibilités. Donc plutot que d’expliquer à votre beau frère que c’est un con, à votre patron que vous êtes amateur des clubs de strip tease, et à pleins de gens avec qui vous avez coupé les ponts que vous l’avez fait pour de bonnes raisons, vous quittez le réseau…
Le succès n’est donc jamais acquis, les clefs résident dans l’écoute de la communauté, le renouvellement et de conserver une longueur d’avance en terme de compétitivité.


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by On a encore perdu les 15-18 ! | Nicolas Sosnowiez marketing conversationnel-communautés-e-commerce
on 11. Aug, 2009