Médias sociaux : ne pas confondre les cibles et le discours
De plus en plus de clients que je rencontre et qui ont envie de communiquer sur les réseaux sociaux mélangent deux cibles : leurs consommateurs existants et leurs prospects et les contenus qui leurs sont présentés.
En effet, j’entends de plus en plus, “je vais faire une page facebook pour mes clients, je vais lui donner le nom de ma marque et animer mes clients pour qu’ils créent mon bouche à oreille”. Ok. C’est pas mal. Mais pas suffisant.
Prenons un exemple, je suis un office de tourisme ou une école. Si j’applique la citation du dessus, je vais créer une page “Mon Bled” ou “Mon école”. Du coup je vais pouvoir animer ma communauté existante (déjà conquise). Ok. Et après ? Après je vais publier des trucs sur Facebook. Ok. Quels trucs ? Les trucs qu’il y a sur mon site. Ok. Et les gens viendront le lire sur Facebook ce qu’ils ont déjà lu sur mon site. On n’est pas loin, mais on y est pas.
Reprenons, je suis un OT ou une école. Je crée une page Facebook “Tourisme Gastronomique” ou “Que faire après le bac?”. Là je vais activer ma communauté existante et l’inviter à me rejoindre. Ensuite cette communauté (comme dans le premier cas), va en parler à ses amis et me permettre d’élargir mon recrutement. Ensuite je vais faire de la pub, j’aurais pu en faire aussi dans le premier cas, mais je n’aurais pas intéressé les gens qui ne connaissent pas ma ville (région ou département) ou qui ne connaissent pas mon école. Donc là je fais de la pub pour mon secteur, que je me suis attribué. Il y a d’autres écoles sur Facebook, d’autres Office de Tourisme mais il n’y a qu’un “Que faire après le bac” et qu’un seul ” Tourisme Gastronomique”. Ainsi je m’attribue le secteur et je peux recruter large pour faire découvrir mes offres.
Je suis un sale con snob. Je pars en vacances à Cannes, Saint Tropez ou Mégève. Quand je vois une pub “découvrez le Lot & Garonne”, je tourne les yeux. Quand je lis “Tourisme Gastronomique” je vais voir. Et si je trouve quelque chose qui me convient je prendrais même si c’est dans le Lot et Garonne. Vous êtes tous des sales cons snobs bourrés de préjugés. Alors sur les médias sociaux une marque doit pouvoir vous accrocher quelle que soit la marque. Et le moyen c’est de ne pas capitaliser sur sa marque (sauf si vous êtes Nutella ou Apple) mais de capitaliser sur le type de produits que vous souhaitez vendre.
Bien sûr il faut un contenu adapté, si je vous croise 3 fois dans la journée et que je vous dis la même chose, la quatrième fois vous m’éviterez. C’est pareil sur internet. Si je vais sur le site de l’OT du Lot et Garonne, je vais lire des infos, je vais aller ensuite sur leur Facebook. Si j’y trouve le même contenu, je me barre. Si j’y trouve d’autres choses, je reste, je lis, et peut-être même que je vais réserver, et si je peux réserver directement dans Facebook j’en profite !
Donc : ne pas mélanger les cibles “animation” et “conquête”, et produire un contenu propre sur chaque média que vous utiliser.



Les medias sociaux servent avant la fidélisation (et donc les clients) la communication, l’image et la notoriété d’une marque ou d’une entreprise. Il se destine donc bien évidemment d’abord aux prospects que ceux-ci soient touchés directement par la marque ou par le biais d’ambassadeurs. J’avais abordé ce sujet des clients / prospects dans un article dédié au Service Client sur Internet ( http://cdeniaud.canalblog.com/archives/2008/10/29/11062430.html ) et dans un article dédié au Social CRM ( http://cdeniaud.canalblog.com/archives/2009/10/08/15115949.html )
Une communauté est faite de cercles concentriques plus ou moins proches de la marque (ambassadeurs / clients / prospects …)
by Cédric DENIAUD
on 19. Nov, 2009
merci Cédric pour tes précisions et les liens, au plaisir de te lire
by contact
on 19. Nov, 2009
[...] en parlions hier, sur les médias sociaux, ce qui compte c’est le contenu. Il faut travailler différents [...]
by Mettez le paquet sur le contenu ! | Nicolas Sosnowiez marketing conversationnel-communautés-musique-high tech
on 20. Nov, 2009
J’aime beaucoup ce billet qui résumé tout à fait ce que pensent beaucoup d’annonceurs… C’est le type de parti pris que j’aimerais appliquer à la propre communication du projet pour lequel je travaille, mais faute de temps pour le moment on est plus dans le relais d’actu que de l’apport de réel contenu.
Le point positif est que comme on n’a pas de site pour le moment, finalement ce relais d’acu joue bien son rôle
++ JFK
by JFK || Peoleo
on 17. Dec, 2009