Damien Saez le dernier héros ?

Damien Saez le dernier héros ?

J’avais l’âge d’aimer ses premières chansons, Jeune et Con ou Sauver cette étoile. Puis je l’ai vu en concert, et je me suis rendu compte que j’étais déjà bien plus vieux que son public de teenager, déçu par son attitude sur scène à faire des doigts d’honneur à la vie, je l’avais catégorisé dans les rebelles pour teenagers.

Puis un matin d’avril 2002, un goût amer dans la bouche, c’est Fils de France qui me touche, un hymne fabuleux, pondu en quelques heures déferle sur le net et les radios avec un leitmotiv “fils de France, enfants de la résistance”.

Puis le poëte maudit est reparti dans ces délires que je n’ai pas suivi.

Mars 2010. L’affiche du nouvel album de Saez est censurée pour sa sortie, le jour de la fête de la femme. Une injustice qui fait buzzer le chanteur, qui affirme que pour vendre du Danone ce genre d’affiche est autorisée. Son premier single, gratuit sur le web, s’intitule J’accuse, référence à l’illustre Zola. Une haute référence qui peut faire sourire mais qui soutient parfaitement les points de vue du jeune homme.

Si on devait résumer les paroles de cette chanson (dont la musique ressemble quand même beaucoup à l’homme pressé de Noir Des’) c’est un brulot anti-sarkoland, anti société de consommation avec de belles phrases bien senties qui toucheront encore les teens mais pas que. “L’homme ne descend pas du singe, il descend surement du mouton”. Derrière cette phrase amusante se déroulent toutes les aberrations d’une société que le poëte refuse, argent, connerie humaine, aseptisation de la société, tout y passe. Avec talent. ça faisait longtemps, ça fait du bien.


SAEZ J’accuse (avec paroles)
envoyé par Blooms. – Regardez la dernière sélection musicale.

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