En 2012 je fais ce que je veux !

Quelle année, encore ! Et comme elle touche à sa fin (du monde), un petit post pour faire le bilan, purement subjectif, pardon si j’en oublie.

En 2012, j’ai cassé plus que casque d’Iphone que les années précédentes, j’ai acheté un ipad et un iphone et je commence à me lasser du manque d’innovation de la pomme, par rapport au trou qu’elle laisse dans mon portefeuille. Etre fan, ce n’est pas être con, et j’ai le sentiment que je ne suis pas le seul à avoir cette impression, que chez les concurrents on se sort les doigts pour être vraiment révolutionnaire.

En 2012 j’ai crowdfundé, et je pense que je vais recevoir la plupart de mes achats en 2013… le crowdfunding, ça déchire, mais c’est lent. C’est tellement lent que le temps que je reçoive ma “Bobine” (nom de la bête), qui est un cable rigide pour iPhone, on était passé à l’iPhone et sa nouvelle connectique. Monde de merde (George Abitbol)

En 2012 j’ai fait 2 ou 3 sites internet à coté de mon travail. Notamment celui de mon club de Kun Khmer, l’ancêtre Cambodgien de la boxe pied poing et celui du Borei Bokator Kampot un centre de Bokator (l’art martial ancestral cambodgien) à vocation humanitaire. Dans ce registre “boxe”, j’ai aussi participé à ma première compétition, grosse préparation physique et mentale pour en prendre plein le pif, je ferais mieux en 2013.

Transition toute trouvée, j’ai également suivi, mes “maîtres” dans leurs combats en classe B, vibrant à leurs cotés, et franchement, ce n’est pas toujours plus facile d’être au bord du ring avec l’appareil photo quand on voit des gens qu’on aime, prendre des coups. Photo et boxe, nous avons initié un nouveau projet en réalisant la moitié d’un livre sur les techniques de Bokator, car le sport est peu documenté. J’ai plié mon D7000, l’autre moitié sera donc en 2013.

En 2012 j’ai ri. Notamment à l’excellent spectacle de Yonathan

En 2012, j’ai halluciné sur les courts métrages de mes amis du sud est asiatique, cette jeune génération promet par son ambition et son envie de changer leur pays et leur vie.

En 2012 j’ai monté une boite avec mon ancien patron et copain depuis des années, une aventure folle dans le domaine des objets communicants qui démarre avec le proto baptisé Oscar

En 2012 nous avons fait quelques belles opérations avec mes clients préférés (ils se reconnaitront, je ne bosse plus qu’avec eux) et encore quelques super déplacement qui donnent envie de s’établir ailleurs.

En 2012 je me suis lancé en parallèle dans une autre aventure, complètement folle avec un ami de longue date, un artiste à mon sens et un de mes préférés, sur une marque : Le Barbu. Une marque décalée, urbaine/street mais pas “banlieue”, une marque “unusual” dont les premiers résultats de vente sont très encourageant, attention ça va être la marque à suivre sur le web en 2013 avec une stratégie de lancement et de communication originale, grandement basée sur Instagram.

En 2012, c’était l’aventure, et pour 2013 le meilleur reste à venir ! Bonnes fêtes à tous :)

 

 

 

Que penser de LeWeb 2012 ?

Quelle grande question ! Sans suspens, la réponse est : du bien. Le Web, c’est un peu comme un James Bond, on y retrouve ce qu’on aime y retrouver et ce pourquoi on y va. Je ne vais pas vous détailler les conférences elles sont sur Youtube :)

Le Web, c’est avant tout une organisation, une organisation béton, la navette qui attend à la bonne station de métro quand le métro lui ne va pas jusqu’au bout… c’est peu d’attente pour avoir son badge et des buffets toujours accessibles sans avoir à se battre malgré le monde.

Le Web, c’est des intervenants des plus grandes sociétés du monde, des patrons des sociétés qui font l’actualité. De ce coté là, on n’est pas déçu non plus. Je vais quand même nuancer ce point. En fait j’ai retrouvé  à Le Web, ce que j’aime, des gens inspirants, super inspirants, et des conférenciers de haut vol par leur talent d’orateur (je pense à Altimer Groupe et son Human Algorythme, et au show de Ramon de Leon). Coté produit, j’ai été un peu déçu, pas déçu pour de vrai, mais je m’attendais à autre chose (rien de précis en fait), mais voir des gens brillants qui ont des produits que j’ai ou dont j’ai envie, me faire “juste une présentation produit”, ça n’envoyait pas du rêve, mais il y a surement des gens qui ont découvert les produits à cette occasion.

Le Web, c’est aussi un endroit de rencontre et de business, ma plus belle rencontre… surement David Ken, photographe et initiateur du LolProject. Mais aussi Thierry Bézier, un peu le pote qu’on a tous envie d’avoir et une pointure du milieu! L’histoire drôle de cette édition, celle de ce monsieur venu au web pour le business et donc qui n’avait pas acheté de billet, pas folle la guêpe, si tu viens pour les conférences, ça fait cher c’est vrai, mais unique

Le Web, c’est aussi la start-up compétition. Bon. Soyons clair, j’y ai postulé mais pas été retenu, et j’ai été déçu par la sélection, objectivement déçu. J’attendais comme un peu le reste de l’évènement que les sélectionnés soient dans le thème de cette année et surtout innovant, vraiment innovant. J’ai trouvé les 16 finalistes intéressants mais pas “bluffants”, et j’attendais d’un tel évènement qu’il mette à l’honneur des boites qui déchirent, qui surprennent et ce n’était pas le cas. On en voit sur internet, on en voit dans des articles, il y a des société géniales, mais pas dans cette sélection, de mon point de vue. D’ailleurs j’ai été très surpris des questions des juges aux 3 finalistes qui étaient des bonnes questions, mais plutôt négatives sur leurs concepts, ce qui renvoyait à l’assistance une image pas si flatteuse des finalistes.

Donc Le Web 2012, dont j’ai raté le mardi, était pour moi intéressant, en y retrouvant ce qu’on y aime et les copains qu’on a pas vu depuis longtemps. Mais surtout, j’y ai trouvé pleins d’idées, de “mantras”, d’inspiration, un peu à la façon de TedX mais plus orienté web et business,  je me suis longtemps demandé si je devais y aller compte tenu du coût, c’est cher, très cher, même avec un tarif startup, mais on fait parfois des dépenses moins intéressantes.

Comment trop d’information uniformise l’information

C’est une dérive de l’information d’aujourd’hui, elle existe en quantité colossale. Des dizaines d’heures de vidéos uploadées chaque minute sur Youtube, des milliards de photos sur Facebook, des millions de Twitts par minutes, et malgré tout ce sont les mêmes infos que l’ont retrouve partout, décryptage.

Si vous lisez des blogs, des sites d’informations, des médias, si vous êtes abonnés à des chaines Youtube, vous l’avez surement remarqué, dans les domaines qui vous intéresse, tous ces médias ont les mêmes informations. Le même jour, tout le monde poste la même vidéo “qui cartonne”, le même artiste pour le même projet qu’il vient de publier, la même “image forte” de la télévision, le même évènement sportif. L’effet s’accentue bien sûr à cause de la multiplication des supports, plus vous suivez de médias (je mets tout dans le même sac), plus les mêmes informations remontent.

Il y a plusieurs raisons à cela :

- faire du trafic en est une. Par exemple, diffuser comme tout le monde les pubs du superbowl va vous amener du trafic (donc de la valeur à votre média)
– le manque de connaissance en recherche d’information : nombre de supports sont unipersonnels, et reprennent ce qu’ils curent sur des sites américains (ou français ou autre), bref, ils ont tous les mêmes sources.
– la non professionnalisation : il y a tant de rédactions bénévoles et de rédacteurs exploités qu’on ne peut pas attendre d’eux des réflexes professionnels dispensés dans des écoles de journalisme, où l’on apprend (en plus de la notion de vérification d’info), ce qu’on appelle l’ANGLE. Prenez les quotidiens nationaux, en plus de leur orientation politique, ils vont choisir une façon de traiter le sujet. Difficile d’être original pour annoncer la sortie d’un iPhone, ou le dernier but de Zlatan ? Faux, c’est un métier, ou tout du moins, c’est une question d’imagination et du temps de travail qu’on y consacre.
la recherche de différenciation est longue et chiante. C’est vrai, c’est bien plus simple de prendre la home de Deezer comme seule source de nouveautés musicales, que de se faire chier à trouver une station de radio pas trop mainstream ou de faire les petites salles de concert.
la noyade : quand tant de médias font l’apologie d’une seule information, les autres sont clairement lésées et d’autant plus noyées, non plus par la masse d’information, mais par l’hégémonie de quelques unes.

Sites de curation, algorithmes qui mettent en avant les infos les plus partagées, tout cela contribue de plus en plus à un message unique, à l’enfouissement de l’underground sous des kilos de merde (merde =  lolcats et autres fails),  à la reprise des ces informations sur des sites de plus en plus similaires, qui vont jusqu’à uniformiser leur design “parce que c’est la tendance”. Polluée par la pub, les sponsorings et l’intrusion des marques qui font passer leurs pubs pour de l’info (ou des exploits comme redbull), l’information se perd.

Le problème ce ne sont pas les marques qui jouent intelligemment ce jeu, et qui enfin amènent quelque chose de différent que “lave plus blanc que blanc”, c’est les consommateurs, qui consomment l’information, l’art, les messages pub et les lolcats au même niveau : en les consommant sans esprit critique, sans envie d’en savoir plus et surtout sans envie de savoir ou de voir autre chose.

Et de l’autre coté, ce phénomène a aussi son bon coté, quand une chose qui vaut le coup, vraiment le coup, de sortir et de faire le tour du monde, sort, elle sort pour de bon, et pour les artistes, les activistes positifs, les ONG, ça, c’est magique.

Pourquoi MTV ne passe plus de clips

Je suis tombé sur cette excellent et très drôle vidéo qui m’a interpellé à plusieurs niveaux, d’abord c’est vrai : MTV “L’original” comme on l’appelle ne passe quasiment plus de clips musicaux, je l’avais remarqué, mais je n’avais pas remarqué que ça…

En effet, MTV, la chaine de la musique et des clips musicaux, ne passe quasiment plus de clips. D’après la vidéo ci dessous, il y a plusieurs raisons à cela, notamment une grande : YOUTUBE. Tu veux voir des clips, va sur youtube et regarde ce que tu aimes. Oui le monde change, et si Youtube révolutionne la télévision dans sa globalité (ondemand, replay, cover, response etc. vous pouvez en découvrir plus sur le phénomène Fans Made Vidéos dans cet article), Youtube oblige aussi certaines chaînes à se remettre en question. Pourquoi une maison de disque devrait négocier avec des radios et des chaines de télé, quand on peut juste poster sur Youtube et faire 800 000 000 de vues (comme Psy).

L’accès  aux artistes est maintenant direct via Facebook, Twitter et Youtube, en effet MTV devait trouver un nouveau modèle.

Et son modèle, c’est de la merde. Oui dans la vidéo y’a un bip quand il dit shit, sur mon blog, ça marche pas, tu peux cligner des yeux pour voir … :)

Oui, y’a quelques années, MTV diffusait Beavis et Butthead, un dessin animé autour de deux fans de rocks, par exemple. Puis MTV  a commencé à diffuser Cribs, où les stars dévoilaient leur maison. Puis y’a eu Made où des jeunes se lançaient un défis (6 semaines pour devenir la reine des pompoms girls alors que je pèse 600 kilos) ou encore des émissions de dating comme Parental Control, où les parents choisissent un mec à leur gamine (ou inversement une meuf à leur gamin) parce qu’ils n’aiment pas l’actuel. Une dérive qui amène aujourd’hui à 16 ans et enceinte, très logiquement suivi de 17 ans et Maman, après avoir inventé des formats comme The Hills (sorte de Hollywood Girls) et bien d’autres.

MTV raccole donc large, avec du Vis Ma Vie, du Confession Intime à la sauce generation Y, et garde du coup le coeur des 13-20 ans, comme il y a 15 ans, mais plus pour les mêmes raisons. Comme le dit la vidéo avec humour : pour que les jeunes se sentent supérieur à une gamine de 16 ans enceinte et sans un rond.

MTV s’est donc segmenté pour gardé son identité, avec MTV Base pour le HipHop, MTV Pulse, MTV Idol etc. qui eux continuent de diffuser des clips, mais sur des bouquets payants.

Et pourtant l’influence de MTV n’a jamais été aussi forte, comme en témoigne ses évènements phares MTV Music Awards ou MTV Video Award, preuve encore que la musique et les artistes, restent l’ADN de la marque MTV, mais pour combien de temps…

 

J’ai jamais autant acheté sur internet

Avec le lancement de notre nouveau projet de société d’objets connectés pour les professionnels, j’achète en ce moment des kilos de trucs sur internet. En France, en Chine, en Espagne, en Allemagne, et figurez-vous que j’ai de très bonnes surprises.

Ma première conclusion de tous ces achats, c’est que quelle soit la taille du marchand, j’ai globalement été satisfait de l’achat, du prix, et du délai de livraison.

Ma seconde conclusion, c’est que tous ces gens, grandes entreprises ou petites PME, répondent aux mails. J’ai connu pas mal de soucis, des adresses paypal en conflit avec l’adresse de livraison, des colis qui mettent 1 jour à faire Hong Kong – Dusseldorf et 5 jours pour faire Dusseldorf-Paris… et tous ces commerçants ont été très réactifs pour m’aider.

Troisième point et là on rentre dans le vif du sujet : j’ai bien reçu ce que j’ai commandé, c’est déjà pas mal, mais parfois les produits sont défectueux. ça arrive, je peux le comprendre. Mais c’est là qu’on voit les “bons ecommerçants”, car pour certains, une fois le produit livré, c’est silence radio à mes mails, appels et relances.

Cet article n’a pas pour but d’être exhaustif mais de partager quelques évidences sur l’achat en ligne :
– on peut acheter n’importe où la taille de la société n’a pas d’importance
– globalement les paiements sont sécurisés, et plus le commerçant est petit, plus on a de chance de passer par paypal ce qui est une bonne garantie
– le SAV dépend du sérieux du commerçant et uniquement de ça.
– l’expérience d’achat est globalement similaire chez tout le monde, on retrouve en vrac, du magento, du prestashop, du ebay parfois (un site vitrine qui redirige sur une boutique ebay)
– Mais, enfoncement de porte ouverte oblige : Amazon c’est quand même le must, livraison 24h, one click buy, colis pas abîmés.

Ce n’est pas une surprise, mais globalement avec une cinquantaine de commande en un gros mois, beaucoup de bonnes surprises.

Mes morceaux préférés

Parlons un peu de musique, un sujet qui me passionne et qui m’avait amené au départ vers le journalisme. Un petit classement de chansons à écouter très fort (j’insiste, c’est vraiment pour moi à fond que ces titres prennent encore plus leur sens) qui pour ma part me laissent sans voix, les poils hérissés, la larme à l’oeil même. Dans un autre billet, on parlera de riffs :)

Aaron Seeds Of Gold
Cette montée musicale, cette répétition de phrases et cette fin sublime “something coming on my friend” m’emmène haut dans les émotions (comme dirait Chris DeBurgh, comprenne qui pourra). Une bonne découverte sur ce second opus après le très remarqué Lily (U-Turn)

Neil Young Heart Of Gold
Bien sûr il y a the Needle and The Dammage Done, A Man Needs a Maid, mais surement lié à un moment de ma vie (que j’ai oublié), celle ci me touche, le coté quête, qu’on ne sait pas trop si elle est intérieure ou celle d’un être complémentaire… bref sublime.

Billy Joël Piano Man
Avec son coté ballade irlandoche, l’histoire bien écrite du joueur du piano, sa relation à l’instrument, le bonheur qu’il diffuse et là aussi une montée dans la densité du son de l’instru, les “lalalalila”, la voix qui monte, ceux qui ne connaissent que Honesty ou Uptown Girl sont vraiment passés à coté de quelque chose.

George Harrison – While my guitar gently weeps
Grand fan des beatles et peut-être encore plus de George ces dernières années que j’ai complètement redécouvert (je vous conseille l’excellent docu sur lui “living in the material world”), j’ai toujours aimé cette chanson. Le fait de jouer de la guitare (comme un pied) y est peut-être pour quelque chose. J’aime la progression des accords, sur la base de la mineur (je me la pète), le rythme, l’émotion. Avec un amour tout particulier pour la version du concert pour le Bangladesh (désolé pas de lien deezer)

Led Zepplin Since I’ve Been Loving You.
Un sacré blues de plus de 8 minutes, intense, porté par les solos de Page qui s’entremêlent aux cris suraigus de Plant, un morceau tout en monté aussi, un quasi solo interminable, émotionnelle, prenant, tripant, presque Floydiens par moment. J’ai tellement aimé la version du remasters (l’original quoi), que j’ai eu beaucoup de mal à me laisser emporter par d’autres versions… jusqu’au “Live à La BBC” qui m’a achevé, sublimant le magnifique.

Syd Matters To all Of You
Bon c’est clair que n’importe quel titre de Syd Matters peut te donner des envies de suicide, mais celui ci je le trouve sublime, ce petit arpège en boucle, les fonds planants, bref j’ai choisi celui là !

Del Amitri Always the last to know
J’ai surement un problème avec cette chanson, si mon iphone devait me dire la chanson que j’ai le plus écouté dans ma vie c’est celle là. Rien de particulier pourtant, une histoire banale, d’un mec qui se rend compte qu’en ayant rompu avec sa copine il est toujours le dernier à savoir ce qui arrive dans sa vie… mais sa voix me rend fou, le petit riff, les paroles aussi finalement, je peux l’écouter en boucle.

Guns N Roses November Rain
Trop le bon plan à 14 ans, tu demandes au Disc Jockey de te passer celle là pour un titre de 8 minutes, si au bout du compte t’as pas emballé : laisse tomber c’est mort. Au delà des premiers émois, c’est pour moi un des plus beaux titres des Guns avec Estranged (dans la catégorie slow). La voix surréaliste (et multipliée par 12000 grâce au multipiste), et surtout, surtout surtout surtout le deuxième solo de Slash, pour moi son plus beau, c’est à ce moment là (à 6’57) que je perds le contrôle total, j’y suis, dans leur église, pleurant la mort de la femme du moment d’Axl, dans le désert, tout de cuir vétu. Bref tu vois ce que je veux dire.

Lloyd Cole Forest Fire
Mystère des années 80 Lloyd Cole n’aura eu que 2 gros succès, avec sa voix à la Chris Issak (ou elvis au choix), cette chanson tout en retenue, vous laissera à la fin comme un incendie de forêt mal éteint (j’ai aussi été élevé avec les grosses têtes pardon).

 

 

Qui a tué la FNAC ?

Depuis 1954, la coopérative “Fnac” révolutionne la culture, mais en 2012, le modèle semble arriver au bout du rouleau, en effet l’enseigne est à vendre.

La faute à qui, la faute à quoi ? Je ne sais pas, je ne suis pas vraiment expert dans le domaine… mais ce que je sais… c’est que d’une certaine façon ça leur pendait au nez.

La fnac a mis beaucoup de temps à comprendre un certains nombres de choses, le rapport Olivennes, remis au gouvernement illustrait bien l’incompréhension du géant face à un monde qu’internet faisait muter.

La Fnac a mis du temps à se lancer sur internet. A l’heure où Pixmania, Amazon et consorts faisaient leur classe dans l’e-commerce, la Fnac ne s’est pas lancée, pour une enseigne “révolutionnaire”, ils ont regardé la révolution de loin.

La Fnac comme l’a illustré le rapport ci sus cité (ouais et je t’emme…), a pensé que le disque était encore un produit d’avenir. Ce truc que j’ai toujours pas compris, quand y’a eu la cassette on a arrêté les vinyles, quand y’a eu le cd on a arrêté la cassette, mais quand le mp3 est arrivé on a continué à faire des disques… incompatible avec LE produit de l’an 2000 : le lecteur mp3, iPod, iPhone et autres.

Très concurrencée avec l’arrivée d’internet, en quête de vendre un produit que la jeunesse ne comprend pas, malgré d’autres rayons qui n’ont pas pu compenser… (c’est clair que s’ils misaient sur le livre… entre le peu de vente par rapport au CD et la démocratisation des readers… c’était mort).

Meutre ou suicide, c’est finalement la question de fond. Le monde moderne a fait évoluer les choses et la FNAC n’a peut être pas su prendre le bon virage, se rationaliser, se mettre en phase avec le marché, rester révolutionnaire. Jouant le jeu des majors et du gouvernement, pourfendeur du piratage. C’est surement le cumul de petits virages ratés qui les amené à cette situation, reste à voir comment ils vont appréhender l’avenir.

Ces petits commerces qui font le buzz

Retour sur les petits commerces, les commerces de proximité, ceux qui ont eu si longtemps pour seul site internet une page wanadoo. En effet aujourd’hui ils commencent à être nombreux à être dirigés par une génération pour qui internet fait partie intégrante de la communication.

J’ai déjà parlé du Camion Qui Fume, et ses 10 000 followers Twitter qui sont quasi tous clients de l’enseigne de burger mobile. Je m’arrête une seconde, oui vous avez bien lu, un camion ambulant de burger a 10k followers sur Twitter…

Ils sont de plus en plus nombreux à ouvrir leur page Facebook, leur compte Twitter et à se faire connaitre par là par les amis de leurs fans.

Souvent on a dans son réseau des locaux, des gens qui vous ressemblent, même âge, en couple, avec enfant ou pas, comme vous quoi et surtout qui habite dans le coin. Donc en tissant une relation sur Facebook avec une lieu, un commerce, en likant les photos de votre dernière chambre d’hôte, vous exposez cet endroit à la vue de vos amis, qui donc vous ressemblent. Et quand on est un commerce de quartier, même appartenant à une grande enseigne, 1 client venu sans pub, par la viralisation des réseaux sociaux, c’est un nouveau client gratuit. Et au bout de quelques temps cette masse de clients acquise gratuitement, devient un pourcentage de plus en plus important de votre clientèle.

Les réseaux sociaux ont donc bien quelque chose à amener à ces commerces du coin. Dernier énorme buzz en date, un supermarché local à Rennes et son casse-tête lancé sur Facebook qui a touché plus de 300 000 personnes qui ont commentés…

Donc oui, on peut être local, on peut être un petit chocolatier et investir les médias sociaux, être une chambre d’hôte et entretenir sa clientèle par Facebook, cultiver plus de 4000 clients de son camping sur sa page fan.

Après la vrai question c’est comment animer et activer cette communauté sans y perdre trop temps et en y trouvant son ROI, ça on y reviendra !

Hoax toujours la même histoire qui se répète

C’est dingue, en quasi deux décennies d’internet, c’est tous les jours la même merde… Y’a 15 ans, la rumeur récurrente était “msn va devenir payant” et bien sûr “si tu ne passes pas ce message à 10 personnes tous les malheurs du monde s’abattront sur toi” et pendant tout ce temps on dirait que personne n’a rien appris.

Avec le lancement de Facebook Offers, (du coupening à la sauce Facebook), c’est maintenant des iphones 5, à 59€ qui circulent, me rappelant ces emails des années 90 “envoie ce mail à 5 de tes contacts et Sony Ericsson t’enverra son dernier portable”. Ah bon ? :)

L’autre jour, les gens désactivaient les notficiations de leurs amis, en pensant rendre invisible leur statut à des inconnus. Bref, quasi 20 d’internet et les gens sont toujours aussi crédules, pourtant le recette est toujours la même… on pourrait en faire un générateur de fake ! Choisissez un thème (devient payant, ferme définitivement, donne accès à votre compte à tout le monde), une marque (apple, Facebook, twitter, samsung) et une action à effectuer (fais passer, imprime, renvoie un email) et générez votre hoax :)

Faut-il quitter Facebook ahhhhhhhhh ?

Question récurrente* et remise au goût du jour par le sérial entrepreneur Jérémie Berrebi dont le départ fait grand bruit.
*d’où le “ahhhhh” cri de “merde t’as cédé à la tentation de ce titre pourri et raccoleur”.

La question est volontairement mal posée. Il n’y a pas de raison particulière à quitter facebook aujourd’hui ou demain. Jérémie explique pourquoi il quitte facebook, il y a une partie que je ne discuterais pas : chacun gère son temps comme il veut, le passer à faire des trucs plus intelligents que de trainer sur Facebook parait une excellente façon de l’occuper :)

En revanche je trouve que c’est le bon moment pour utiliser Facebook, comme une source d’info, en 2012 ça y’est tous les médias du monde y sont accessibles, ce n’était pas le cas il y a encore 2 ans, on est donc “au summum” de la possibilité d’information.

Du coup forcément elle est polluée, par les amis et leur vie privée. Moi je gère des listes. Je m’en fous des états d’âmes de personnes que je ne fréquente pas et qui se répandent en status et photos. Je ne les vois pas. Donc les listes permettent de filtrer la pollution. Y’a 7 ans j’avais Feedreader pour mes flux RSS, c’est aujourd’hui Facebook qui le remplace. Et pour Facebook vous m’y trouverez peu le soir et le week-end, c’est un super outil et cela doit rester à sa place d’outil.

Twitter plutot que Facebook, c’est vrai qu’on trouve moins de conneries en tout genre (photos et vidéos) et encore… et à moins de suivre les bonnes personnes (donc faire une sélection c’est à dire comme gérer des listes sur FB, ce que Twitter propose aussi), on lit des trucs pas intéressants “mange un pépito”… et surtout on se farcie des kilos de RT.

Alors faut-il quitter Facebook ? non, pas plus qu’il ne faut arrêter de boire :) “En toute chose modération est bonne”

PME, TPE et Réseaux Sociaux

Je me souviens il y a quelques années, Loic Lemeur, dans une présentation chez TF1 faisait allusion à l’utilisation de Twitter par le “Crème Brulée Cart“. Un vendeur ambulant à San Francisco qui avait amassé tellement de followers Twitter (près de 23 000 aujourd’hui), que lorsqu’il annonçait où il se trouvait, il y avait des kilomètres de queue sur le trottoir. Preuve à l’époque que bien utilisé Twitter peut être un gros générateur de business pour une TPE.

A Paris, c’est Le Camion Qui Fume, camion ambulant de burgers maison qui cartonne avec 10 000 abonnées Twitters et 15 000 fans Facebook. D’abord les chiffres sont énormes, ensuite autre chiffre hallucinant, le peu de différence entre le nombre de Fans et de Followers, preuve que pour ce genre de business et surtout d’animation de communauté, c’est bien Twitter qu’il faut privilégier. Bon avec autant de follower, forcément y’a toujours une heure de queue minimum, mais il parait que ça vaut vraiment le coup.

Avoir des followers, c’est avoir une base client, mais les réseaux sociaux amènent un truc en plus : le bouche à oreille. Les utilisateurs Twitter, parlent du Camion Qui Fume.

Et quand ils en parlent, ils exposent le CQF à leurs followers. Prenez par exemple ces twitts.

Les premiers utilisateurs ont une petite centaine de Followers. En parlant du CQF, ils exposent la marque à ces centaines de gens. Comme si en sortant d’un resto de quartier vous appeliez 100 de vos amis pour leur dire “j’ai diné au Balto en bas de la maison, c’était très bon”. Et dans le cas du dernier twitt de cette image, Romain Levy a plus de 3500 followers… Donc il vient de dire à 3500 personnes que le QCF est une super adresse. Puissant comme bouche à oreille.

Twitter a donc un réel rôle à jouer à mon sens dans le développement de la clientèle d’une TPE ou PME, peut-être même plus que Facebook… à suivre !

Les objets communiquants un fail de plus ?

J’ai souvent parlé du Nabaztag et de ces petits frères. Pour moi le concept était génial, un lapin super mignon, avec des capacités techniques de text to speech, qui lit les mails, qui lit le RFID, sur la papier vraiment une tuerie. Et puis à l’utilisation… pas très utile en fait. Saoulant la plupart du temps, pas facile à programmer, et puis finalement d’un compagnon il est vite devenu un bibelot. De nouveaux produits sortent depuis quelques temps et j’ai l’impression qu’on oublié l’utilité de la communication…

Prenez par exemple les balances communiquantes, il y en a plusieurs modèles, elles coutent une centaine d’euros (130 en moyenne). Elles communiquent avec votre iPhone pour… suivre vos variations. Super. Pour 100€ de plus qu’une balance à mémoire, vous avez vos variations dans votre iphone… Je prends cet exemple de façon idiomatique mais ça représente bien le problème de l’utilité réelle des objets d’aujourd’hui : ils ne communiquent pas vraiment.

 

Pour moi une balance communicante, doit savoir grâce à votre iPhone, vos déplacements, combien de pas vous avez fait, combien de calories brûlées et vous dire signifiez en fonction de vos variations qu’il faut peut-être un peu se calmer sur les big mac… Pouvoir être en communication avec RunKeeper (ou autre appli de sportif) pour vous aider à piloter un objectif de prise de masse ou de perte de poids. Dans un monde communiquant, elle pourrait même vous communiquer le nombre de calorie auxquelles vous avez le droit, les petits plaisir que vous pouvez vous octroyer ou non. Dans un monde communiquant, elle serait même en relation avec Shopmium pour optimiser vos achats de nourriture. Dans un monde communiquant, la balance serait le centre de gravité de la gestion de votre bien être, de savoir ce que vous manger, quand vous dormez, comment se passent vos phases de sommeil, comment optimiser vos trajets pour marcher un peu plus, sans que ça devienne une tannée.

 

EDIT : 17/09 : je découvre Fitbit et là on cause ! :)

Bref, dans un monde communiquant, les objets qui communiquent vous permettraient de vraiment améliorer votre quotidien que ce soir sur la gestion de votre poids (ou plus largement de votre santé), vos dépenses énergétiques, des pouvoir en fait tout simplement vous simplifier la vie. Aujourd’hui, c’est la geekerie qui l’emporte, le coté “t’as vu ma balance partage mon poids avec mon iphone” et ? et rien de plus, sinon d’avoir au passage alléger aussi votre porte feuille.

 

ReEDIT : bon manifestement la balance Withings a un programme “diet” et en plus fonctionnerait avec une apps de course à pied, là je kiffe :)

Un exemple “génial” à mon sens c’est le magnet Evian développé par Joshfire, quand vous n’avez plus d’Evian, une pression sur un magnet préconfiguré permet de recommander et de se faire livrer ses packs. Et peut-être même qu’un jour les bouteilles auront des puces RFID (ou un truc dans le genre) et quand le magnet détectera qu’il ne trouve pas d’Evian chez vous, il vous proposera d’en commander à nouveau !

Je crowdfunde, tu crowdfundes, nous crowfundons

Cela fait des années qu’on en parle quand j’étais chez Eyeka, on faisait du marketing participatif, arrive alors MyMajorCompany qui permet aux internautes de financer des artistes, c’était le début de la vague.

Aujourd’hui je pense que environ 10% de mes achats sur internet se font comme ça, acheter une montre sur Kickstarter (une montre qui enregistre 10millions de dollars de précommande), un câble pour iphone, un EP d’une chanteuse en devenir.

J’aime ça. J’échange avec les concepteurs/artistes, ils nous tiennent au courant de l’avancée de leur projet, et donc d’une certaine façon ils mettent le consommateur/fan au coeur de leur stratégie de développement. Bon, il faut savoir qu’en choisissant les chemins parallèles, les délais sont eux aussi parallèles… le câble normalement livré en Juillet est toujours en contrôle quali et la montre “shipping september”, est loin de quitter les entrepôts d’UPS..  mais bon.. dans un monde d’immédiateté, on apprend à attendre pour avoir des produits exclusifs, et surtout on n’est pas pressé car on fait partie du projet, et ça permet de rendre l’attente moins longue.

Cet été j’ai aussi aidé à ma mesure, Angie à financer son projet au Kenya pour des orphelins, et je suis de prêt pour m’investir à distance dans des projets similaires, plus proches de mon environnement.

Avec la création des MesChampions, c’est le financement de sportifs en devenir qui apparait, un sujet aussi dans mon environnement puisque j’ai la chance de côtoyer pas mal de légendes et futures légendes du Muay Thai, KunKhmer et Bokator.

Pour tous, le problème est le même trouver de l’argent, et finalement en rencontrant leur public, ils trouvent ces fonds, pourquoi attendre que le produit soit fini pour le commercialiser si les gens sont prêts à le pré-payer ? il n’y en a pas.

Cette année je vais donc continuer dans cette voie, aider des boxeurs, des enfants aussi, et acheter des conneries de geeks, parce que cette nouvelle façon de consommer me plait, dans l’aspect “dans le projet”, dans ces cotés sociaux, et aussi soyons franc car il satisfait aussi en nous une part d’égo d’avoir eu le nez de soutenir un projet qui marche !

Et vous, vous crowfundez ?

 

 

Je crois que mes yeux ont envie de vomir

Un long silence… depuis le mois de mai je crois, de nouveaux projets, beaucoup de travail et puis la crise de la plume, moins envie de commenter l’actualité des réseaux sociaux, et puis beaucoup de choses à dire que j’ai dite sur Facebook, qui tenaient en une centaine de signes, sans avoir envie de m’étendre.

De retour donc avec pleins de choses à vous raconter, on va parler de business, d’objets communiquants, de kickstarter surement aussi, de vidéos, d’évolution de la société, de projets humanitaires, bref la crise est passée !

Mais pour commencer on va parler de vidéo sur internet.

Je raconte souvent cette histoire, à Le Web (qui ne s’appelait pas comme ça) en 2004, je rencontre un type qui me dit “tu fais quoi ?” je lui dit que je bosse pour Fotolia et je lui retourne la question “et toi ?” “moi je monte un site de partage de vidéo”.

Un site de partage de vidéo ? les gens ne savent pas se servir d’un camescope et c’est illégale de diffuser des films et ce qui est passé à la télé. Je le quitte en me donnant pas cher de sa peau… “et ça s’appelle comment ton site ?” lui demande-je par politesse… “Dailymotion“. :)

Vous devez comme moi, la génération vidéo gag, bien aimé ce qu’on voit aujourd’hui sur Youtube ou Dailymotion, les “faceplant” (gens qui se ramassent la gueule en avant), les Fails (les ratages en tour genre).
Alors j’ai commencé à en regarder, chez SpiOn, chez 10minutesaperdre, sur youtube pour en trouver d’autre, et puis ils arrivent aussi seuls par les partages Facebook.

Et puis d’une Prank (une blague souvent idiote) à un Faceplant, j’ai découvert les Road Rage (mecs qui se tapent sur la gueule pour une histoire de queue de poisson), les DashCam (caméra embarquée dans les voitures qui filment en permanence), et puis les bagarres Courtyard (dans l’arrière cour à main nue souvent). Et je suis entrée dans une autre dimension…

J’ai vu plusieurs assaillants battre quasiment à mort un homme. Des videurs de boites casser la gueule en groupe à des gens pas plus épais qu’un sandwich SNCF (©), des voitures écraser des gens, des flics abattre un chien, des animaux mourir quasiment live, des injustices flagrantes pour des motifs idiots (partir sans payer) ou tout à fait défendables (insultes racistes, défendre sa femme).J’ai vu un nombre incalculable d’accidents de voiture, pas drôles, de motard fauchés, de piétons éclatés…

Et là j’ai eu une vraie envie de vomir. L’overdose, le bad trip sans substance. Mal au ventre, mal aux tripes d’une vision d’un monde étrange, violent, injuste, portée aux nues par les sites de partage vidéo.

J’ai le coeur bien accroché, mais la violence de certaines images, leur réalisme (forcément), et le fait qu’il y ait quelqu’un pour les filmer,  un spectateur bien passif (oui un enc***) ça m’a retourné.

J’ai déjà du mal à comprendre comment celui qui se casse la gueule sur le trampoline de son jardin se retrouve sur youtube.. Le mec se filme, se rate et se colle sur Youtube pour se taper une honte internationale ? Et les filles qui tombent des barres de Pole Dancing dans leur salon que cherchent elles ? La rémunération de Youtube si elle depasse le million de vue ? Peut-être.

Et ce qui me fait flipper le plus, c’est que j’ai vu tout ça souvent dans des compilations, donc sans possibilité de vérification de “l’âge du téléspectateur”.

Alors je m’interroge sur “quand” Youtube et consors vont se réguler, vont-ils s’asseoir sur cette manne de snuff movies banalisés qui font des millions de vues…

En attendant j’ai trouvé depuis des mois l’inverse, avec Viméo, une plateforme qui met en avant les réalisateurs amateurs, professionnels ou occasionnels, et qui propose un contenu d’une qualité hallucinante et qui prend de plus en plus de part de marché à Youtube ou Daily. cela me renvoie quelques année en arrière quand Youtube et Dailymotion était bien plus qualitatif et laissaient tout le rebus à Break ou Metacafé. Les temps ont changé, je crois que mes yeux ont envie de vomir.

Yesi Bank récompense vos actions sociales

Yesi Bank est une nouvelle banque qui édite une monnaie virtuelle : le YES.  Liker, partager, regarder, tant d’actions que YesI Bank vous propose de monétiser en YES, des Yes à valoir sous forme de réductions chez des marchands bien réels.

Une excellente façon de se faire connaitre, de toucher des influenceurs, et de monétiser sa propre influence. Combien de Yes seriez-vous prêt à payer pour passer dans le Twitter de Presse Citron ou pour que Vinvin passe votre vidéo sur son Facebook ?

c’est tout le principe donc de YesI Bank expliqué de manière très drôle par les équipes de Canal Plus :

 

Veuillez installer Flash Player pour lire la vidéo

Draw Something le BUUUUUZZZZZ de la semaine

Draw Something, c’est une appli mobile, dont le principe est archi simple : dessinez, c’est gagner. Pictionnary si tu préfères. Donc voilà, tu dessines un mot que l’appli te propose, et tes amis doivent deviner. Puis c’est à ton tour de deviner leur dessin.

Simple, ludique avec un bon business modèle (tu peux acheter des jockers très pratique et des couleurs pour faire des beaux dessins), l’appli cartonne et depuis une semaine que je joue (comme un fou) je vois ma liste d’ami se remplir à vitesse grand V, comme y’a deux semaines sur Pinterest :)

Franchement cool, l’appli tire vers le haut et permet de jouer avec ses vrais amis, mais aussi avec des “amis facebook qu’on connait pas” et pourquoi pas des stars… ;)

Quand je dis tire vers le haut c’est parce que certains de vos amis sont des artistes et leurs dessins sont fous, d’ailleur un tumblr les recense !

 

50 millions de téléchargements et une revente à Zynga, voici la belle histoire de cette appli toute simple, alors on joue ?

 

MAJ : les chiffres !!!

 

 

Created by MBAOnline.com

Pebble la montre qui lève 1 million $ en 28 heures

Pebble c’est une montre imaginée par une bande de jeunes, une montre qui se connecte et pilote tous les smartphones ou presque. Ajoutez un système d’app et vous avez la montre révée de tous les geeks, avec un SDK open source.

Les garçons ont réalisé un premier prototype, puis un prototype de montre. Pour lancer le développement ils avaient besoin de 100 000$. Ils sont alors allé ouvrir un compte sur Kickstarter pour tenter une lever de fond financée par les internautes.

La montre plait et plait beaucoup, en deux heures ils récoltent les 100 000$, et en 28 heures Pebble reçoit pour 1 000 000 $ de commandes soutenu notamment par le site Engagdet. Autant dire que le concept est validé par les internautes !

A cette heure le compteur est à plus de 1.6 M$, et cela continuera jusqu’au 18 mai, curieux de voir si on va atteindre les 2 millions, ça semble bien parti.

 

MAJ : pour fêter tout cet argent l’équipe a décidé de rendre la montre complètement waterproof ! (petit papa noel…)

Pour voir cet incroyable montre :

Facebook a-t-il fait une grosse connerie en payant Instagram 1 milliard de dollars ?

voilà ce qu’on appelle dans le langage une putain de question… 1 milliard pour une boite qui a moins de 2 ans, 12 employés et 30 millions d’utilisateurs. ça peut paraitre un peu fou…

Certains ont dit que cela valorisait encore plus facebook pour les marchés boursiers, d’autres ont dit que Mark avait perdu la tête, certains autres y voient un mouvement stratégique de Zukerberg pour contrer un éventuel rachat par un concurrent ou pour bien prendre le lead sur le mobile. Bref, personne n’en sait rien, mais chacun à son avis. A mon avis, Mark voulait des filtres en plus et comme c’était compliqué il a directement racheté Instagram et comme il n’avait pas de monnaie, il a filé un billet d’un milliard.

A mon avis (le vrai cette fois), il y a peut-être un autre coup de théatre à attendre. Facebook est très bien pensé, en avance et novateur, alors cette acquisition parait bien loin de tout ça, donc il doit y avoir autre chose derrière, sinon Facebook part en couille…

Nouvelle Page Fan, le énième coup de génie de Facebook

On avait déjà salué l’arrivé de la Timeline pour les profils utilisateurs, renvoyant le prétentieux Google Plus à l’âge de pierre des réseaux sociaux.Comme a chaque fois, les pages Fans, ont repris le design des pages profils, les spécialistes ont alors applaudi l’arrivée du story telling. Mais le changement est bien plus profond et offre à Facebook un modèle économique.

Le story telling c’est l’art que développent les marques pour raconter une histoire et pas juste présenter un produit (même si l’acte est le même…). Avec la timeline Facebook offre aux marques une histoire qui se raconte dans le temps, qui se partage qui se viralise, qui engage.

Mais cette timeline engendre un certains nombres de changement dans les habitudes des marketeux sociaux :

– fini les onglets (si on peut encore employer le mot) dans la colonne de droite
– fini les “landing tab”, ces onglets de bienvenus sur lesquels tombaient les “non fans”
– fini l’état fan/non fan d’un onglet pour obliger les gens à être fan pour accéder à une application
– arrivée des “milestone” pour marquer sur la timeline les évènements les plus importants
– possibilité de laisser un post en haut de page pendant 30 jours
– possibilité d’évènementialiser sa cover et de ne plus toucher à son avatar de profil
– création d’une zone de mise en avant des appli sous l’image de cover

Tout ça…. ça fait un mini site, des sortes d’onglets nous amènent dans des pages (les applis), on arrive sur la chronologie des échanges comme un blog. Bref Facebook a transfer les “Pages” en “site”, changeant ainsi leur role, leur profondeur et leur navigation.

Alors comme ça les marques vont pouvoir être plus belles, plus présentes, et plus engageante, mais également plus soucieuse du suivi de leur communication, car Facebook en sera l’historique.

Alors comme ça l’outil devient enfin meilleur et en plus… Facebook a lâché le morceau, 16% des fans d’une page voit un post, et cela est calculé selon un algorythme de popularité : l’edgerank. Et si vous voulez touchez le reste de vos fans, Facebook a pensé à une solution : Payer.

Génial tout simplement.

Le net tueur de professions ?

On parle souvent de droits d’auteurs, de piratage, d’internet, de peer 2 peer et pourtant…le net tue aussi aussi des professions à sa façon.

En France en 2011, les entrées de cinéma ont battu des records et ce n’est pas la fermeture de megaupload qui en est à l’origine… L’offre légale d’Apple s’est taillée une belle place alors que les majors continuent de vouloir vendre des disques à des gens qui n’ont  pas de lecteur de disque… mais coté boulot, les choses évoluent également, dû à la technologie, à la professionnalisation du matériel grand public, à l’évolution des techniques de fabrications et aux besoins des consommateurs.

Tumblr, Pinterest, Twitter, repassent des images qui à force d’être repartagées perdent leurs auteurs, leurs sources. Bref, le net à foutu un vrai bordel dans les droits d’auteurs mais pas seulement.

J’ai travaillé pour Fotolia et depuis ce jour, j’entends des photographes qui se plaignent que Fotolia et les micro stocks ont tué leur métier, que l’état doit intervenir. Et ces photographes tombent sur le dos de quiconque semble aller à l’encontre de leurs croyances.

Pourtant la généralisation des appareils photos sur les téléphones portable a rendu les gens témoins de leur vie et depuis quelques années les photos de presse viennent de téléphones portables. Depuis que Paris Match a publié en Une une photo des attentats de Londres, les choses ont changées, tsunami, révoltent, éruption, les gens qui sont là sont les premiers témoins et tous possèdent des appareils photos. Le photojournalisme en a pris un coup. Si le travail du reporter de guerre est bien spécifique, la photo de l’évènement elle, est souvent prise par un badaud. et pour cause, il y a des smartphone partout dans le monde, pas des photographes sur le qui-vive…

L’explosion des appareils amateurs qui maintenant prennent des photos avant que vous ayez appuyé sur le bouton, la qualité de ce que permet de produire du  matériel amateur a aussi mis un coup aux photographes de banque d’image.

La fermeture de Kodak en est un exemple, tout géant qu’il fut, il n’a pas su saisir le virage du numérique.

Au cours des siècles des professions ont disparues ou se sont raréfiées, dans l’industrie notamment ou certaines compétences sont maintenant remplacées par des machines.

La dématérialisation, le net, le téléphone portable, l’avancé de la technologie tuent ainsi des professions. Voyez-vous encore des cireurs de chaussures aux coins de nos rues ? non. Des aiguiseurs de couteaux ? non plus. Des photographes ? de moins en moins.

Au lieu de ça le net crée des “community manager”, des chefs de projets webmarketing, des experts médias sociaux, des artistes “webdeux” etc.

Le monde change et l’évolution des professions en est l’indicateur.

Il ne s’agit pas de se demander si c’est bien et s’il faut les préserver, c’est le consommateur qui choisit. Il choisit de quoi il a besoin et de qui il peut se passer. Le tirage photo s’est effondré avec l’arrivée du numérique, le livre photo explose, les comportements changent. Aux industries et aux professionnels d’anticiper cela, de savoir faire évoluer leur métier ou de se reclasser si leur métier n’est plus une nécessité pour les consommateurs.

L’entrée sur le marché de nouveaux acteurs qui cartonnent montre qu’on peut toujours innové, comme l’a fait GoPro, ce turnover permet donc aussi l’arrivée de nouveaux acteurs, de nouveaux produits, de nouvelles industries, mais depuis le net, tout va plus vite, très vite, et le danger c’est de rester sur le bord du quai…

Comment les nouveaux réseaux sociaux renforcent l’hégémonie de facebook

cela va peut-être vous paraitre une évidence, mais je voulais quand même aborder le sujet… car finalement le succès des Instagram et consorts, renforcent le position et la domination de Facebook.

Avec des millions d’utilisateurs, les réseaux sociaux mobiles comme Instagram, cartonnent, 5 millions d’utilisateurs, 100 millions de photos uploadées et presque un million par jour en ce moment. Mais quand instagram monte, facebook monte, car si instagram monte, c’est grace à facebook.

En effet, les utilisateurs d’instagram, pour profiter au maximum de leurs photos et de leurs amis, partagent leurs photos sur Instagram mais également sur d’autres réseaux, principalement Facebook. Leurs amis, sont donc exposés à l’existence d’instagram, qui va donc créer de nouveaux utilisateurs qui eux aussi “veulent l’effet vieilli” sur leurs images. Et sur Facebook les photos sont commentée, bien plus que sur instagram, et sur Facebook vos photos sont plus vite et plus facilement partagées par plus de monde, alors Instagram a bien besoin de Facebook pour pouvoir se développer aussi vite.

Si on y réfléchit, c’est bien là la meilleure stratégie (si on ne flippe pas de mettre tous ses oeufs dans le panier de Mark Zukerberg), s’appuyer sur un plus gros, plus viral, mieux optimisé, pour gérer sa croissance et sa viralisation, combien de temps faudrait-il pour obtenir de tels résultats et surtout quel investissement en communication il faudrait… beaucoup, beaucoup, beaucoup…

Du coup, cela renforce aussi la position de Facebook comme un “internet dans l’internet” et de “tous les internets” (mobile compris), si on veut réussir un réseau social, il faut qu’il soit basé sur Facebook pour fonctionner. Et c’est loin de dépouiller Facebook car les contenus crées via Instagram et qui se partagent sur Facebook créent de l’interaction sociale…

Ces nouveaux réseaux, de niche, mobile (ou les deux en même temps) ont donc tout intérêt à s’interfacer parfaitement dans le comportement de facebook pour en faire le catalyseur de leur croissance et un jour le motif de rachat :)

 

 

Pinterest le nouveau réseau social ?

Depuis longtemps les experts prédisent la mort de Facebook et celle de l’humnaité,  mais pour l’instant Mark s’accroche bien ! En marge de Facebook et de Twitter, ce sont de nouveaux modèles qui émergent, Tumblr, Fancy, Pinterest, le principe est simple : republier.

On a toujours dit qu’il y avait peu de producteurs de contenus sur twitter et des kilos de retwitteur, un peu moins sur Facebook. Tumblr est un concept génial de méga-consommation d’images fixes ou animées, des phrases chocs, dont les auteurs originaux ont disparu, sans laisser de trace, dans la machine du “reblog”.

Pinterest, c’est pareil, un outil de curation comme on dit, il ajouter un bouton dans votre navigateur et dès que vous voyez quelque chose qui vous botte en photo ou en vidéo, vous le “pinez”. Vous le publier sur votre Pinterest. Là aussi les sources disparaissent, les images sont avalées par lot, un mur de Pinterest collection d’images éclectiques classées par les “repinneurs” et “repinnées” à gogo.

Dans la lignée des 4chans, lolcats et cie, Pinterest, compte 7,5 millions d’utilisateurs, pas mal pour un début !

Au delà de l’immense décharge érotico-égomaniaco-bordélique du truc, Pinterest permet de bookmarquer et partager simplement et va peut être créer un nouveau statut à la  mode les “curateurs” ?

Il est relativement difficile à ce stade de savoir si c’est une mode… la curation est nécessaire dans le dédale de contenus qu’offre le web aujourd’hui et on ne peut pas tout voir ou tout regarder, il faut donc choisir, les trucs à la mode, les buzzs et les trucs qui nous branchent. Alors la curation et les curateurs deviennent des médias, par l’organisation des contenus qu’ils proposent, selon une ligne édito, selon une affinité. Mais combien de temps peut-on passer à faire cela pour de vrai et pour quel retour ? les blogueurs peuvent gagner un peu d’argent, placer de la pub, ils ont un avis, une patte parfois, une expertise souvent. Mais le “repinneur-reblogeur-retwitteur” quelle est sa valeur dans la diffusion des contenus, quelle est son influence ? c’est bien là la question aujourd’hui, car on “repinne” rapidement, on regarde les pins des autres en un clin d’oeil sur une page surchargée, on zap plus qu’on ne mate.

Me suivre sur Pinterest

Internet a-t-il signé la fin des droits d’auteurs ?

Je sais, ça me va bien de lancer ça, moi qui ait participé au lancement de Fotolia, “le diable” dans le monde de la photo. Mais force est de constater qu’il est de plus en plus dur de connaitre la source d’un contenu sur internet.

Le “repin” de Pinterest, le “Fancy This”, le “Reblog” de Tumblr et bien d’autres fonctionnalités, arrachent les contenus à leur site d’origine et leur font faire plusieurs fois le tour de la planète à tel point qu’à la fin, on ne sait plus d’où ça vient, entre 2 download et trois reblog.

L’industrie de la musique crie au PIRATAGE, à peine sorties les albums sont téléchargeables illégalement, des reprises fleurissent sur le net et youtube, et un autre groupe fait une reprise dans la semaine. Et pourtant des caisses de MP3 se vendent sur les plateformes légales, toujours trop chères… On télécharge alors des tonnes de chansons, on ne sait pas qui chante, elles sont mal étiquetées, on skip skip skip…

L’industrie du cinéma crie au MEUTRE, et pourtant a fait les plus grosses audiences de ces dernières années. De plus en plus de films passent la barre des 5 millions, des 10 millions et même des 20 millions de spectacteurs. Comme quoi, seules les bouses souffrent du piratage, les bons films ont toujours la côte au cinéma. Les autres se téléchargent on les voit sans s’en souvenir, on ne sait pas qui joue dedans, qui l’a réalisé.

L’industrie du livre, crie AU SECOURS, le papier se meurt et cette industrie ne semble pas anticiper les options qu’offrent les liseuses comme le Kindle, et risque de prendre sa claque…

Le partage, le manque de citation des sources, la reprise, les scans, les bibliothèques gratuites en ligne, le copier coller, on ne sait pas qui chante, qui est l’auteur, qui est le réalisateur, les contenus sont consommables et leurs auteurs jetables, est-ce cela l’avenir ? :)

L’obsolescence programmée, le web et les médias sociaux.

Je suis tombé hier sur ce reportage d’Arte, qui concernant l’obsolescence programmée. Il y est question de comment les industriels fabriques des produits qui ont une durée de vie pour obliger le consommateur à se ré-équiper plutôt que de réparer. Je pensais à nos métiers et finalement comment cette notion y existe ou non.

L’obsolescence programmée… il y a celle des  support (les devices), les ordis, les ipad, iphone, tablette etc. Chez eux finalement la technologie évolue si vite qu’il arrive qu’on change d’appareil pour les fonctionnalité de la nouvelle version et pas forcément parce que le produit est en fin de vie. C’est en quelque sort l’obsolescence programmée par le marketing, et la consommation tribale (ou à outrance…).

Sur internet, c’est un peu pareil, les sites doivent évoluer, intégrer facebook, se remplir automatiquement, se rappeler de ce qu’on aime, et ceux qui ne sont pas au standard du marché restent sur le carreau.

Et sur les médias sociaux, 80% des clics se font dans les trois première minutes, autant dire qu’une information, un buzz vit de 3 minutes à 48 heures dans le meilleur cas, son obsolescence est générée par les autres contenus ou informations qui poussent derrière et qui sont des milliards.

Mais de l’autre coté les médias sociaux comme twitter ou facebook, doivent aller à l’encontre permanente de cette obsolescence. Si les industriels ont des trucs à vendre derrière, Facebook ne propose que Facebook et s’il peut y avoir une V1, une V2, une V50, le produit est obligé d’être en constante évolution sous peine d’être sanctionné sévèrement et quand les internautes quittent un site, c’est souvent pour de bon, Myspace ne s’en relève toujours pas.

Alors d’un coté les industries traditionnelles, ceux qui vendent du “dur”, qui pensent encore qu’il faut acheter des CD de 72 minutes et de 14 chansons. Et de l’autre coté le web en constante évolution qui a tué l’obsolescence programmée car elle va à l’encontre de la possibilité du web d’exister (ce que je veux dire c’est que si le web devient obsolète, il meurt.) en réinventant des modèles pour le marketing, les leviers de consommations, les parcours conso, les cycles produits etc.

Comparez la durée de vie d’un modèle de voiture (env. 7 ans) et le peu d’évolutions fonctionnelles d’une génération à l’autres. Et prenez de l’autre coté le nombre de fois où dans leur existence Twitter ou Facebook on complètement revu tout ou partie de leur ergonomie et fonctions. (Tous les 18 mois env.)

C’est un monde nouveau, le virage numérique comme on l’a appelé dans les années 2000 était surement un simple début à la dématérialisation et les changements d’habitudes, et ses standards sont à l’opposé de l’héritage industriel, des gens comme Kodak en font les frais…

Pourquoi je vais quitter SFR

Au lendemain de l’annonce de Free Mobile, nous avons tous pris un claque. Les 3 opérateurs “historiques”, mais aussi les consommateurs. La violence de la conférence de Free, m’a littéralement laissé sur le cul, et la justesse du propos de même.

Je paye 80€ par mois, et plusieurs centaines d’euros quand j’ai le malheur de quitter la France. C’est sur que payer 15€ (car je suis abonnée free internet), au lieu de 80€, je ne réfléchis pas longtemps. Je réfléchis quand même, si l’offre de Free est simple, il y a encore des questions sans réponses : messagerie visuelle/compatibilité iPhone, débit, couverture (qualifiée de quasi-totale, ce qui en soit est une blague, si vous voyagez en province vous savez comme moi que pour les 3 gros, ce n’est pas du tout “quasi total”) etc.

Mais… je m’en fous. Je vais peut-être garder mon abonnement SFR, attendre qu’il y ait une offre similaire, et j’aurais un portable pro et un perso, en tout cas passer de 80€ à moins de 30€, ça c’est certain. Même avec ça, je serais  à peine à plus que la moitié de ce que je paye actuellement.

Ce que Free nous a appris hier, c’est qu’au delà, d’un tarif ou d’un service, d’un prix, ça fait 15 ans (pour ma part) que je me fais littéralement en*****. Et là, c’est surtout l’impression d’avoir été abusé, que tout ça a contribué encore à l’enrichissement de certains au détriment d’autres, et d’autres parfois très pauvres. Je n’ai rien contre l’enrichissement, mais si je peux parfois influencer la méthode, je suis pour. Free n’est pas philantrope non plus, enfin pas à ma connaissance.

Ce n’est plus une question de prix, c’est une question de principe. J’ai la chance de pouvoir choisir pour qui je travaille et en vieillissant j’ai fait le choix de travailler pour des gens qui professionnellement ET éthiquement me convienne, je peux choisir aussi ma façon de consommer, et mon premier acte de 2012 c’est que le fruit de mon labeur n’ira plus chez un opérateur qui s’est finalement bien servi dans mon portefeuille pendant 15 ans.

Je repense parfois à mon abonnement internet Wanadoo… je devais appeler tous les mois pour le faire changer, les débits évoluaient mais si vous n’appeliez pas pour le modifier vous payiez le même prix pour un débit obsolète (30€ pour 512 en forfait de base, puis 30€ pour 1G0, mais si vous n’appeliez pas vous continuez de payer 30€ pour 512MO).

Free est arrivé très vite et à posé le principe du triple play à 29,9€, sur le marché du mobile on comprend bien mieux le temps qu’il leur a fallu pour arriver… personne ne voulait se faire péter un marché si juteux.

Alors je ne vais pas dire “merci Free” c’est un peu manichéen à mon goût, mais je dis “ciao SFR !”.

Pourquoi je quitte SFR (en écho à mon titre) : par principe parce qu’on va tous les voir s’aligner, preuve ultime qu’on se sera fait abuser pendant des années.

Le Cambodge à l’honneur – soutenez notre film

un petit post pour solliciter votre aide, puisqu’avec Anaël, un ami photographe, vidéaste et journaliste, nous nous sommes lancé dans un concours vidéo organisé par Nikon, dans lequel nous avons décidé de montrer l’impact du Régime Khmer Rouge sur le peuple cambodgien en prenant l’angle des arts martiaux.

Un prisme volontaire qui a motivé notre participation, puisque nous avons eu la chance de rencontrer Sarin Preap, jeune maître français de Bokator un art martial ancestral venu du Cambodge et erradiqué pendant le génocide orchestré par Pol Pot.

Le film est visible sur le concours Nikon ici : http://www.festivalnikon.fr/videos/view/id/1041

et nous avons besoin de tous les votes possibles (de 5 étoiles bien sûr) pour mener ce film à la victoire.

 

Nous comptons sur vous !

 

Plus vite, plus fort, plus de monde : le buzz

On l’avait déjà remarqué pour la vidéo, le temps avançant les derniers buzz buzzaient plus que les vieux. Une vidéo faisait un carton avec quelques centaines de milliers de vues, aujourd’hui c’est des millions et les chiffres ne cessent de grossir.

En résumé : la redoute a publié sur son site une photo d’un produit en situation (à la plage) et en arrière plan on voyait un monsieur tout nu. En plus il y a des fautes d’orthographe sur le t-shirt… Le buzz a pris en quelques minutes, au déjeuner. Au 14h les feeds facebook affichaient tous la redoute et twitter explosait sous les commentaires. A 15 heure un Tumblr était crée et recensait les meilleures parodies. A 16 heures les médias traditionnels s’en faisaient l’écho et tout le monde fut ainsi au courant (mais avait oublié que la photo était aussi publiée sur le catalogue !). Bon pas de quoi se petit-suicider, pas vraiment un bad buzz, plutôt même une sacré pub au final, puisque les médias qui ne citent pas de marque ont tous cités la Redoute.

Campagne Orchestrée ? Non, trop risqué et la plupart des clients sont trop frileux pour se lancer dans un truc dont on ne connait pas la tournure finale.

Plus vite, plus fort. Ce qui est hallucinant c’est la vitesse de propagation, si Tippex avait fait un carton, si VW avec Star Wars a fait le tour de monde, personne n’a été à ma connaissance aussi vite, aussi fort et avec une telle exposition à date. Preuve que pour les individus comme pour les marques, maîtriser sa communication sur le web est d’une importance cruciale.

L’histoire ne dit pas si le monsieur tout nu a été indemnisé pour son droit à l’image…

Facebook va-t-il devenir une poubelle comme Tumblr ?

Le spam était déjà bien présent sur Facebook, comme les faux profils, en 2011 de nombreuses personnes se sont faites piégées par des vidéos qui apparaissaient malgré elle sur leur profil (et on a bien ri de voir ce qui intéresse vraiment le gens, sexe, bouffe, sexe…).

2011 était aussi l’année de Tumblr qui cartonne de plus en plus avec des milliers de “Tumblr” (comme un blog en moins bien, mais en plus simple). Sur Tumblr comme partout ailleurs c’est le cul qui prime, le cul et la bouffe. Ce qui a fait le succès de 4chan, des Lolcats et autres débilités en série du web, existe pleinement sur Tumblr où des kilos de maniacs du clic rebloguent tout et n’importe quoi le plus vite possible. Tout et n’importe quoi mais nu de préférence. Tout, n’importe quoi et généralement sans citer la source.

Du coup Tumblr explose, comme les émissions de merde à la tv ou les tabloids. Ce succès s’explique notamment par la facilité de digestion : rien à lire, tout est visuellement identifiable immédiatement et on ne perd pas de temps à comprendre que la madame est toute nue (y’a pas que ça mais y’a énormément de ça). Du coup Facebook aurait intérêt à s’engouffrer dans la brèche et développer comme sur Tumblr des contenus faciles à voir, facile à comprendre, rapide à oublier. C’est ce que déclare Marki Mark ces derniers temps et qui va dans la directe ligne des succès à travers les âges : populaire, simple, avec des nichons.

Y’a 15 ans on recevait des powerpoint à la con, y’a 10 ans des emails à la con, depuis 5 ans, des “share” à la con, y’a pas de raison que ça n’arrive pas sur Facebook comme le montre ces grosses images qu’on voit tourner : court, très lisible, pas très intello…

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Apprendre sur internet : l’effet 88%

Cela fait plusieurs fois que je le remarque, et je ne pense pas être le seul, mais j’ai dans mon entourage des exemples de ce que mon coté “marketeux qui a besoin de mettre un nom à la con sur tout” appelle “l’effet 88%”.

En effet j’ai remarqué à plusieurs reprises chez des enfants et des ados que lorsqu’ils apprennent sur internet, il y a toujours un manque. Par “apprendre” j’entends, apprendre à jouer de la guitare avec Youtube, apprendre les échecs (le jeu) en ligne etc. donc ce qu’on pourrait assimiler à du e-learning mais sans pédagogie :)

J’ai ainsi vu un guitariste qui pouvait jouer des dizaines de morceaux mais qui ne connaissait pas le nom des accords qu’il plaquait, un joueur d’échec qui savait déplacer les pièces mais ne savais pas par quel miracle le cavalier arrivait à destination, un photographe qui avait appris des réglages par coeur etc.

Le joueur d’échec peut gagner une partie, le guitariste jouer des morceaux sans fautes et le photographe obtenir de très bons résultats, mais lorsqu’on pousse la discussion on se rend compte qu’il s’agit plus souvent de mimétisme que de réelle compréhension, comme s’ils avaient compris que 88% de l’histoire (le chiffre c’est pour le marketing)

et vous l’avez vous remarqué ?

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