David Bowie, mais non.

vous remarquerez l’audace, l’humour infini du titre de ce post, mes parents écoutaient les grosses têtes dans la voiture, ça laisse des traces.

Le 11 mars, David Bowie va sortir un nouvel album , The Next Day, dont on peut déjà entendre le premier single, where are we now. Et comme on dit à France 3 Picardie : “et là c’est le drame.’
J’adore Bowie, ce type est un génie avant-gardiste fabuleux,  une étoile filante du rock’n’roll qui a su rester. Son style vestimentaire, ses épilations de sourcils et ses riffs sont déjà au Panthéon du rock.
C’est un génie pour bien des raisons notamment, sa façon de se renouveler. Si on prend Springsteen que j’aime tout autant, il a toujours fait du Springsteen, tu prends un album des années 80 et le dernier, ça sonne pareil, ça envoie pareil et ça raconte souvent les mêmes types d’histoires, et c’est ce qu’on attend souvent de lui, refais nous la même mais en différent, un peu comme Goldman ou tant d’autres. Si tu prends Madonna, elle n’a jamais fait la même chose. Elle surfe, elle a fait de la pop 80’s dans les année 1980, de la pop 90’s dans les 90’s, elle a viré dark dans les années 2000, elle a resucé le virage disco après, puis s’est “black eye peasé” par la suite et y’ a quelque semaine, elle a même invité Psy à un de ses concerts, c’est dire si c’est une sniffeuse de tendance. Mais tout ce qu’elle fait est différent et très marqué dans le temps.
Bowie non.

Bowie c’est un OVNI. Il a toujours eu une longueur d’avance, incompris la plupart du temps sauf par d’autres génies de son entourage comme Warhol (dont il a même interprété le rôle au cinéma dans Basquiat, à voir absolument) et qu’il a chanté.

Dans les 70’s il passait pour un fou drogué, dans les années 80 il faisait la musique des années 90, dans les années 90 on l’a pas beaucoup vu et en 2000 il est revenu avec deux albums que je qualifierais de “zarbi” qui à l’époque m’ont écorché les oreilles, mais qui rétrospectivement posaient bien avant leur temps les bases d’un dubstep emprunt de métal très avant gardiste encore une fois.

Et puis y’a eu la pub pour Vittel… Erreur de casting peut-être… C’est comme si tu prenais Gainsbourg pour vanter les mérites des Fruits et Légumes…

Et le revoilà le David en 2012 avec un nouvel album et un single. Et ce single est bien. Bien si ce n’était pas Bowie. Je me pose parfois la question de savoir comment des Morrison, des Elvis ou des Hendrix auraient tournés s’ils étaient encore en vie, seraient-ils devenus des objets de culte comme les Rolling Stones, ou des has been dégoutant qui boivent et battent leur femme comme Chuck Berry(MAJ, me suis trompé, lui c’est braquage, évasion fiscale et affaire de prostitution avec mineure), auraient-ils fait l’album de trop qui ébranle le mythe ? Je ne le saurais jamais. Et quand on est confronté à des artistes aussi majeurs que Bowie, et qu’on entend un single d’une telle platitude, qui aurait mieux sied à un Anthony and the Johnsons dont c’est le fond de commerce (j’aime beaucoup soit dit en passant), on se dit que c’est loin de l’image de l’artiste.

J’ai vraiment hâte d’entendre la suite de l’abum, parce que là, le mythe a fait de la soupe.

Ensemble quittons la France !

Après Gérard, Brigitte, David, et un autre Gérard, beaucoup de “célébrités” appellent à quitter la France, enfin ceux qui ont le courage de le faire publiquement, puisque bon nombre de nos célébrités Françaises, ont déjà déserté il y a bien longtemps et vivent légalement ailleurs, notamment aux états-unis et en Suisse pour nos sportifs.

Quitter la France… c’est une bonne idée je trouve. Il faut voir du pays, et aujourd’hui le monde est bien plus ouvert que pour nos grands parents, alors pour ceux qui ne trouvent pas ce qu’ils cherchent ici, partir est une bonne option. Il y a 1000 raisons de quitter la France, 1000 bonnes j’entends, mieux réussir, changer de climat, avoir des opportunités qu’on ne peut pas avoir ici (parce qu’elles n’existent pas). Le monde est grand et beau, ne nous limitons pas à nos frontières ce serait dommage.

Mais il y a aussi 1000 mauvaises raisons et quitter la navire parce que le capitaine à changé, ou parce qu’ici “c’est trop cher” (et qu’on a pourtant le moyens), c’est … compliqué…

Je quitterais un jour la France, j’espère, mais pour faire ailleurs quelque chose de si spécial, que je ne pourrais pas le faire ici.

Aujourd’hui ces gens qui quittent la France, qui la trouvent détestable ont pourtant de belles situations que la France leur a offerte, ce sont leurs études, leur amour de la langue, leur relation avec le public, les chaines de télé locales qui ont souvent fait ce qu’ils sont, ça et bien sûr leur talent.

Pour de nombreux Français, la France leur a permis de devenir ce qu’ils sont, chacun à leur niveau, et en 2013 une grande partie de la population est issue d’une vague d’immigration, il y a une, deux ou trois génération, parfois plus. Et si leurs parents pauvres en arrivant ont pu payer à leurs enfants, des études, des médecins etc., c’est grâce à la France, à la gauche, à la droite alternativement.

La France paye aujourd’hui beaucoup de choses, alors vivre en France aujourd’hui ce n’est pas très facile. On paye des impôts, parfois beaucoup, parfois trop. On paye des produits du quotidien qui ne cessent d’augmenter, alors que les salaires ne connaissent pas les mêmes évolutions. Nos acteurs se barrent, les dirigeants d’entreprise aussi, les entrepreneurs ont peur et les jeunes ne voient pas trop leur avenir. Mais y’a-t-il un pays parfait ? Quitter la France et ses impôts, ses taxes, son taux de chômage qui augmente, ses sdf qui se multiplient, les restos du coeur qui distribuent toujours plus de repas, ok mais pour où ? Non bien sûr le pays parfait n’existe pas, chacun peut trouver un pays parfait pour lui, mais chaque pays a ses casseroles et ses inconvénients, “quitter la France”, c’est aussi savoir ce qu’on va trouver et s’en accomoder et pour certains citoyens du monde, leur pays parfait, c’est la France… :)

Je trouve dommage de salir, d’enfoncer, la patrie qui nous a permis, à nous, moi, Gérard, Gérard, Brigitte et tous les Danny, Yannick, Gaël, Jo, de devenir ce que nous sommes quel que soit notre degré de réussite et de reconnaissance. Partir oui, salir, non.

Voici donc mille bonnes raisons de quitter la France :

Oui, j’ai fait le LOL Project

Oui, j’ai fait le LOL Project. Je suivais le projet depuis quelques mois (qui doivent former des années peut-être), et je suis passé par plusieurs stades…
Au tout début, je me suis dit “cool”, des portraits sur le thème du LOL, c’est amusant, le résultat est de qualité, y’a un bon concept, j’aime.
Puis, le truc a pris de l’ampleur, tout Paris passait au Lol, je me suis dit “bon là ça devient de la merde parisienne”, quand on a vu tous les directeurs d’agence de pub, hipster chefs de projet et autre planeur strat’ en slim débarquer, suivis de près par les geeks fashions tendance égotrip.
Et finalement j’en étais resté là, sans avoir vraiment creusé le sujet ou été plus loin que ce que je voyais de ma lucarne Facebook.
Et puis à LeWeb12, je rencontre David Ken, le photographe du LOLProject, qui m’explique son concept : prendre des photos de gens, les leur vendre et réaliser grâce à cela des actions dans des hopitaux pour redonner le sourire aux enfants hospitalisés.

Et il termine par “tu veux participer ?”.
Bah oui évidemment. Me faire tirer le portrait par un super photographe, très très sympa et l’aider modestement dans son action, bah oui. Evidemment. (bis)

En fait c’est le mot exact “participer”, on donne du temps et de l’argent pour l’association, modestement, sans trop d’implication, mais on sait qu’on fait bien.

Alors j’y suis allé ! Et alors que le début d’année s’était annoncé morose, j’ai passé un excellent moment avec David et Toki, qui m’a vraiment “fait du bien” comme le dit le slogan.

J’ai eu ma photo, où j’ai l’air d’un chinois bourré au Destop qui se serait fait massacré par Jean Louis David, mais après tout on a la gueule qu’on a et faut faire avec , au moins j’ai bonne mine et je souris :) Je l’ai mise sur Facebook pour aider à la promotion du projet et j’ai acheté les autres photos.

J’ai fait ma BA en faisant le LOL, au suivant.

Je déteste les produits Apple des autres.

Un petit poste pour reboucler sur un truc qui m’exaspère : les produits Apple des autres. Je m’explique, quand on a un mac, on configure tout un tas de truc, la souris, le pavé tactile, les gestes qui forment des raccourcis etc. Quand on a un iPhone, on classe des dossiers, des apps, des raccourcis, on configure le centre de notification (non c’est pas vrai j’utilise pas ce truc trop mal branlé) etc.

Et là patatras, vous prenez le mac d’un ami, d’un collègue, de votre mère si elle est cool, et là… c’est le drame, pareil avec les iPhone. J’aime bien utiliser cette expression pour parler de ce sentiment : “j’ai l’impression d’être chez moi mais qu’on a bougé tous les meubles et intervertis tous les trucs dans les placards”.

Franchement c’est ça, tu as l’impression que c’est le tien, mais tu as l’impression que tout va de travers, que les choses ne sont pas à leur place et que tes doigts font n’importe quoi…

ça ne vous perturbe pas vous ? ça me donne l’impression de repasser sur windows… J’en connais dans mes amis qui sont surement assez psychotiques pour avoir configurer le téléphone de leur femme comme le leur… allez dénoncez vous !

La presse a toujours été morte et faut-il bloquer les pubs ?

Je rebondis sur cet excellent article sur la presse papier, en me faisant cette réflexion : finalement les quotidiens ont rarement été des entreprises rentables. Si on remonte l’histoire des quotidiens français, (et nombre ont disparus), la plupart n’ont jamais gagné d’argent à vendre leurs articles. France Soir était un gouffre sans fond qui a perdu de l’agent pendant près de 30 ans. Libération a eu  le minitel rose pour financer sa rédaction.
Puis sont arrivés les les quotidiens gratuits. “le business est leur modèle”, ce que je veux dire c’est que quand on lance un gratuit, on se maque avec une régie, ou on la monte. On part d’un numéro 0 dont le contenu est quasi auto produit gratuitement et on va trouver des annonceurs qui vont permettre de faire tourner les rotatives. Sans annonceur, pas d’argent, pas de journal, donc, point capital du succès, la régie publicitaire.
La presse payante, elle, compte sur ses annonceurs et sur ses ventes. Un savant équilibre des deux permet de continuer d’exister, le problème, c’est que la publicité s’évalue au nombre de journaux imprimés et vendus (ou distribués).  Donc un quotidien payant, doit arriver à vendre suffisamment de pubs ET d’exemplaires et avoir un gros tiage pour que le prix des pubs soit cher, mais un gros tirage ça coûte cher. Deux commercialisations pour un support. Or, aujourd’hui les ventes sont moins fortes, et le prix de la pub n’augmente pas et le nombre d’emplacement n’est pas tellement multipliable, pour garder une qualité qui justifie aussi le fait d’être vendu. Et un quotidien gratuit à des frais de fonctionnement inférieur à une rédaction qui a des correspondants permanents et beaucoup de staff, et le gratuit a un gros tirage par définition.
Bref, la presse payante quotidienne, est dans la merde par nature. Puis arrive internet et l’info arrive par SMS et ça suffit au plus grand nombre, l’information est immédiate, et la jeune population y est connectée en permanence, à elle de choisir le niveau de détail d’information qu’elle souhaite. Les rédactions de presse quotidienne payante hésitent, ne savent pas comment appréhender le médias, mais sautent le pas avec en général de très bons sites. Mais toujours avec un problème de rentabilité, animer une rédaction internationale, structurée, syndiquée, même quand on fait des millions de visiteurs par mois, ça ne suffit pas.

La fin de la pub
Et puis Free décide de couper la pub. Ce serait un meurtre. Un meurtre pas sûr… beaucoup disent que ça obligerait le marché à trouver d’autres sources de revenus. Pas con, surtout quand on sait que la ressource principale des blogs et des rédactions en ligne, ne suffit pas à les faire vivre.
Donc on se retrouve avec des médias de tailles différentes, qui attendent après un modèle économique pour vivre, mais ce modèle ne peut pas les faire vivre, comme me le confiait le propriétaire d’un forum qui avait plus de 30 000 abonnés et 600 000 visiteurs par mois.
Le modèle de gratuité qui fonctionne avec la presse gratuite, n’est finalement pas viable en tant que source unique de revenu pour les rédactions en ligne. Et si la pub pouvait crever le plafond au point de permettre de compenser les ventes de journaux et de pouvoir toujours éditer du papier ? Cela tiens du miracle, de l’impensable.

Comment on gagne de l’argent ?
Donc il faut une autre source de revenu à la presse payante, et une autre source de revenu pour les médias en ligne. Sommes-nous prêts à payer pour du contenu ? Oui. Tous ? Non, comme avant. Bon cela peut-être une piste, mais Médiapart n’a pas encore montré sa valeur ajoutée, quand ils sortent une affaire elle est sur toute la toile 20 minutes après gratuitement. Donc le problème c’est l’accès à l’information ? Oui elle n’a plus de prix. Les quotidiens payants sont rédigés par des journalistes d’expérience qui racontent bien et publient des informations vérifiées (sur le principe), ils ont donc une valeur ajoutée ? Non, plus maintenant. On s’en fout de la mise en perspective de l’affaire Merah avec une autre affaire et le rappel de Mitterrand en Afrique (je dis n’importe quoi), ce qui compte aujourd’hui c’est de répondre le plus rapidement à Qui, Quand, Quoi, Comment, Où, l’analyse a perdu de sa superbe. Ok, alors on vends quoi ? On peut se poser la question, mais finalement, est ce que la bonne question, n’est pas “ok, alors comment on agrandit nos marges ?”. Arf, la question qui tue. Comme partout ma bonne dame, tu déménages, tu licencies, tu outsource dans un pays sous dev, tu réduis les budgets et tu fais tout pour économiser encore. Ou alors, tu fusionnes, tu te fédères, tu fais dans la coopérative agricole, si t’as pas les moyens de t’acheter un tracteur, tu l’achètes à plusieurs.

Aïe. Bof. Quoi que… certains coûts pourraient être partagés. Bon alors la question n’est pas bonne. On vend quoi ? ah on y revient. Bah pas l’information, elle n’a plus tellement de valeur, pas l’analyse, les gens s’en foutent. Donc, il faut élargir le métier, faire dans la banque d’image, faire des journaux pour des entreprises, vendre son savoir. Hum, je ne vois pas comment., c’est moche.

Les gratuits papier  existent parce qu’ils ont un “vrai business modele”, quid des autres, si on devait penser un média comme une entreprise rentable dès le départ, est-ce qu’on ferait les choses autrement ?

Bon, j’ai des trucs à faire, mais si vous avez la solution pour créer des nouvelles sources de revenus pour les médias, laissez un commentaire :)

5 trucs pour réussir à coup sûr sa levée de fond

J’en lis tellement des trucs sur “comment réussir sa levée de fond”, “Business Angel mode d’emploi”, “intéresser un fond en 5 étapes”, et je lis tellement la même chose, et surtout tellement  mal expliqués, alors petit florilège.

1. AVOIR DES COMMANDES
Avoir des clients simplifie la levée de fond. Mais pour ça faut avoir un produit, donc de l’argent pour le concevoir, donc on cherche à lever des fonds, mais les investisseurs préfèrent les produits déjà commercialisés, on se mord la queue… et là on découvre l’amorçage. Et puis si j’ai des clients, je gagne de l’argent (théoriquement) donc je cherche des fonds pour ma croissance, et là les portes s’ouvrent mieux.

2. AVOIR DEJA REUSSI
On ne prête qu’aux riches, oui, mais aussi aux “successfull”, c’est plus facile de lever des fonds quand vous avez déjà fait une levée, ou encore mieux, déjà levé et revendu votre précédente société. Bref, c’est plus facile quand on vous fait déjà confiance

3. AVOIR UNE EQUIPE
Enfonçage de porte ouverte #3, c’est plus facile de lever des fonds, quand dans votre équipe il y a une GROSSE tête d’affiche (un mec qui rentre dans le point 2 ou Madonna…)

4.AVOIR UN RESEAU
Presque ma préférée… Avoir un réseau signifie, avoir dans ses amis proches ou famille, un investisseur ou un mec qui rentre dans le point 2, ce qui vous amène à entrer dans le point 3 et donc être éligible au point 4.

5. CROIRE AUX MIRACLES
ça fait pas de mal, et si vous êtes mal barré, s’en remettre à Dieu, est une façon de garder la foi !

Coca Cola, la recette secrète et autres révélations…

Diffusé hier sur France 2, ce documentaire, partait à la recherche de la composition secrète du Coca Cola, en plein boom des Ours (qui fait l’objet d’un long métrage à la géode), c’est un coup de canif dans le rouge&blanc.

Bon, si vous avez découvert hier que boire trop de Coca, c’est pas bon, il faut vous réveiller, globalement, abuser de ces produits (mars/twix, coca, bonbons, pâtes à tartiner, etc.) c’est pas bon pour la santé. Tout est bon avec parcimonie :)

Donc dans le documentaire on découvre que le Coca contient de l’amoniaque, en quantité différente selon les pays pour respecter les normes locales… que l’amoniaque c’est pas bon pour la santé etc.

Donc une première partie sur le risque pour la santé, le sucre, l’amoniaque et tout le toutim.

Une seconde partie, dédiée à la production du Coca et là c’est “Nike 80’s relaoaded”, pas d’enfants au travail mais un saccage des ressources naturelles, et un gros impact sur les populations locales (sur consommation de sodas, coupure d’eaux courantes etc.). Hallucinant, des gens obligés de boire de l’eau de pluie impropre à la consommation quand l’usine Coca a trop tapé dans les réserves…

Bon, on sait que les marques qui fabriquent dans les pays sous développés ont une éthique toute particulière la plupart du temps, ou une éthique tardive pour certains dans le meilleur de cas, mais la mise en exergue de ces pratiques, chez Coca Cola au Mexique, chez Apple / Foxconn, et la liste est longue, ça crée un drôle de rapport à la marque. Comment “aimer” une marque qui pour exister détruit, saccage, manque de respect et parfois tue, ça donne pas envie d’avoir un iPhone ou de boire un “coke”, quand on sait le chemin “sanguinaire” (oui j’exagère pour la métaphore) qu’il doit accomplir pour parvenir au consommateur. En 2013, on espérait que les grandes entreprises auraient fait de progrès… en tout cas ça fait causer sur twitter !

Le docu est à (re)voir sur Pluzz

Photo des lieux de tournage en y intégrant la scène d’origine

Et puisqu’une image vaut mille mots :

Voilà vous avez compris le principe, @Moloknee, recompose la fiction et la réalité, avec des scènes de films de toutes les années, de Breakfast at Tiffany’s jusqu’à Avengers, petit florilège des oeuvres de Christopher Moloney

vous avez un message

vous avez un message

 

Breakfast at Tiffany’s

Breakfast at Tiffany’s

 

Home Alone 2: Lost in New York

Home Alone 2: Lost in New York

 

via fubiz

C’est le CES, quelles sont les nouveautés photo ?

Le CES 2013 a démarré, et les constructeurs d’appareils photo sortent la grosse artillerie, alors quoi de neuf ?

 

Commençons par le Nikon 1 J3, le troisième du nom depuis le lancement des compacts à objectifs interchangeables chez Nikon, un peu plus petit et plus léger dans sa nouvelle mouture. 14 mégapixels, wifi, 6400 iso écran 3 pouces, et la fonction “meilleur moment” qui prend des photos avant que vous déclenchiez. Prise de vue continue à 15 images secondes,  oui vous avez bien lu ! Comptez 500 euros.

Dans la catégorie OVNI, le Canon Powershot N, tout petit tout compact avec son écran pivotant. 28mm, wifi, gps, écran tactile, 12 mégapixels, un super compagnon de poche !

Soulignons pour son look le Pentax MX1 :

Chez Olympus on mise sur le tout terrain, weather proof et waterproof, avec la gamme Stylus Tough

Alors sur quoi on va craquer ? J’ai eu un compact expert et c’est top, mais frustrant, du coup je préférais souvent me charger de mon réflex ou passer carrément sur iphone. Alors je me dis qu’un petit tout terrain, au moins ça palierait à ce que mon réflex ne sait pas du tout faire : nager :)

Et vous ? Miniaiture, Compact Pro, Réflex ?

Ce que devrait être Virgin en 2013

Nous en parlions pour la FNAC, mais il semble que Virgin soit en train de suivre la même voie, celle de garage, l’annonce est faite, Virgin devrait fermer.
Virgin Megastore, ne serait plus rentable, surtout celui des Champs Elysées, dont le loyer doit être hallucinant.

Virgin, c’est la marque mythique crée par le non moins mythique Richard Bronson, mais le mythe s’effondre. Les produits culturels ne se consomment plus de la même façon, et les magasins comme la FNAC ou les Virgin ne peuvent plus exister en tant que tel.
On peut reprendre cette vieille discussion, sur quoi faire d’un CD quand on n’a que des lecteurs MP3 etc. mais c’est une vraie question de fond.

Pourquoi Virgin qui était un modèle d’innovation dans la consommation de biens culturels n’a pas réussi à se renouveller ?
La réponse est simple : le support à changé. Comme la FNAC qui veut vendre des disques à des possesseurs d’iPhone, des livres à des possesseurs de Kindle, des DVD à des génération Y qui ne jurent que par le streaming.

Y’a-t-il un modèle à réinventer ?
Oui sûrement, mais les géants qui ont voulu soutenir les majors n’ont pas pu l’enclencher faute de soutiens. Comment mettre des bornes de téléchargement, quand votre fournisseur ne veut vous fournir que des disques… et que vous avez en plus intérêt à continuer de vendre des disques…

Les Apples Stores, eux, font de l’argent. Je m’avance, mais en tout cas, eux ne parlent pas de fermer.

Alors ce serait quoi un Virgin (rentable) en 2012 ?
Ce serait une nouvelle expérience de shopping qui apporte aux clients ce qu’ils cherchent et non plus tenter de leur vendre des produits en perte de vitesse.

A. De la techno :

– un showroom techno axé “mobilité” (appareils photos, tablettes et smartphone), avec des conseillers calé et disponibles
– un point retrait des commandes passées sur le web
– la possibilité de charger sur des bornes des contenus (musique, films, livres) sur son smartphone ou tablette
– des accessoires, des tonnes d’accessoires, c’est le marché le plus porteur pour les smartphone et tablettes
– de la personnalisation, gravure, pochettes, protection de matériel électronique (case etc.)

B. Une expérience différente

– plus de caisses, encaissement comme dans les Apple Store, via une appli ou via les vendeurs
– du service comme Apple, des cours d’informatique, d’utilisation des produits vendus.
– Du crowfunding, après tout ce serait tellement logique que Virgin et ses clients financent de nouveaux artistes et des produits qui seraient exclusifs et disponibles uniquement chez Virgin…
– Du partage, rendre l’expérience sociale, qu’on puisse voir les trends, les recommandations de ses amis, je reviens à mon idée de bornes  interactives qui remplaceraient assez bien des rayonnages. Alors quelle valeur ajouté par rapport à une plateforme en ligne ? ça fait partie des choses à trouver, la simplicité, le conseil, le fait de pouvoir offrir à quelqu’un d’autre, ne semblent pas suffisant.

Est-ce que cela suffit ? j’en doute, mais pourtant il doit exister un nouveau modèle pour les vendeurs de produits culturels et technos qu’il faut inventer, et pour vous c’est quoi le “virgin du futur”, sachant que le futur, c’est maintenant ou jamais pour eux :)

L’amour est dans le pré 2013

Après une année 2012 qui peut se targuer de bonnes audiences, avec près de 5 millions de téléspectateurs chaque semaines, M6 remet le couvert en 2013 avec l’Amour est dans le pré saison 8.

La bande annonce est déjà en ligne ainsi que les portraits de la moisson 2013.

Après les micros scandales de l’année dernière avec Justine qui se moquait de Bertrand, Dani qui était venu faire sa pub, ou encore les filles qui n’ont pas aimé l’image d’elle que renvoyait l’émission, cette année devrait encore cartonner au son de James Blunt.

C’est donc ce soir à 20h40 sur M6 et lundi prochain, avant la diffusion de la saison !

ce soir c’est ça ou camping paradis… #streamerçadevraitetrelegalquandonvoitcequilyaalatélé

Quickstarter n’est définitivement pas une boutique

En durcissement leur processus de sélection et l’état d’avancement de ses projets, le site de crowdfunding Kickstarter, le site veut se démarquer l’a fait savoir en publiant une note “Kickstarter is not a store“, expliquant ses changements, pour être un “client”, en effet Kickstarter n’est pas une boutique, ni dans le bon, ni dans le mauvais.

Kickstarter vous permet de miser sur un projet qui a besoin d’une somme d’argent pour exister. 5000€ pour finir un disque, un reportage, un film. 50 000€ ou plus pour un projet technologique, comme la pebble watch et ses 10 millions de $ levés.

Donc KS, n’est pas une boutique, en effet, ni une marketplace puisque seules les USA et le UK peuvent proposer des projets.

Sur Kickstarer on peut donc essentiellement soutenir des projets et acheter des “trucs”, technos, designs, arty etc. Mais la plupart n’existent pas encore. Et si le fait d’acheter un produit sur Kickstarter est clairement jouissif pour le coté early adopter, le coté égo-shopping “j’ai financé”, et le coté exclusif puisque les premières productions sont réservés aux “backers”, comprenez ceux qui mettent de l’argent sur un projet.
A ce titre l’expérience de shopping est unique, et fabuleuse, incluant le consommateur au plus profond qu’on peut, c’est à dire dans la conception et le financement.

Mais Kickstarter ce sont aussi des novices, pas le site, mais les porteurs de projets, qui pensent qu’on crée et qu’on envoie “worldwide” un produit en 3 mois. Et en tant que consommateur on y croit, après tout ce sont censés être eux les spécialistes. Mais quand le produit déborde, qu’il prend deux semaines, un mois, 4 mois ou 6 mois de retard, (comme la pebble qui devait être livrée en septembre 2012), là on se lasse. L’excitation est retombée, l’exclusivité se perd car on s’est habitué dans sa tête à ce produit si novateur qui l’est de moins en moins tant le temps fil vite dans la technosphère, qui parfois est livré à la limite de l’obsolescence, comme ces cables iphone qui n’avaient pas prévu le changement de prise de la sortie de l’iphone 5.

Du coup, c’est une drôle d’expérience d’acheter sur Kickstater, car malgré tout on achète comme un consommateur chez Darty, en se sentant impliqué, mais en se sentant consommateur donc avec des droits, et le droit à un service. Même si les mises à jour des porteurs de projets sont bien faites et importantes dans le processus, elles ne compensent pas la lenteur du process, lenteur normale dans ce genre de conception, mais finalement pas si bien expliquée, les acheteurs de Kickstarter devraient être plus conditionnés au “tu l’auras pas tout de suite, c’est un achat pour l’année prochaine, et encore si tu as du bol”.

Kickstarter n’est pas une boutique et l’expérience de shopping unique qui est proposée, lui donne un positionnement totalement à part, novateur, auquel il va falloir éduquer le consommateur.

Cher Steve Jobs

Cher Steve, désolé de te déranger, tu dois sûrement être à un concert d’Elvis ou de Jim Morrison, en train de fumer le calumet de la paix avec Gandhi ou Bob Marley, mais il faut que je te parle de ton entreprise et de la concurrence.

J’ai eu un peu de temps moi aussi avec les fêtes, tu vois, y’a pas que les morts qui ont du temps, y’a aussi pendant les fêtes de fin d’année… J’ai mis ce temps à profit pour résoudre des problèmes. Celui de mon iphone 5 qui ne synchronisait plus mes musiques, celui de mon MacBook devenu aussi lent qu’un vieux PC, époque windows 98. J’ai racheté un casque, celui qui est censé mieux rentré dans mes oreilles. Tu m’excuseras mais je l’ai acheté sur Amazon, car ils me font la livraison gratuite et que j’avais pas envie de me trainer à Vélizy en période de Noël, si génial soit ton Génius Bar.
J’ai aussi installé iTunes 11, et j’ai galéré. Je ne peux plus envoyé une playlist crée sur mon ordinateur directement vers mon iphone, enfin je ne crois pas, car même si tu t’en fous, je galère avec cette version. Je n’ai rien contre les évolutions, je ne suis pas Francis Cabrel à penser que c’était mieux avant (si tu connais pas, patiente, il arrive), mais là c’est franchement le bordel… En mode plein écran, puisque le multi bureau est mort avec Lion Mountain, je n’ai pas le bouton d’accès au contenu de mon iphone et  je n’utilise peu ou pas le plein écran, tu m’as vendu un écran 27 pouces et je suis à 80 centimètes de la dalle, donc en plein écran, j’en prends plein la gueule…et ça me fait mal. Je pige pas non plus les messages d’avertissement quand je veux lire une musique, il me demande d’effacer des listes, je flippe, je dis non, mais finalement je le fais sinon ça passe pas aux musiques que je veux. Je me sens so windows user.

Franchement je kiffe Siri, c’est tellement pratique, je kiffe aussi que mon iphone soit plus grand, plus fin et plus léger, mais je passe plus de temps à résoudre ses problèmes. Tiens hier, alors que je transférais un fichier vidéo vers ma Freebox, puisque le airplay ne prend pas les vidéos, l’ordinateur s’est arrêté Windows Style, (whopa). Pas bleu, parce que chez toi c’est la classe, mais dans le genre.

Alors puisque j’ai du temps, j’ai été trainé sur le site de Nokia et leur Lumia. Tu sais à quel point je déteste Windows, tant de mes nuits adolescentes où j’aurais du éclater mes boutons purulents en écoutant Doc & Difool, que j’ai passée à enlever un vers avec Kaspersky et ses potes, à tuer le virus à coup de format c:, tant de drivers que j’ai installés pour simplement utiliser ma souris sans fil ou mon imprimante. Mais ils ont fait des progrès, du moins vu de l’extérieur. Le Nokia Lumia fait une sorte de réalité augmenté qui fait passé la 3D de Plans pour une blague vintage de mauvais goût. Son appareil photo permet non pas de choisir la meilleure photo, mais la meilleure tête sur une série de photo. En basse lumière il est bluffant. Sa batterie dure plus de 4h (si tu vois ce que je veux dire) et je peux l’avoir en 5 couleurs différentes (de mémoire, peut-être plus) et il coûte 500€ sans abonnement. Il se recharge sans fil, en le posant sur son chargeur ou sur une baffle NFC qui diffuse le son et recharge le téléphone. Bref, ce que j’aurais tellement voulu dans mon iphone 5 À 800€. Tu peux dire à Madoff, que je l’ai pas payé ce prix grâce à mon opérateur. Ah, il est pas encore là ? Patiente…

J’ai vu aussi des Asus ou Acer je ne sais pas trop, qui ont un windows qui fait tout ce que j’aime dans OSX. Ils démarrent dès leur ouverture, comme mon mac… Vu de l’extérieur, c’est pas dégueu, il manque une petite pomme sur le dessus quand même ! Et ils coûtent autour de 700€. Même HP à pigé le truc et dieu sait (tu lui demanderas) qu’on ne donnait pas cher de leur peau !

Et puis il y a Samsung, tu es parti en pleine bataille et elle finie, mais ils sont en train de tout prendre, la télé, la photo avec des appareils photo Android connectés, l’informatique, et puis la téléphonie. Le SIII, le Note II, c’est une tuerie… j’ai testé l’appareil photo du note en mode rafale et mon iPhone 5 dans un gymnase, sur une scène d’action. Désolé, mais c’est sans comparaison, l’iphone a à peine déclenché que le Note m’a fait une série rafale, nette et précise.

Je te parle pas du marché de la tablette, les prix se pètent la gueule et dans la gamme du 7 pouces, y’a largement le choix, Acer Nexus, Kindle, même des trucs pour bon le téléachat (tu connais Pierre Bellmarre ? Patiente, il est sur la liste aussi ! te laisse pas embobiner)

Justement Android, avant je rigolais, je disais aux gens qu’il fallait faire “menu>démarrer>programme>navigation>gps” pour accéder à une apps ! la blague ! Bah c’est plus le cas, maintenant ça ressemble à tes OS. On retrouve quasiment toutes les apps qu’il y a sur iTunes, et eux sont restés Google Maps (off course), et même Google Now, qui te prévient qu’il y a des bouchons pour que tu partes plus tôt que prévu pour arriver malgré tout à temps. Tu es d’accord avec moi, ça tue ! Pardon, c’était pas drôle.

Ici les gens sont inquiets, on ne va pas attendre l’iphone 17, l’ipad mini Retina III ou je ne sais quoi pour avoir un produit qui nous fait rêver, on va finir par juste aller voir ailleurs. Les autres le font, et nous attendons tous qu’Apple le fasse. Mais tu n’es plus là, c’est peut-être ça le problème, tu as laissé à tes seconds, le rêve du cloud, alors qu’on rêve d’avoir des yeux communicants. Ils ont décliné le rêve dans toutes les tailles, mais pas le prix, comment un téléphone, une tablette et un ordinateur peuvent être si proche en prix, chez toi, c’est devenu “tout à 800€” quand c’est pas 1000€.
Ton absence est cruelle, toi qui nous a tant fait rêver, toi qui nous a projeté dans le nouveau siècle avec l’ordinateur personnel et tout ce qui en a découlé. Tu le sais j’ai toujours été là, j’ai même eu un Newton

Alors désolé de te déranger alors que tu dois t’éclater avec Cher, (quoi elle aussi elle est pas encore là ?!) mais ce serait bien que les graines que tu as semé germent enfin, je ne te parle même pas de ce qu’il se passe en Chine dans tes usines, demande à Mao, il est là lui et il va t’éclairer. Mais j’ai peur que ces graines germent ailleurs. Tu nous as inspiré et fait rêver, mais ceux qui font rouler la pomme n’ont pas ton ambition, ta vision du monde, ton sens du rêve, c’est ceux que tu as inspiré par tes produits qui risquent de tuer ton entreprise, tels des Brutus tuant le père, j’attends vraiment que quelqu’un vienne renverser la vapeur, soit un acteur supplémentaire dans le Truel (mot que j’ai inventé, c’est un duel à Trois) entre Google, Microsoft et Apple. Et surtout je voulais tellement que tu gagnes. Alors si tu pouvais apparaître en rêve, en hologramme (oui tu sais qu’on aimerait ça aussi sur nos mobiles) ou même en cauchemar à la personne responsable de ce bordel chez toi, ce serait vraiment sympa et ça nous réconcilierait avec l’idée de manger 5 fruits par jour, de préférence des pommes.

merci de ton attention, salue Gainsbourg de ma part, dis lui que lui aussi est irremplaçable et que ses enfants spirituels sont bien trop sages.

Le futur est dans ton oeil

Suite à quelques billets et réflexions sur Apple, qui au travers de son manque d’innovation, de ses casques qui pètent de plus en plus rapidement, de son iTunes 11 tout pourri (pas ergonomique etc. mais j’ai pas envie de faire encore un billet là dessus), j’ai échangé avec un ami facebook journaliste qui disait en substance : “Apple s’est endormi sur son iphone et va rater le futur, en misant sur le cloud, plutôt que sur les lunettes, comme google.”

“Bah oui ! Grave” j’ai envie de dire… Le smartphone est devenu le point central de notre vie, il nous donne l’heure nous connecte à nos amis, il joue notre musique, nous lit des films, nous guide sur la route ou en ville, bref, on y est tout le temps scotché. Et c’est un peu le problème. Certaines vidéos de ces dernières années parodiaient le comportement des utilisateurs de smartphone qui ont le nez collé à leur écran. Et c’est vrai que c’est chiant, ça fait mal au cou :)
Alors il faut déporter l’écran. Évident quand on le dit comme ça. Les montres connectables à un smartphone se multiplient, mais bon, se scotcher à son poignet, c’est pas pratique non plus !
Alors la “lunette” ou la lentille puisque des prototypes semblent déjà exister. That’s a fucking revolution. Bon pour l’instant le look n’est pas très au point, mais c’est aussi une question d’habitude, si on en avait tous, ça paraitrait moins incongru :) (ouais c’est gratos je sais, mais on peut s’amuser un peu, j’aime beaucoup Loic.)
Oui, là on touche quelque chose de futuriste, de pratique, de révolutionnaire. Alors peut-être que Google n’est pas seul sur le coup, mais ils sont les seuls à avoir communiqué. Couplé à Google Now qui est de plus en plus intelligent et aux autres services, on arrive à un truc génial, resterait plus qu’à le contrôler par la pensée, et c’est un second cerveau qu’on va se poser sur le nez…

ça, ça me laisse rêveur…

Et si c’était ce soir la fin du monde pour de vrai…

On rigole, on rigole mais si notre mauvaise interprétation du calendrier Maya était juste ?

Alors si c’était ce soir, je pense qu’il y a un certain nombre de chose à faire avant de mourir :

– voir la version originale Disney de Peter Pan (private joke)
– se refaire l’intégrale de James Bond
– ce serait bien le moment de se refaire la disco complète de Led Zep, au final on connait surtout les titres du double Remasters
– lire la fin du Rouge et le Noir, ça m’a valu un 8, au bac français, il serait temps que je me la fasse.
– voir everything is illuminated et danser sur la BO
– se faire un dernier énorme burger de la mort, à la cantoche peut-être ou BIA… peut-être les deux, après tout c’est la fin du monde, pas de peur de prendre du poids.
– un cassoulet et une choucroute aussi alors, j’en mange trop peu.
– revoir Singles, le film culte de la génération grunge.
– du coup se refaire l’intégrale de Nirvana juste après. Faut dire que ça fait un bail, je crois que j’ai fait une overdose y’a 10 ans.
– un dernier coup du Live d’AC/DC, surement le disc que j’ai le plus usé.
- un porno c’est le dernier après tout…
– fermer mon compte Facebook, on ne sait jamais, imagine que ce soit le seul truc qui me survive…
– Les Beatles, en livre, en film, en disc.
Forrest Gump, je crois que je n’ai jamais réussi à le voir sans verser ma larmichette, une dernière fois pour la route.
Flash, de Charles Duchaussoy, à relire, pour un dernier grand voyage
– Tout Buko, tellement culte, tellement révolutionnaire
– Défoncer mon iphone, j’ai jamais osé, je l’aime trop, il est temps de rompre.
– Manger des chips, c’est bon, et puis ça a ce petit rapport à l’enfance des classes vertes
– Elvis, en disque, surtout pas en film.
– Michael Jackson, l’intégrale si j’ai le temps, sinon juste Dangerous, mon préféré.

Bon je pourrais faire ça pendant des heures, mais j’ai du travail avant le fin du monde… et vous un dernier disque, un dernier film ou un dernier livre, ce serait ?

 

Et si en 2013 on n’achetait plus de produit Apple ?

Bon il faut avouer que j’ai fait le plein en 2012, mais ce n’est pas la question ! Ou justement, c’est la question. En 2012 il y a eu des sorties, trop de sorties, trop de sorties qui ne sont pas des révolutions. Si on remonte le temps, l’iPhone était une “drôle” de révolution, sortir un téléphone qui n’avait pas la 3G, alors que le wap mourrait lentement et que le réseau en France était déjà bien développé, ce n’était pas une révolution.

La révolution de l’iPhone c’était le tactile, l’OS, le téléphone/lecteur mp3/navigateur web, et les applications. Une révolution aussi pour Apple qui avec les apps et itunes tenait une vache à lait. Une drôle de révolution car il a fallu attendre ces derniers mois pour faire de la visio avec un iphone alors qu’on en faisait avec des Sony Ericsson à l’époque (4 ans je crois).
Puis est venu l’iPad, une révolution par le format, le notebook killer, la suite logique de ces gros ordinateurs qui nécessitaient dans nos appartement une “table à ordinateur” lol.

Iphone, 3, 3G, 4, 4S, 5… ipad, 2, 3, nouvel ipad, ipad mini, puis surement le mini rétina etc. Apple décline autant que possible sa gamme avec un renouvellement qui est quasi inférieur à un an maintenant. Et quand Apple sort un nouveau produit on veut du sensationnel, surtout au prix que ça coute. Voir un nouveau produit quelques mois après la sorti du précédent c’est rageant, encore une fois surtout pour le prix. Quand on achète un produit Apple, on achète “le dernier iPad, le dernier iPhone”. Cela fait partie de la satisfaction de l’achat, surtout, encore encore une fois, pour le prix.

Les technos existent, et pourtant Apple n’a pas fait de révolution, pas de projecteur, pas de clavier retroprojeté, abandon de Google Maps (et Google Now propose des choses bien révolutionnaires). Plus fin, plus grand, plus puissant, les nouveaux nouveaux produits évoluent mais ne surprennent plus. De l’autre coté Samsung, Nokia, Windows, ont été obligés de se dépasser pour trouver grâce, à un public qui n’avait d’yeux que pour la pomme.

Le Mac est passé Intel, et si le service de l’Apple Store reste excellent on se retrouve avec des problèmes semblables à ceux qui nous ont fait fuir le monde des PC.

Alors si en 2013, même si Apple m’a vendu des MP3 verrouillés, je passais chez quelqu’un d’autre ? Un Nokia qui transfert à ma baffle en NFC, un Samsung qui pour les mêmes caractéristiques s’affiche nettement plus bas ? Et si j’achetais un Asus (ou acer j’en sais rien !) en SSD qui démarre au quart de tour et me fera chié avec des drivers comme commence à le faire mon macbook ? Et si j’achetais un Kindle ou une tablette Google pour moins de 300€ ?

Et si le reportage sur Foxconn diffusé par Envoyé Spécial, classait Apple dans les gens dont il ne faut plus acheter les produits, un peu comme Nike en son temps (ah bon toujours ?), sauf que la Pomme l’a toujours joué classe et que sa face cachée, n’est pas glorieuse, ni révolutionnaire…
Et si en moins de 24 mois, Apple avait réussit à me dégouter des pommes ? Et si je me mettais à think different…

En 2012 je fais ce que je veux !

Quelle année, encore ! Et comme elle touche à sa fin (du monde), un petit post pour faire le bilan, purement subjectif, pardon si j’en oublie.

En 2012, j’ai cassé plus que casque d’Iphone que les années précédentes, j’ai acheté un ipad et un iphone et je commence à me lasser du manque d’innovation de la pomme, par rapport au trou qu’elle laisse dans mon portefeuille. Etre fan, ce n’est pas être con, et j’ai le sentiment que je ne suis pas le seul à avoir cette impression, que chez les concurrents on se sort les doigts pour être vraiment révolutionnaire.

En 2012 j’ai crowdfundé, et je pense que je vais recevoir la plupart de mes achats en 2013… le crowdfunding, ça déchire, mais c’est lent. C’est tellement lent que le temps que je reçoive ma “Bobine” (nom de la bête), qui est un cable rigide pour iPhone, on était passé à l’iPhone et sa nouvelle connectique. Monde de merde (George Abitbol)

En 2012 j’ai fait 2 ou 3 sites internet à coté de mon travail. Notamment celui de mon club de Kun Khmer, l’ancêtre Cambodgien de la boxe pied poing et celui du Borei Bokator Kampot un centre de Bokator (l’art martial ancestral cambodgien) à vocation humanitaire. Dans ce registre “boxe”, j’ai aussi participé à ma première compétition, grosse préparation physique et mentale pour en prendre plein le pif, je ferais mieux en 2013.

Transition toute trouvée, j’ai également suivi, mes “maîtres” dans leurs combats en classe B, vibrant à leurs cotés, et franchement, ce n’est pas toujours plus facile d’être au bord du ring avec l’appareil photo quand on voit des gens qu’on aime, prendre des coups. Photo et boxe, nous avons initié un nouveau projet en réalisant la moitié d’un livre sur les techniques de Bokator, car le sport est peu documenté. J’ai plié mon D7000, l’autre moitié sera donc en 2013.

En 2012 j’ai ri. Notamment à l’excellent spectacle de Yonathan

En 2012, j’ai halluciné sur les courts métrages de mes amis du sud est asiatique, cette jeune génération promet par son ambition et son envie de changer leur pays et leur vie.

En 2012 j’ai monté une boite avec mon ancien patron et copain depuis des années, une aventure folle dans le domaine des objets communicants qui démarre avec le proto baptisé Oscar

En 2012 nous avons fait quelques belles opérations avec mes clients préférés (ils se reconnaitront, je ne bosse plus qu’avec eux) et encore quelques super déplacement qui donnent envie de s’établir ailleurs.

En 2012 je me suis lancé en parallèle dans une autre aventure, complètement folle avec un ami de longue date, un artiste à mon sens et un de mes préférés, sur une marque : Le Barbu. Une marque décalée, urbaine/street mais pas “banlieue”, une marque “unusual” dont les premiers résultats de vente sont très encourageant, attention ça va être la marque à suivre sur le web en 2013 avec une stratégie de lancement et de communication originale, grandement basée sur Instagram.

En 2012, c’était l’aventure, et pour 2013 le meilleur reste à venir ! Bonnes fêtes à tous :)

 

 

 

Que penser de LeWeb 2012 ?

Quelle grande question ! Sans suspens, la réponse est : du bien. Le Web, c’est un peu comme un James Bond, on y retrouve ce qu’on aime y retrouver et ce pourquoi on y va. Je ne vais pas vous détailler les conférences elles sont sur Youtube :)

Le Web, c’est avant tout une organisation, une organisation béton, la navette qui attend à la bonne station de métro quand le métro lui ne va pas jusqu’au bout… c’est peu d’attente pour avoir son badge et des buffets toujours accessibles sans avoir à se battre malgré le monde.

Le Web, c’est des intervenants des plus grandes sociétés du monde, des patrons des sociétés qui font l’actualité. De ce coté là, on n’est pas déçu non plus. Je vais quand même nuancer ce point. En fait j’ai retrouvé  à Le Web, ce que j’aime, des gens inspirants, super inspirants, et des conférenciers de haut vol par leur talent d’orateur (je pense à Altimer Groupe et son Human Algorythme, et au show de Ramon de Leon). Coté produit, j’ai été un peu déçu, pas déçu pour de vrai, mais je m’attendais à autre chose (rien de précis en fait), mais voir des gens brillants qui ont des produits que j’ai ou dont j’ai envie, me faire “juste une présentation produit”, ça n’envoyait pas du rêve, mais il y a surement des gens qui ont découvert les produits à cette occasion.

Le Web, c’est aussi un endroit de rencontre et de business, ma plus belle rencontre… surement David Ken, photographe et initiateur du LolProject. Mais aussi Thierry Bézier, un peu le pote qu’on a tous envie d’avoir et une pointure du milieu! L’histoire drôle de cette édition, celle de ce monsieur venu au web pour le business et donc qui n’avait pas acheté de billet, pas folle la guêpe, si tu viens pour les conférences, ça fait cher c’est vrai, mais unique

Le Web, c’est aussi la start-up compétition. Bon. Soyons clair, j’y ai postulé mais pas été retenu, et j’ai été déçu par la sélection, objectivement déçu. J’attendais comme un peu le reste de l’évènement que les sélectionnés soient dans le thème de cette année et surtout innovant, vraiment innovant. J’ai trouvé les 16 finalistes intéressants mais pas “bluffants”, et j’attendais d’un tel évènement qu’il mette à l’honneur des boites qui déchirent, qui surprennent et ce n’était pas le cas. On en voit sur internet, on en voit dans des articles, il y a des société géniales, mais pas dans cette sélection, de mon point de vue. D’ailleurs j’ai été très surpris des questions des juges aux 3 finalistes qui étaient des bonnes questions, mais plutôt négatives sur leurs concepts, ce qui renvoyait à l’assistance une image pas si flatteuse des finalistes.

Donc Le Web 2012, dont j’ai raté le mardi, était pour moi intéressant, en y retrouvant ce qu’on y aime et les copains qu’on a pas vu depuis longtemps. Mais surtout, j’y ai trouvé pleins d’idées, de “mantras”, d’inspiration, un peu à la façon de TedX mais plus orienté web et business,  je me suis longtemps demandé si je devais y aller compte tenu du coût, c’est cher, très cher, même avec un tarif startup, mais on fait parfois des dépenses moins intéressantes.

Comment trop d’information uniformise l’information

C’est une dérive de l’information d’aujourd’hui, elle existe en quantité colossale. Des dizaines d’heures de vidéos uploadées chaque minute sur Youtube, des milliards de photos sur Facebook, des millions de Twitts par minutes, et malgré tout ce sont les mêmes infos que l’ont retrouve partout, décryptage.

Si vous lisez des blogs, des sites d’informations, des médias, si vous êtes abonnés à des chaines Youtube, vous l’avez surement remarqué, dans les domaines qui vous intéresse, tous ces médias ont les mêmes informations. Le même jour, tout le monde poste la même vidéo “qui cartonne”, le même artiste pour le même projet qu’il vient de publier, la même “image forte” de la télévision, le même évènement sportif. L’effet s’accentue bien sûr à cause de la multiplication des supports, plus vous suivez de médias (je mets tout dans le même sac), plus les mêmes informations remontent.

Il y a plusieurs raisons à cela :

- faire du trafic en est une. Par exemple, diffuser comme tout le monde les pubs du superbowl va vous amener du trafic (donc de la valeur à votre média)
– le manque de connaissance en recherche d’information : nombre de supports sont unipersonnels, et reprennent ce qu’ils curent sur des sites américains (ou français ou autre), bref, ils ont tous les mêmes sources.
– la non professionnalisation : il y a tant de rédactions bénévoles et de rédacteurs exploités qu’on ne peut pas attendre d’eux des réflexes professionnels dispensés dans des écoles de journalisme, où l’on apprend (en plus de la notion de vérification d’info), ce qu’on appelle l’ANGLE. Prenez les quotidiens nationaux, en plus de leur orientation politique, ils vont choisir une façon de traiter le sujet. Difficile d’être original pour annoncer la sortie d’un iPhone, ou le dernier but de Zlatan ? Faux, c’est un métier, ou tout du moins, c’est une question d’imagination et du temps de travail qu’on y consacre.
la recherche de différenciation est longue et chiante. C’est vrai, c’est bien plus simple de prendre la home de Deezer comme seule source de nouveautés musicales, que de se faire chier à trouver une station de radio pas trop mainstream ou de faire les petites salles de concert.
la noyade : quand tant de médias font l’apologie d’une seule information, les autres sont clairement lésées et d’autant plus noyées, non plus par la masse d’information, mais par l’hégémonie de quelques unes.

Sites de curation, algorithmes qui mettent en avant les infos les plus partagées, tout cela contribue de plus en plus à un message unique, à l’enfouissement de l’underground sous des kilos de merde (merde =  lolcats et autres fails),  à la reprise des ces informations sur des sites de plus en plus similaires, qui vont jusqu’à uniformiser leur design “parce que c’est la tendance”. Polluée par la pub, les sponsorings et l’intrusion des marques qui font passer leurs pubs pour de l’info (ou des exploits comme redbull), l’information se perd.

Le problème ce ne sont pas les marques qui jouent intelligemment ce jeu, et qui enfin amènent quelque chose de différent que “lave plus blanc que blanc”, c’est les consommateurs, qui consomment l’information, l’art, les messages pub et les lolcats au même niveau : en les consommant sans esprit critique, sans envie d’en savoir plus et surtout sans envie de savoir ou de voir autre chose.

Et de l’autre coté, ce phénomène a aussi son bon coté, quand une chose qui vaut le coup, vraiment le coup, de sortir et de faire le tour du monde, sort, elle sort pour de bon, et pour les artistes, les activistes positifs, les ONG, ça, c’est magique.

Pourquoi MTV ne passe plus de clips

Je suis tombé sur cette excellent et très drôle vidéo qui m’a interpellé à plusieurs niveaux, d’abord c’est vrai : MTV “L’original” comme on l’appelle ne passe quasiment plus de clips musicaux, je l’avais remarqué, mais je n’avais pas remarqué que ça…

En effet, MTV, la chaine de la musique et des clips musicaux, ne passe quasiment plus de clips. D’après la vidéo ci dessous, il y a plusieurs raisons à cela, notamment une grande : YOUTUBE. Tu veux voir des clips, va sur youtube et regarde ce que tu aimes. Oui le monde change, et si Youtube révolutionne la télévision dans sa globalité (ondemand, replay, cover, response etc. vous pouvez en découvrir plus sur le phénomène Fans Made Vidéos dans cet article), Youtube oblige aussi certaines chaînes à se remettre en question. Pourquoi une maison de disque devrait négocier avec des radios et des chaines de télé, quand on peut juste poster sur Youtube et faire 800 000 000 de vues (comme Psy).

L’accès  aux artistes est maintenant direct via Facebook, Twitter et Youtube, en effet MTV devait trouver un nouveau modèle.

Et son modèle, c’est de la merde. Oui dans la vidéo y’a un bip quand il dit shit, sur mon blog, ça marche pas, tu peux cligner des yeux pour voir … :)

Oui, y’a quelques années, MTV diffusait Beavis et Butthead, un dessin animé autour de deux fans de rocks, par exemple. Puis MTV  a commencé à diffuser Cribs, où les stars dévoilaient leur maison. Puis y’a eu Made où des jeunes se lançaient un défis (6 semaines pour devenir la reine des pompoms girls alors que je pèse 600 kilos) ou encore des émissions de dating comme Parental Control, où les parents choisissent un mec à leur gamine (ou inversement une meuf à leur gamin) parce qu’ils n’aiment pas l’actuel. Une dérive qui amène aujourd’hui à 16 ans et enceinte, très logiquement suivi de 17 ans et Maman, après avoir inventé des formats comme The Hills (sorte de Hollywood Girls) et bien d’autres.

MTV raccole donc large, avec du Vis Ma Vie, du Confession Intime à la sauce generation Y, et garde du coup le coeur des 13-20 ans, comme il y a 15 ans, mais plus pour les mêmes raisons. Comme le dit la vidéo avec humour : pour que les jeunes se sentent supérieur à une gamine de 16 ans enceinte et sans un rond.

MTV s’est donc segmenté pour gardé son identité, avec MTV Base pour le HipHop, MTV Pulse, MTV Idol etc. qui eux continuent de diffuser des clips, mais sur des bouquets payants.

Et pourtant l’influence de MTV n’a jamais été aussi forte, comme en témoigne ses évènements phares MTV Music Awards ou MTV Video Award, preuve encore que la musique et les artistes, restent l’ADN de la marque MTV, mais pour combien de temps…

 

J’ai jamais autant acheté sur internet

Avec le lancement de notre nouveau projet de société d’objets connectés pour les professionnels, j’achète en ce moment des kilos de trucs sur internet. En France, en Chine, en Espagne, en Allemagne, et figurez-vous que j’ai de très bonnes surprises.

Ma première conclusion de tous ces achats, c’est que quelle soit la taille du marchand, j’ai globalement été satisfait de l’achat, du prix, et du délai de livraison.

Ma seconde conclusion, c’est que tous ces gens, grandes entreprises ou petites PME, répondent aux mails. J’ai connu pas mal de soucis, des adresses paypal en conflit avec l’adresse de livraison, des colis qui mettent 1 jour à faire Hong Kong – Dusseldorf et 5 jours pour faire Dusseldorf-Paris… et tous ces commerçants ont été très réactifs pour m’aider.

Troisième point et là on rentre dans le vif du sujet : j’ai bien reçu ce que j’ai commandé, c’est déjà pas mal, mais parfois les produits sont défectueux. ça arrive, je peux le comprendre. Mais c’est là qu’on voit les “bons ecommerçants”, car pour certains, une fois le produit livré, c’est silence radio à mes mails, appels et relances.

Cet article n’a pas pour but d’être exhaustif mais de partager quelques évidences sur l’achat en ligne :
– on peut acheter n’importe où la taille de la société n’a pas d’importance
– globalement les paiements sont sécurisés, et plus le commerçant est petit, plus on a de chance de passer par paypal ce qui est une bonne garantie
– le SAV dépend du sérieux du commerçant et uniquement de ça.
– l’expérience d’achat est globalement similaire chez tout le monde, on retrouve en vrac, du magento, du prestashop, du ebay parfois (un site vitrine qui redirige sur une boutique ebay)
– Mais, enfoncement de porte ouverte oblige : Amazon c’est quand même le must, livraison 24h, one click buy, colis pas abîmés.

Ce n’est pas une surprise, mais globalement avec une cinquantaine de commande en un gros mois, beaucoup de bonnes surprises.

Mes morceaux préférés

Parlons un peu de musique, un sujet qui me passionne et qui m’avait amené au départ vers le journalisme. Un petit classement de chansons à écouter très fort (j’insiste, c’est vraiment pour moi à fond que ces titres prennent encore plus leur sens) qui pour ma part me laissent sans voix, les poils hérissés, la larme à l’oeil même. Dans un autre billet, on parlera de riffs :)

Aaron Seeds Of Gold
Cette montée musicale, cette répétition de phrases et cette fin sublime “something coming on my friend” m’emmène haut dans les émotions (comme dirait Chris DeBurgh, comprenne qui pourra). Une bonne découverte sur ce second opus après le très remarqué Lily (U-Turn)

Neil Young Heart Of Gold
Bien sûr il y a the Needle and The Dammage Done, A Man Needs a Maid, mais surement lié à un moment de ma vie (que j’ai oublié), celle ci me touche, le coté quête, qu’on ne sait pas trop si elle est intérieure ou celle d’un être complémentaire… bref sublime.

Billy Joël Piano Man
Avec son coté ballade irlandoche, l’histoire bien écrite du joueur du piano, sa relation à l’instrument, le bonheur qu’il diffuse et là aussi une montée dans la densité du son de l’instru, les “lalalalila”, la voix qui monte, ceux qui ne connaissent que Honesty ou Uptown Girl sont vraiment passés à coté de quelque chose.

George Harrison – While my guitar gently weeps
Grand fan des beatles et peut-être encore plus de George ces dernières années que j’ai complètement redécouvert (je vous conseille l’excellent docu sur lui “living in the material world”), j’ai toujours aimé cette chanson. Le fait de jouer de la guitare (comme un pied) y est peut-être pour quelque chose. J’aime la progression des accords, sur la base de la mineur (je me la pète), le rythme, l’émotion. Avec un amour tout particulier pour la version du concert pour le Bangladesh (désolé pas de lien deezer)

Led Zepplin Since I’ve Been Loving You.
Un sacré blues de plus de 8 minutes, intense, porté par les solos de Page qui s’entremêlent aux cris suraigus de Plant, un morceau tout en monté aussi, un quasi solo interminable, émotionnelle, prenant, tripant, presque Floydiens par moment. J’ai tellement aimé la version du remasters (l’original quoi), que j’ai eu beaucoup de mal à me laisser emporter par d’autres versions… jusqu’au “Live à La BBC” qui m’a achevé, sublimant le magnifique.

Syd Matters To all Of You
Bon c’est clair que n’importe quel titre de Syd Matters peut te donner des envies de suicide, mais celui ci je le trouve sublime, ce petit arpège en boucle, les fonds planants, bref j’ai choisi celui là !

Del Amitri Always the last to know
J’ai surement un problème avec cette chanson, si mon iphone devait me dire la chanson que j’ai le plus écouté dans ma vie c’est celle là. Rien de particulier pourtant, une histoire banale, d’un mec qui se rend compte qu’en ayant rompu avec sa copine il est toujours le dernier à savoir ce qui arrive dans sa vie… mais sa voix me rend fou, le petit riff, les paroles aussi finalement, je peux l’écouter en boucle.

Guns N Roses November Rain
Trop le bon plan à 14 ans, tu demandes au Disc Jockey de te passer celle là pour un titre de 8 minutes, si au bout du compte t’as pas emballé : laisse tomber c’est mort. Au delà des premiers émois, c’est pour moi un des plus beaux titres des Guns avec Estranged (dans la catégorie slow). La voix surréaliste (et multipliée par 12000 grâce au multipiste), et surtout, surtout surtout surtout le deuxième solo de Slash, pour moi son plus beau, c’est à ce moment là (à 6’57) que je perds le contrôle total, j’y suis, dans leur église, pleurant la mort de la femme du moment d’Axl, dans le désert, tout de cuir vétu. Bref tu vois ce que je veux dire.

Lloyd Cole Forest Fire
Mystère des années 80 Lloyd Cole n’aura eu que 2 gros succès, avec sa voix à la Chris Issak (ou elvis au choix), cette chanson tout en retenue, vous laissera à la fin comme un incendie de forêt mal éteint (j’ai aussi été élevé avec les grosses têtes pardon).

 

 

Qui a tué la FNAC ?

Depuis 1954, la coopérative “Fnac” révolutionne la culture, mais en 2012, le modèle semble arriver au bout du rouleau, en effet l’enseigne est à vendre.

La faute à qui, la faute à quoi ? Je ne sais pas, je ne suis pas vraiment expert dans le domaine… mais ce que je sais… c’est que d’une certaine façon ça leur pendait au nez.

La fnac a mis beaucoup de temps à comprendre un certains nombres de choses, le rapport Olivennes, remis au gouvernement illustrait bien l’incompréhension du géant face à un monde qu’internet faisait muter.

La Fnac a mis du temps à se lancer sur internet. A l’heure où Pixmania, Amazon et consorts faisaient leur classe dans l’e-commerce, la Fnac ne s’est pas lancée, pour une enseigne “révolutionnaire”, ils ont regardé la révolution de loin.

La Fnac comme l’a illustré le rapport ci sus cité (ouais et je t’emme…), a pensé que le disque était encore un produit d’avenir. Ce truc que j’ai toujours pas compris, quand y’a eu la cassette on a arrêté les vinyles, quand y’a eu le cd on a arrêté la cassette, mais quand le mp3 est arrivé on a continué à faire des disques… incompatible avec LE produit de l’an 2000 : le lecteur mp3, iPod, iPhone et autres.

Très concurrencée avec l’arrivée d’internet, en quête de vendre un produit que la jeunesse ne comprend pas, malgré d’autres rayons qui n’ont pas pu compenser… (c’est clair que s’ils misaient sur le livre… entre le peu de vente par rapport au CD et la démocratisation des readers… c’était mort).

Meutre ou suicide, c’est finalement la question de fond. Le monde moderne a fait évoluer les choses et la FNAC n’a peut être pas su prendre le bon virage, se rationaliser, se mettre en phase avec le marché, rester révolutionnaire. Jouant le jeu des majors et du gouvernement, pourfendeur du piratage. C’est surement le cumul de petits virages ratés qui les amené à cette situation, reste à voir comment ils vont appréhender l’avenir.

Ces petits commerces qui font le buzz

Retour sur les petits commerces, les commerces de proximité, ceux qui ont eu si longtemps pour seul site internet une page wanadoo. En effet aujourd’hui ils commencent à être nombreux à être dirigés par une génération pour qui internet fait partie intégrante de la communication.

J’ai déjà parlé du Camion Qui Fume, et ses 10 000 followers Twitter qui sont quasi tous clients de l’enseigne de burger mobile. Je m’arrête une seconde, oui vous avez bien lu, un camion ambulant de burger a 10k followers sur Twitter…

Ils sont de plus en plus nombreux à ouvrir leur page Facebook, leur compte Twitter et à se faire connaitre par là par les amis de leurs fans.

Souvent on a dans son réseau des locaux, des gens qui vous ressemblent, même âge, en couple, avec enfant ou pas, comme vous quoi et surtout qui habite dans le coin. Donc en tissant une relation sur Facebook avec une lieu, un commerce, en likant les photos de votre dernière chambre d’hôte, vous exposez cet endroit à la vue de vos amis, qui donc vous ressemblent. Et quand on est un commerce de quartier, même appartenant à une grande enseigne, 1 client venu sans pub, par la viralisation des réseaux sociaux, c’est un nouveau client gratuit. Et au bout de quelques temps cette masse de clients acquise gratuitement, devient un pourcentage de plus en plus important de votre clientèle.

Les réseaux sociaux ont donc bien quelque chose à amener à ces commerces du coin. Dernier énorme buzz en date, un supermarché local à Rennes et son casse-tête lancé sur Facebook qui a touché plus de 300 000 personnes qui ont commentés…

Donc oui, on peut être local, on peut être un petit chocolatier et investir les médias sociaux, être une chambre d’hôte et entretenir sa clientèle par Facebook, cultiver plus de 4000 clients de son camping sur sa page fan.

Après la vrai question c’est comment animer et activer cette communauté sans y perdre trop temps et en y trouvant son ROI, ça on y reviendra !

Hoax toujours la même histoire qui se répète

C’est dingue, en quasi deux décennies d’internet, c’est tous les jours la même merde… Y’a 15 ans, la rumeur récurrente était “msn va devenir payant” et bien sûr “si tu ne passes pas ce message à 10 personnes tous les malheurs du monde s’abattront sur toi” et pendant tout ce temps on dirait que personne n’a rien appris.

Avec le lancement de Facebook Offers, (du coupening à la sauce Facebook), c’est maintenant des iphones 5, à 59€ qui circulent, me rappelant ces emails des années 90 “envoie ce mail à 5 de tes contacts et Sony Ericsson t’enverra son dernier portable”. Ah bon ? :)

L’autre jour, les gens désactivaient les notficiations de leurs amis, en pensant rendre invisible leur statut à des inconnus. Bref, quasi 20 d’internet et les gens sont toujours aussi crédules, pourtant le recette est toujours la même… on pourrait en faire un générateur de fake ! Choisissez un thème (devient payant, ferme définitivement, donne accès à votre compte à tout le monde), une marque (apple, Facebook, twitter, samsung) et une action à effectuer (fais passer, imprime, renvoie un email) et générez votre hoax :)

Faut-il quitter Facebook ahhhhhhhhh ?

Question récurrente* et remise au goût du jour par le sérial entrepreneur Jérémie Berrebi dont le départ fait grand bruit.
*d’où le “ahhhhh” cri de “merde t’as cédé à la tentation de ce titre pourri et raccoleur”.

La question est volontairement mal posée. Il n’y a pas de raison particulière à quitter facebook aujourd’hui ou demain. Jérémie explique pourquoi il quitte facebook, il y a une partie que je ne discuterais pas : chacun gère son temps comme il veut, le passer à faire des trucs plus intelligents que de trainer sur Facebook parait une excellente façon de l’occuper :)

En revanche je trouve que c’est le bon moment pour utiliser Facebook, comme une source d’info, en 2012 ça y’est tous les médias du monde y sont accessibles, ce n’était pas le cas il y a encore 2 ans, on est donc “au summum” de la possibilité d’information.

Du coup forcément elle est polluée, par les amis et leur vie privée. Moi je gère des listes. Je m’en fous des états d’âmes de personnes que je ne fréquente pas et qui se répandent en status et photos. Je ne les vois pas. Donc les listes permettent de filtrer la pollution. Y’a 7 ans j’avais Feedreader pour mes flux RSS, c’est aujourd’hui Facebook qui le remplace. Et pour Facebook vous m’y trouverez peu le soir et le week-end, c’est un super outil et cela doit rester à sa place d’outil.

Twitter plutot que Facebook, c’est vrai qu’on trouve moins de conneries en tout genre (photos et vidéos) et encore… et à moins de suivre les bonnes personnes (donc faire une sélection c’est à dire comme gérer des listes sur FB, ce que Twitter propose aussi), on lit des trucs pas intéressants “mange un pépito”… et surtout on se farcie des kilos de RT.

Alors faut-il quitter Facebook ? non, pas plus qu’il ne faut arrêter de boire :) “En toute chose modération est bonne”

PME, TPE et Réseaux Sociaux

Je me souviens il y a quelques années, Loic Lemeur, dans une présentation chez TF1 faisait allusion à l’utilisation de Twitter par le “Crème Brulée Cart“. Un vendeur ambulant à San Francisco qui avait amassé tellement de followers Twitter (près de 23 000 aujourd’hui), que lorsqu’il annonçait où il se trouvait, il y avait des kilomètres de queue sur le trottoir. Preuve à l’époque que bien utilisé Twitter peut être un gros générateur de business pour une TPE.

A Paris, c’est Le Camion Qui Fume, camion ambulant de burgers maison qui cartonne avec 10 000 abonnées Twitters et 15 000 fans Facebook. D’abord les chiffres sont énormes, ensuite autre chiffre hallucinant, le peu de différence entre le nombre de Fans et de Followers, preuve que pour ce genre de business et surtout d’animation de communauté, c’est bien Twitter qu’il faut privilégier. Bon avec autant de follower, forcément y’a toujours une heure de queue minimum, mais il parait que ça vaut vraiment le coup.

Avoir des followers, c’est avoir une base client, mais les réseaux sociaux amènent un truc en plus : le bouche à oreille. Les utilisateurs Twitter, parlent du Camion Qui Fume.

Et quand ils en parlent, ils exposent le CQF à leurs followers. Prenez par exemple ces twitts.

Les premiers utilisateurs ont une petite centaine de Followers. En parlant du CQF, ils exposent la marque à ces centaines de gens. Comme si en sortant d’un resto de quartier vous appeliez 100 de vos amis pour leur dire “j’ai diné au Balto en bas de la maison, c’était très bon”. Et dans le cas du dernier twitt de cette image, Romain Levy a plus de 3500 followers… Donc il vient de dire à 3500 personnes que le QCF est une super adresse. Puissant comme bouche à oreille.

Twitter a donc un réel rôle à jouer à mon sens dans le développement de la clientèle d’une TPE ou PME, peut-être même plus que Facebook… à suivre !

Les objets communiquants un fail de plus ?

J’ai souvent parlé du Nabaztag et de ces petits frères. Pour moi le concept était génial, un lapin super mignon, avec des capacités techniques de text to speech, qui lit les mails, qui lit le RFID, sur la papier vraiment une tuerie. Et puis à l’utilisation… pas très utile en fait. Saoulant la plupart du temps, pas facile à programmer, et puis finalement d’un compagnon il est vite devenu un bibelot. De nouveaux produits sortent depuis quelques temps et j’ai l’impression qu’on oublié l’utilité de la communication…

Prenez par exemple les balances communiquantes, il y en a plusieurs modèles, elles coutent une centaine d’euros (130 en moyenne). Elles communiquent avec votre iPhone pour… suivre vos variations. Super. Pour 100€ de plus qu’une balance à mémoire, vous avez vos variations dans votre iphone… Je prends cet exemple de façon idiomatique mais ça représente bien le problème de l’utilité réelle des objets d’aujourd’hui : ils ne communiquent pas vraiment.

 

Pour moi une balance communicante, doit savoir grâce à votre iPhone, vos déplacements, combien de pas vous avez fait, combien de calories brûlées et vous dire signifiez en fonction de vos variations qu’il faut peut-être un peu se calmer sur les big mac… Pouvoir être en communication avec RunKeeper (ou autre appli de sportif) pour vous aider à piloter un objectif de prise de masse ou de perte de poids. Dans un monde communiquant, elle pourrait même vous communiquer le nombre de calorie auxquelles vous avez le droit, les petits plaisir que vous pouvez vous octroyer ou non. Dans un monde communiquant, elle serait même en relation avec Shopmium pour optimiser vos achats de nourriture. Dans un monde communiquant, la balance serait le centre de gravité de la gestion de votre bien être, de savoir ce que vous manger, quand vous dormez, comment se passent vos phases de sommeil, comment optimiser vos trajets pour marcher un peu plus, sans que ça devienne une tannée.

 

EDIT : 17/09 : je découvre Fitbit et là on cause ! :)

Bref, dans un monde communiquant, les objets qui communiquent vous permettraient de vraiment améliorer votre quotidien que ce soir sur la gestion de votre poids (ou plus largement de votre santé), vos dépenses énergétiques, des pouvoir en fait tout simplement vous simplifier la vie. Aujourd’hui, c’est la geekerie qui l’emporte, le coté “t’as vu ma balance partage mon poids avec mon iphone” et ? et rien de plus, sinon d’avoir au passage alléger aussi votre porte feuille.

 

ReEDIT : bon manifestement la balance Withings a un programme “diet” et en plus fonctionnerait avec une apps de course à pied, là je kiffe :)

Un exemple “génial” à mon sens c’est le magnet Evian développé par Joshfire, quand vous n’avez plus d’Evian, une pression sur un magnet préconfiguré permet de recommander et de se faire livrer ses packs. Et peut-être même qu’un jour les bouteilles auront des puces RFID (ou un truc dans le genre) et quand le magnet détectera qu’il ne trouve pas d’Evian chez vous, il vous proposera d’en commander à nouveau !

Je crowdfunde, tu crowdfundes, nous crowfundons

Cela fait des années qu’on en parle quand j’étais chez Eyeka, on faisait du marketing participatif, arrive alors MyMajorCompany qui permet aux internautes de financer des artistes, c’était le début de la vague.

Aujourd’hui je pense que environ 10% de mes achats sur internet se font comme ça, acheter une montre sur Kickstarter (une montre qui enregistre 10millions de dollars de précommande), un câble pour iphone, un EP d’une chanteuse en devenir.

J’aime ça. J’échange avec les concepteurs/artistes, ils nous tiennent au courant de l’avancée de leur projet, et donc d’une certaine façon ils mettent le consommateur/fan au coeur de leur stratégie de développement. Bon, il faut savoir qu’en choisissant les chemins parallèles, les délais sont eux aussi parallèles… le câble normalement livré en Juillet est toujours en contrôle quali et la montre “shipping september”, est loin de quitter les entrepôts d’UPS..  mais bon.. dans un monde d’immédiateté, on apprend à attendre pour avoir des produits exclusifs, et surtout on n’est pas pressé car on fait partie du projet, et ça permet de rendre l’attente moins longue.

Cet été j’ai aussi aidé à ma mesure, Angie à financer son projet au Kenya pour des orphelins, et je suis de prêt pour m’investir à distance dans des projets similaires, plus proches de mon environnement.

Avec la création des MesChampions, c’est le financement de sportifs en devenir qui apparait, un sujet aussi dans mon environnement puisque j’ai la chance de côtoyer pas mal de légendes et futures légendes du Muay Thai, KunKhmer et Bokator.

Pour tous, le problème est le même trouver de l’argent, et finalement en rencontrant leur public, ils trouvent ces fonds, pourquoi attendre que le produit soit fini pour le commercialiser si les gens sont prêts à le pré-payer ? il n’y en a pas.

Cette année je vais donc continuer dans cette voie, aider des boxeurs, des enfants aussi, et acheter des conneries de geeks, parce que cette nouvelle façon de consommer me plait, dans l’aspect “dans le projet”, dans ces cotés sociaux, et aussi soyons franc car il satisfait aussi en nous une part d’égo d’avoir eu le nez de soutenir un projet qui marche !

Et vous, vous crowfundez ?

 

 

Je crois que mes yeux ont envie de vomir

Un long silence… depuis le mois de mai je crois, de nouveaux projets, beaucoup de travail et puis la crise de la plume, moins envie de commenter l’actualité des réseaux sociaux, et puis beaucoup de choses à dire que j’ai dite sur Facebook, qui tenaient en une centaine de signes, sans avoir envie de m’étendre.

De retour donc avec pleins de choses à vous raconter, on va parler de business, d’objets communiquants, de kickstarter surement aussi, de vidéos, d’évolution de la société, de projets humanitaires, bref la crise est passée !

Mais pour commencer on va parler de vidéo sur internet.

Je raconte souvent cette histoire, à Le Web (qui ne s’appelait pas comme ça) en 2004, je rencontre un type qui me dit “tu fais quoi ?” je lui dit que je bosse pour Fotolia et je lui retourne la question “et toi ?” “moi je monte un site de partage de vidéo”.

Un site de partage de vidéo ? les gens ne savent pas se servir d’un camescope et c’est illégale de diffuser des films et ce qui est passé à la télé. Je le quitte en me donnant pas cher de sa peau… “et ça s’appelle comment ton site ?” lui demande-je par politesse… “Dailymotion“. :)

Vous devez comme moi, la génération vidéo gag, bien aimé ce qu’on voit aujourd’hui sur Youtube ou Dailymotion, les “faceplant” (gens qui se ramassent la gueule en avant), les Fails (les ratages en tour genre).
Alors j’ai commencé à en regarder, chez SpiOn, chez 10minutesaperdre, sur youtube pour en trouver d’autre, et puis ils arrivent aussi seuls par les partages Facebook.

Et puis d’une Prank (une blague souvent idiote) à un Faceplant, j’ai découvert les Road Rage (mecs qui se tapent sur la gueule pour une histoire de queue de poisson), les DashCam (caméra embarquée dans les voitures qui filment en permanence), et puis les bagarres Courtyard (dans l’arrière cour à main nue souvent). Et je suis entrée dans une autre dimension…

J’ai vu plusieurs assaillants battre quasiment à mort un homme. Des videurs de boites casser la gueule en groupe à des gens pas plus épais qu’un sandwich SNCF (©), des voitures écraser des gens, des flics abattre un chien, des animaux mourir quasiment live, des injustices flagrantes pour des motifs idiots (partir sans payer) ou tout à fait défendables (insultes racistes, défendre sa femme).J’ai vu un nombre incalculable d’accidents de voiture, pas drôles, de motard fauchés, de piétons éclatés…

Et là j’ai eu une vraie envie de vomir. L’overdose, le bad trip sans substance. Mal au ventre, mal aux tripes d’une vision d’un monde étrange, violent, injuste, portée aux nues par les sites de partage vidéo.

J’ai le coeur bien accroché, mais la violence de certaines images, leur réalisme (forcément), et le fait qu’il y ait quelqu’un pour les filmer,  un spectateur bien passif (oui un enc***) ça m’a retourné.

J’ai déjà du mal à comprendre comment celui qui se casse la gueule sur le trampoline de son jardin se retrouve sur youtube.. Le mec se filme, se rate et se colle sur Youtube pour se taper une honte internationale ? Et les filles qui tombent des barres de Pole Dancing dans leur salon que cherchent elles ? La rémunération de Youtube si elle depasse le million de vue ? Peut-être.

Et ce qui me fait flipper le plus, c’est que j’ai vu tout ça souvent dans des compilations, donc sans possibilité de vérification de “l’âge du téléspectateur”.

Alors je m’interroge sur “quand” Youtube et consors vont se réguler, vont-ils s’asseoir sur cette manne de snuff movies banalisés qui font des millions de vues…

En attendant j’ai trouvé depuis des mois l’inverse, avec Viméo, une plateforme qui met en avant les réalisateurs amateurs, professionnels ou occasionnels, et qui propose un contenu d’une qualité hallucinante et qui prend de plus en plus de part de marché à Youtube ou Daily. cela me renvoie quelques année en arrière quand Youtube et Dailymotion était bien plus qualitatif et laissaient tout le rebus à Break ou Metacafé. Les temps ont changé, je crois que mes yeux ont envie de vomir.

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