Facebook a-t-il fait une grosse connerie en payant Instagram 1 milliard de dollars ?

voilà ce qu’on appelle dans le langage une putain de question… 1 milliard pour une boite qui a moins de 2 ans, 12 employés et 30 millions d’utilisateurs. ça peut paraitre un peu fou…

Certains ont dit que cela valorisait encore plus facebook pour les marchés boursiers, d’autres ont dit que Mark avait perdu la tête, certains autres y voient un mouvement stratégique de Zukerberg pour contrer un éventuel rachat par un concurrent ou pour bien prendre le lead sur le mobile. Bref, personne n’en sait rien, mais chacun à son avis. A mon avis, Mark voulait des filtres en plus et comme c’était compliqué il a directement racheté Instagram et comme il n’avait pas de monnaie, il a filé un billet d’un milliard.

A mon avis (le vrai cette fois), il y a peut-être un autre coup de théatre à attendre. Facebook est très bien pensé, en avance et novateur, alors cette acquisition parait bien loin de tout ça, donc il doit y avoir autre chose derrière, sinon Facebook part en couille…

Nouvelle Page Fan, le énième coup de génie de Facebook

On avait déjà salué l’arrivé de la Timeline pour les profils utilisateurs, renvoyant le prétentieux Google Plus à l’âge de pierre des réseaux sociaux.Comme a chaque fois, les pages Fans, ont repris le design des pages profils, les spécialistes ont alors applaudi l’arrivée du story telling. Mais le changement est bien plus profond et offre à Facebook un modèle économique.

Le story telling c’est l’art que développent les marques pour raconter une histoire et pas juste présenter un produit (même si l’acte est le même…). Avec la timeline Facebook offre aux marques une histoire qui se raconte dans le temps, qui se partage qui se viralise, qui engage.

Mais cette timeline engendre un certains nombres de changement dans les habitudes des marketeux sociaux :

– fini les onglets (si on peut encore employer le mot) dans la colonne de droite
– fini les “landing tab”, ces onglets de bienvenus sur lesquels tombaient les “non fans”
– fini l’état fan/non fan d’un onglet pour obliger les gens à être fan pour accéder à une application
– arrivée des “milestone” pour marquer sur la timeline les évènements les plus importants
– possibilité de laisser un post en haut de page pendant 30 jours
– possibilité d’évènementialiser sa cover et de ne plus toucher à son avatar de profil
– création d’une zone de mise en avant des appli sous l’image de cover

Tout ça…. ça fait un mini site, des sortes d’onglets nous amènent dans des pages (les applis), on arrive sur la chronologie des échanges comme un blog. Bref Facebook a transfer les “Pages” en “site”, changeant ainsi leur role, leur profondeur et leur navigation.

Alors comme ça les marques vont pouvoir être plus belles, plus présentes, et plus engageante, mais également plus soucieuse du suivi de leur communication, car Facebook en sera l’historique.

Alors comme ça l’outil devient enfin meilleur et en plus… Facebook a lâché le morceau, 16% des fans d’une page voit un post, et cela est calculé selon un algorythme de popularité : l’edgerank. Et si vous voulez touchez le reste de vos fans, Facebook a pensé à une solution : Payer.

Génial tout simplement.

Le net tueur de professions ?

On parle souvent de droits d’auteurs, de piratage, d’internet, de peer 2 peer et pourtant…le net tue aussi aussi des professions à sa façon.

En France en 2011, les entrées de cinéma ont battu des records et ce n’est pas la fermeture de megaupload qui en est à l’origine… L’offre légale d’Apple s’est taillée une belle place alors que les majors continuent de vouloir vendre des disques à des gens qui n’ont  pas de lecteur de disque… mais coté boulot, les choses évoluent également, dû à la technologie, à la professionnalisation du matériel grand public, à l’évolution des techniques de fabrications et aux besoins des consommateurs.

Tumblr, Pinterest, Twitter, repassent des images qui à force d’être repartagées perdent leurs auteurs, leurs sources. Bref, le net à foutu un vrai bordel dans les droits d’auteurs mais pas seulement.

J’ai travaillé pour Fotolia et depuis ce jour, j’entends des photographes qui se plaignent que Fotolia et les micro stocks ont tué leur métier, que l’état doit intervenir. Et ces photographes tombent sur le dos de quiconque semble aller à l’encontre de leurs croyances.

Pourtant la généralisation des appareils photos sur les téléphones portable a rendu les gens témoins de leur vie et depuis quelques années les photos de presse viennent de téléphones portables. Depuis que Paris Match a publié en Une une photo des attentats de Londres, les choses ont changées, tsunami, révoltent, éruption, les gens qui sont là sont les premiers témoins et tous possèdent des appareils photos. Le photojournalisme en a pris un coup. Si le travail du reporter de guerre est bien spécifique, la photo de l’évènement elle, est souvent prise par un badaud. et pour cause, il y a des smartphone partout dans le monde, pas des photographes sur le qui-vive…

L’explosion des appareils amateurs qui maintenant prennent des photos avant que vous ayez appuyé sur le bouton, la qualité de ce que permet de produire du  matériel amateur a aussi mis un coup aux photographes de banque d’image.

La fermeture de Kodak en est un exemple, tout géant qu’il fut, il n’a pas su saisir le virage du numérique.

Au cours des siècles des professions ont disparues ou se sont raréfiées, dans l’industrie notamment ou certaines compétences sont maintenant remplacées par des machines.

La dématérialisation, le net, le téléphone portable, l’avancé de la technologie tuent ainsi des professions. Voyez-vous encore des cireurs de chaussures aux coins de nos rues ? non. Des aiguiseurs de couteaux ? non plus. Des photographes ? de moins en moins.

Au lieu de ça le net crée des “community manager”, des chefs de projets webmarketing, des experts médias sociaux, des artistes “webdeux” etc.

Le monde change et l’évolution des professions en est l’indicateur.

Il ne s’agit pas de se demander si c’est bien et s’il faut les préserver, c’est le consommateur qui choisit. Il choisit de quoi il a besoin et de qui il peut se passer. Le tirage photo s’est effondré avec l’arrivée du numérique, le livre photo explose, les comportements changent. Aux industries et aux professionnels d’anticiper cela, de savoir faire évoluer leur métier ou de se reclasser si leur métier n’est plus une nécessité pour les consommateurs.

L’entrée sur le marché de nouveaux acteurs qui cartonnent montre qu’on peut toujours innové, comme l’a fait GoPro, ce turnover permet donc aussi l’arrivée de nouveaux acteurs, de nouveaux produits, de nouvelles industries, mais depuis le net, tout va plus vite, très vite, et le danger c’est de rester sur le bord du quai…

Comment les nouveaux réseaux sociaux renforcent l’hégémonie de facebook

cela va peut-être vous paraitre une évidence, mais je voulais quand même aborder le sujet… car finalement le succès des Instagram et consorts, renforcent le position et la domination de Facebook.

Avec des millions d’utilisateurs, les réseaux sociaux mobiles comme Instagram, cartonnent, 5 millions d’utilisateurs, 100 millions de photos uploadées et presque un million par jour en ce moment. Mais quand instagram monte, facebook monte, car si instagram monte, c’est grace à facebook.

En effet, les utilisateurs d’instagram, pour profiter au maximum de leurs photos et de leurs amis, partagent leurs photos sur Instagram mais également sur d’autres réseaux, principalement Facebook. Leurs amis, sont donc exposés à l’existence d’instagram, qui va donc créer de nouveaux utilisateurs qui eux aussi “veulent l’effet vieilli” sur leurs images. Et sur Facebook les photos sont commentée, bien plus que sur instagram, et sur Facebook vos photos sont plus vite et plus facilement partagées par plus de monde, alors Instagram a bien besoin de Facebook pour pouvoir se développer aussi vite.

Si on y réfléchit, c’est bien là la meilleure stratégie (si on ne flippe pas de mettre tous ses oeufs dans le panier de Mark Zukerberg), s’appuyer sur un plus gros, plus viral, mieux optimisé, pour gérer sa croissance et sa viralisation, combien de temps faudrait-il pour obtenir de tels résultats et surtout quel investissement en communication il faudrait… beaucoup, beaucoup, beaucoup…

Du coup, cela renforce aussi la position de Facebook comme un “internet dans l’internet” et de “tous les internets” (mobile compris), si on veut réussir un réseau social, il faut qu’il soit basé sur Facebook pour fonctionner. Et c’est loin de dépouiller Facebook car les contenus crées via Instagram et qui se partagent sur Facebook créent de l’interaction sociale…

Ces nouveaux réseaux, de niche, mobile (ou les deux en même temps) ont donc tout intérêt à s’interfacer parfaitement dans le comportement de facebook pour en faire le catalyseur de leur croissance et un jour le motif de rachat :)

 

 

Pinterest le nouveau réseau social ?

Depuis longtemps les experts prédisent la mort de Facebook et celle de l’humnaité,  mais pour l’instant Mark s’accroche bien ! En marge de Facebook et de Twitter, ce sont de nouveaux modèles qui émergent, Tumblr, Fancy, Pinterest, le principe est simple : republier.

On a toujours dit qu’il y avait peu de producteurs de contenus sur twitter et des kilos de retwitteur, un peu moins sur Facebook. Tumblr est un concept génial de méga-consommation d’images fixes ou animées, des phrases chocs, dont les auteurs originaux ont disparu, sans laisser de trace, dans la machine du “reblog”.

Pinterest, c’est pareil, un outil de curation comme on dit, il ajouter un bouton dans votre navigateur et dès que vous voyez quelque chose qui vous botte en photo ou en vidéo, vous le “pinez”. Vous le publier sur votre Pinterest. Là aussi les sources disparaissent, les images sont avalées par lot, un mur de Pinterest collection d’images éclectiques classées par les “repinneurs” et “repinnées” à gogo.

Dans la lignée des 4chans, lolcats et cie, Pinterest, compte 7,5 millions d’utilisateurs, pas mal pour un début !

Au delà de l’immense décharge érotico-égomaniaco-bordélique du truc, Pinterest permet de bookmarquer et partager simplement et va peut être créer un nouveau statut à la  mode les “curateurs” ?

Il est relativement difficile à ce stade de savoir si c’est une mode… la curation est nécessaire dans le dédale de contenus qu’offre le web aujourd’hui et on ne peut pas tout voir ou tout regarder, il faut donc choisir, les trucs à la mode, les buzzs et les trucs qui nous branchent. Alors la curation et les curateurs deviennent des médias, par l’organisation des contenus qu’ils proposent, selon une ligne édito, selon une affinité. Mais combien de temps peut-on passer à faire cela pour de vrai et pour quel retour ? les blogueurs peuvent gagner un peu d’argent, placer de la pub, ils ont un avis, une patte parfois, une expertise souvent. Mais le “repinneur-reblogeur-retwitteur” quelle est sa valeur dans la diffusion des contenus, quelle est son influence ? c’est bien là la question aujourd’hui, car on “repinne” rapidement, on regarde les pins des autres en un clin d’oeil sur une page surchargée, on zap plus qu’on ne mate.

Me suivre sur Pinterest

Internet a-t-il signé la fin des droits d’auteurs ?

Je sais, ça me va bien de lancer ça, moi qui ait participé au lancement de Fotolia, “le diable” dans le monde de la photo. Mais force est de constater qu’il est de plus en plus dur de connaitre la source d’un contenu sur internet.

Le “repin” de Pinterest, le “Fancy This”, le “Reblog” de Tumblr et bien d’autres fonctionnalités, arrachent les contenus à leur site d’origine et leur font faire plusieurs fois le tour de la planète à tel point qu’à la fin, on ne sait plus d’où ça vient, entre 2 download et trois reblog.

L’industrie de la musique crie au PIRATAGE, à peine sorties les albums sont téléchargeables illégalement, des reprises fleurissent sur le net et youtube, et un autre groupe fait une reprise dans la semaine. Et pourtant des caisses de MP3 se vendent sur les plateformes légales, toujours trop chères… On télécharge alors des tonnes de chansons, on ne sait pas qui chante, elles sont mal étiquetées, on skip skip skip…

L’industrie du cinéma crie au MEUTRE, et pourtant a fait les plus grosses audiences de ces dernières années. De plus en plus de films passent la barre des 5 millions, des 10 millions et même des 20 millions de spectacteurs. Comme quoi, seules les bouses souffrent du piratage, les bons films ont toujours la côte au cinéma. Les autres se téléchargent on les voit sans s’en souvenir, on ne sait pas qui joue dedans, qui l’a réalisé.

L’industrie du livre, crie AU SECOURS, le papier se meurt et cette industrie ne semble pas anticiper les options qu’offrent les liseuses comme le Kindle, et risque de prendre sa claque…

Le partage, le manque de citation des sources, la reprise, les scans, les bibliothèques gratuites en ligne, le copier coller, on ne sait pas qui chante, qui est l’auteur, qui est le réalisateur, les contenus sont consommables et leurs auteurs jetables, est-ce cela l’avenir ? :)

L’obsolescence programmée, le web et les médias sociaux.

Je suis tombé hier sur ce reportage d’Arte, qui concernant l’obsolescence programmée. Il y est question de comment les industriels fabriques des produits qui ont une durée de vie pour obliger le consommateur à se ré-équiper plutôt que de réparer. Je pensais à nos métiers et finalement comment cette notion y existe ou non.

L’obsolescence programmée… il y a celle des  support (les devices), les ordis, les ipad, iphone, tablette etc. Chez eux finalement la technologie évolue si vite qu’il arrive qu’on change d’appareil pour les fonctionnalité de la nouvelle version et pas forcément parce que le produit est en fin de vie. C’est en quelque sort l’obsolescence programmée par le marketing, et la consommation tribale (ou à outrance…).

Sur internet, c’est un peu pareil, les sites doivent évoluer, intégrer facebook, se remplir automatiquement, se rappeler de ce qu’on aime, et ceux qui ne sont pas au standard du marché restent sur le carreau.

Et sur les médias sociaux, 80% des clics se font dans les trois première minutes, autant dire qu’une information, un buzz vit de 3 minutes à 48 heures dans le meilleur cas, son obsolescence est générée par les autres contenus ou informations qui poussent derrière et qui sont des milliards.

Mais de l’autre coté les médias sociaux comme twitter ou facebook, doivent aller à l’encontre permanente de cette obsolescence. Si les industriels ont des trucs à vendre derrière, Facebook ne propose que Facebook et s’il peut y avoir une V1, une V2, une V50, le produit est obligé d’être en constante évolution sous peine d’être sanctionné sévèrement et quand les internautes quittent un site, c’est souvent pour de bon, Myspace ne s’en relève toujours pas.

Alors d’un coté les industries traditionnelles, ceux qui vendent du “dur”, qui pensent encore qu’il faut acheter des CD de 72 minutes et de 14 chansons. Et de l’autre coté le web en constante évolution qui a tué l’obsolescence programmée car elle va à l’encontre de la possibilité du web d’exister (ce que je veux dire c’est que si le web devient obsolète, il meurt.) en réinventant des modèles pour le marketing, les leviers de consommations, les parcours conso, les cycles produits etc.

Comparez la durée de vie d’un modèle de voiture (env. 7 ans) et le peu d’évolutions fonctionnelles d’une génération à l’autres. Et prenez de l’autre coté le nombre de fois où dans leur existence Twitter ou Facebook on complètement revu tout ou partie de leur ergonomie et fonctions. (Tous les 18 mois env.)

C’est un monde nouveau, le virage numérique comme on l’a appelé dans les années 2000 était surement un simple début à la dématérialisation et les changements d’habitudes, et ses standards sont à l’opposé de l’héritage industriel, des gens comme Kodak en font les frais…

Le site que vous essayez de joindre est indisponible actuellement

C’est un peu la phrase de la semaine ! La bombe Free Mobile en début de semaine a rendu inacessible le site mobile de free pendant plus de 24 heures, pas une indisponibilité total, mais bien chargée quand même ! Puis mercredi c’est les soldes et même si tous les sondages prévoyaient une baisse des dépenses, le site de la Redoute a été longtemps inacessible pour la validation des paniers.

C’est un problème de plus en plus courant et qui génère des désagréments mais pas forcément un manque à gagner. Prévoir le trafic, c’est ce qu’a fait Free mais 1 millions de connexions minute (annoncé par Xavier Niel sur Canal+) forcément c’est difficile à prévoir.

Mais quand on est Free et qu’on vient de défoncer un marché connu pour ses ententes illicites, on le sait : les gens se reconnecteront plus tard.

C’est un peu pareil pour La Redoute, dépositaire de marques exclusives mais pas que. Car pyschologiquement le fait d’avoir préparer votre panier en avance vous coince un peu psychologiquement “vais-je retrouver mes articles sur un autre site ? seront-ils au même prix, tous disponibles ? Ok j’attends que la Redoute revienne et je validerai”.

C’est beaucoup moins vrai pour tout un tas d’acteurs qui se battent sur les prix, et qui manquent de notoriété. Payer des campagnes adwords pour un site où l’on ne peut pas commander c’est forcément un manque à gagner, immédiat mais aussi d’avoir convaincu un client qui peut devenir fidèle, donc à moyen/long terme également.

La disponibilité d’un site, d’une appli, c’est donc crucial quand on ne peut pas se permettre le luxe d’être Free ou un e-commerçant très connu :)

Pourquoi je vais quitter SFR

Au lendemain de l’annonce de Free Mobile, nous avons tous pris un claque. Les 3 opérateurs “historiques”, mais aussi les consommateurs. La violence de la conférence de Free, m’a littéralement laissé sur le cul, et la justesse du propos de même.

Je paye 80€ par mois, et plusieurs centaines d’euros quand j’ai le malheur de quitter la France. C’est sur que payer 15€ (car je suis abonnée free internet), au lieu de 80€, je ne réfléchis pas longtemps. Je réfléchis quand même, si l’offre de Free est simple, il y a encore des questions sans réponses : messagerie visuelle/compatibilité iPhone, débit, couverture (qualifiée de quasi-totale, ce qui en soit est une blague, si vous voyagez en province vous savez comme moi que pour les 3 gros, ce n’est pas du tout “quasi total”) etc.

Mais… je m’en fous. Je vais peut-être garder mon abonnement SFR, attendre qu’il y ait une offre similaire, et j’aurais un portable pro et un perso, en tout cas passer de 80€ à moins de 30€, ça c’est certain. Même avec ça, je serais  à peine à plus que la moitié de ce que je paye actuellement.

Ce que Free nous a appris hier, c’est qu’au delà, d’un tarif ou d’un service, d’un prix, ça fait 15 ans (pour ma part) que je me fais littéralement en*****. Et là, c’est surtout l’impression d’avoir été abusé, que tout ça a contribué encore à l’enrichissement de certains au détriment d’autres, et d’autres parfois très pauvres. Je n’ai rien contre l’enrichissement, mais si je peux parfois influencer la méthode, je suis pour. Free n’est pas philantrope non plus, enfin pas à ma connaissance.

Ce n’est plus une question de prix, c’est une question de principe. J’ai la chance de pouvoir choisir pour qui je travaille et en vieillissant j’ai fait le choix de travailler pour des gens qui professionnellement ET éthiquement me convienne, je peux choisir aussi ma façon de consommer, et mon premier acte de 2012 c’est que le fruit de mon labeur n’ira plus chez un opérateur qui s’est finalement bien servi dans mon portefeuille pendant 15 ans.

Je repense parfois à mon abonnement internet Wanadoo… je devais appeler tous les mois pour le faire changer, les débits évoluaient mais si vous n’appeliez pas pour le modifier vous payiez le même prix pour un débit obsolète (30€ pour 512 en forfait de base, puis 30€ pour 1G0, mais si vous n’appeliez pas vous continuez de payer 30€ pour 512MO).

Free est arrivé très vite et à posé le principe du triple play à 29,9€, sur le marché du mobile on comprend bien mieux le temps qu’il leur a fallu pour arriver… personne ne voulait se faire péter un marché si juteux.

Alors je ne vais pas dire “merci Free” c’est un peu manichéen à mon goût, mais je dis “ciao SFR !”.

Pourquoi je quitte SFR (en écho à mon titre) : par principe parce qu’on va tous les voir s’aligner, preuve ultime qu’on se sera fait abuser pendant des années.

Le Cambodge à l’honneur – soutenez notre film

un petit post pour solliciter votre aide, puisqu’avec Anaël, un ami photographe, vidéaste et journaliste, nous nous sommes lancé dans un concours vidéo organisé par Nikon, dans lequel nous avons décidé de montrer l’impact du Régime Khmer Rouge sur le peuple cambodgien en prenant l’angle des arts martiaux.

Un prisme volontaire qui a motivé notre participation, puisque nous avons eu la chance de rencontrer Sarin Preap, jeune maître français de Bokator un art martial ancestral venu du Cambodge et erradiqué pendant le génocide orchestré par Pol Pot.

Le film est visible sur le concours Nikon ici : http://www.festivalnikon.fr/videos/view/id/1041

et nous avons besoin de tous les votes possibles (de 5 étoiles bien sûr) pour mener ce film à la victoire.

 

Nous comptons sur vous !

 

Plus vite, plus fort, plus de monde : le buzz

On l’avait déjà remarqué pour la vidéo, le temps avançant les derniers buzz buzzaient plus que les vieux. Une vidéo faisait un carton avec quelques centaines de milliers de vues, aujourd’hui c’est des millions et les chiffres ne cessent de grossir.

En résumé : la redoute a publié sur son site une photo d’un produit en situation (à la plage) et en arrière plan on voyait un monsieur tout nu. En plus il y a des fautes d’orthographe sur le t-shirt… Le buzz a pris en quelques minutes, au déjeuner. Au 14h les feeds facebook affichaient tous la redoute et twitter explosait sous les commentaires. A 15 heure un Tumblr était crée et recensait les meilleures parodies. A 16 heures les médias traditionnels s’en faisaient l’écho et tout le monde fut ainsi au courant (mais avait oublié que la photo était aussi publiée sur le catalogue !). Bon pas de quoi se petit-suicider, pas vraiment un bad buzz, plutôt même une sacré pub au final, puisque les médias qui ne citent pas de marque ont tous cités la Redoute.

Campagne Orchestrée ? Non, trop risqué et la plupart des clients sont trop frileux pour se lancer dans un truc dont on ne connait pas la tournure finale.

Plus vite, plus fort. Ce qui est hallucinant c’est la vitesse de propagation, si Tippex avait fait un carton, si VW avec Star Wars a fait le tour de monde, personne n’a été à ma connaissance aussi vite, aussi fort et avec une telle exposition à date. Preuve que pour les individus comme pour les marques, maîtriser sa communication sur le web est d’une importance cruciale.

L’histoire ne dit pas si le monsieur tout nu a été indemnisé pour son droit à l’image…

Facebook va-t-il devenir une poubelle comme Tumblr ?

Le spam était déjà bien présent sur Facebook, comme les faux profils, en 2011 de nombreuses personnes se sont faites piégées par des vidéos qui apparaissaient malgré elle sur leur profil (et on a bien ri de voir ce qui intéresse vraiment le gens, sexe, bouffe, sexe…).

2011 était aussi l’année de Tumblr qui cartonne de plus en plus avec des milliers de “Tumblr” (comme un blog en moins bien, mais en plus simple). Sur Tumblr comme partout ailleurs c’est le cul qui prime, le cul et la bouffe. Ce qui a fait le succès de 4chan, des Lolcats et autres débilités en série du web, existe pleinement sur Tumblr où des kilos de maniacs du clic rebloguent tout et n’importe quoi le plus vite possible. Tout et n’importe quoi mais nu de préférence. Tout, n’importe quoi et généralement sans citer la source.

Du coup Tumblr explose, comme les émissions de merde à la tv ou les tabloids. Ce succès s’explique notamment par la facilité de digestion : rien à lire, tout est visuellement identifiable immédiatement et on ne perd pas de temps à comprendre que la madame est toute nue (y’a pas que ça mais y’a énormément de ça). Du coup Facebook aurait intérêt à s’engouffrer dans la brèche et développer comme sur Tumblr des contenus faciles à voir, facile à comprendre, rapide à oublier. C’est ce que déclare Marki Mark ces derniers temps et qui va dans la directe ligne des succès à travers les âges : populaire, simple, avec des nichons.

Y’a 15 ans on recevait des powerpoint à la con, y’a 10 ans des emails à la con, depuis 5 ans, des “share” à la con, y’a pas de raison que ça n’arrive pas sur Facebook comme le montre ces grosses images qu’on voit tourner : court, très lisible, pas très intello…

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Apprendre sur internet : l’effet 88%

Cela fait plusieurs fois que je le remarque, et je ne pense pas être le seul, mais j’ai dans mon entourage des exemples de ce que mon coté “marketeux qui a besoin de mettre un nom à la con sur tout” appelle “l’effet 88%”.

En effet j’ai remarqué à plusieurs reprises chez des enfants et des ados que lorsqu’ils apprennent sur internet, il y a toujours un manque. Par “apprendre” j’entends, apprendre à jouer de la guitare avec Youtube, apprendre les échecs (le jeu) en ligne etc. donc ce qu’on pourrait assimiler à du e-learning mais sans pédagogie :)

J’ai ainsi vu un guitariste qui pouvait jouer des dizaines de morceaux mais qui ne connaissait pas le nom des accords qu’il plaquait, un joueur d’échec qui savait déplacer les pièces mais ne savais pas par quel miracle le cavalier arrivait à destination, un photographe qui avait appris des réglages par coeur etc.

Le joueur d’échec peut gagner une partie, le guitariste jouer des morceaux sans fautes et le photographe obtenir de très bons résultats, mais lorsqu’on pousse la discussion on se rend compte qu’il s’agit plus souvent de mimétisme que de réelle compréhension, comme s’ils avaient compris que 88% de l’histoire (le chiffre c’est pour le marketing)

et vous l’avez vous remarqué ?

Facebook est-il une machine à uniformiser ?

c’est la question de la semaine, soulevée en somme par Grégory pour le JDN, il y a aborde notamment la question de spotify, du partage, de l’influence et la pression des amis et du fait qu’à nous faire avaler la couleuvre par petits bouts, on finisse par s’étouffer avec sans avoir même su qu’on en bouffait (vous me suivez toujours ?)

J’ai eu plusieurs réaction à la lecture de cet article, et je me suis laissé un peu de temps avant de réagir.

Réaction #1 : bien sur que laisser sa vie sur internet ça laisse des traces. nous laissons même exprès certaines traces et on appelle ça de l’e-réputation, problème en effet si on ne sait pas ça, on se retrouve à poil sur le web et on se demande comment ça a pu arriver “j’avais pourtant mis en restreint“…

Réaction #2 : depuis le temps qu’on accuse Facebook de ne pas permettre une configuration correct de ses partages, ils l’ont fait, forcément ça complique le truc et il va en effet bientôt falloir une option Facebook au Bac, en tant que formateur, mes formations durent de plus en plus longtemps autour de Facebook tant il y a à expliquer

Réaction #3 : Le partage live uniformise. Et là, je m’irrite. Pas contre Grégory, car ce n’est pas la première fois que je lis ça, mais contre cette idée que les cercles d’amis mettent une telle pression sur Facebook qu’on en vient à uniformiser ses goûts. Et là je dis “attention”. Attention à plusieurs choses, nous ne sommes pas ce que nous partageons sur Facebook même si ça nous ressemble beaucoup. On est toujours le con d’un autre, en clair, pour certains Radiohead c’est de la merde, pour d’autres c’est Lorie… Montrer (exprès) qu’on écoute autre chose que ses amis pour se différencier est aussi un tactique… Je trouve même presque désopilant qu’on puisse penser que Facebook uniformise les goûts et les pensées…

Désopilant, tout à fait. Pourquoi ? car c’est une hypocrisie dingue, d’accuser la pression morale des amis d’uniformiser le comportement des consommateurs, quand toutes les marques uniformisent le monde physique !!! Paris, Pekin, New York, Phnom Penh, Capetown, dans toutes (ou presque) les grandes villes du monde vous trouverez : Zara, H&M, Mango, Starbucks, McDonald (ou BK), KFC etc. et dans tous les pays vous pouvez boire le même café, manger le même hamburger, acheter les mêmes fringues. A part quelques options de localisation, on trouve la même chose, avec le même goût, la même vitrine, la même pub dans la rue etc. Dans un monde de mondialisation, à l’autre bout du monde, on peut se sentir comme au coin de sa rue… je n’ai pas d’avis sur la question, c’est ainsi, et ça me parait bien plus grave que d’arrêter d’écouter David et Jonathan sur Spotify car mes amis vont se foutre de ma gueule.

Ah, il y a la question politique, Facebook, les amis, vont-ils influer sur ma tendance politique, non. Vais-je la partager si elle n’est pas acceptée par le plus grand nombre, oui si je suis capable de la défendre (nombre de votant de l’extrème se cachent de souhaiter une politique sans immigration), non si j’ai pas envie de polémiquer…

Et au contraire, n’ai-je pas intérêt à trouver des choses qui puissent plaire à mes amis et qu’ils ne connaissent pas, cela me représenterait bien mieux sur Facebook que de cacher des goûts musicaux honteux ?

La fin annoncée de Twitter ?

Oui je sais que ce blog commence à ressembler à une nécro ambulante de services à succès… mais bon, c’est une bonne question, non ?

En fait je lisais l’autre jour un article dont j’ai perdu la trace et qui m’a interpellé. Son auteur mettait en avant les similitudes entre Myspace et Twitter, et du coup prenait position en disant que Twitter pourrait suivre le même chemin que myspace.

Je trouvais ça plutôt bien vu, même s’il est très prématuré d’annoncer la fin de Twitter.

Pour résumer :

– Myspace a vite commencé à devenir un concours de d’amis, il fallait en avoir le plus possible, même s’ils ne servaient à rien, même s’ils ne lisaient pas vos bulletins. Twitter devient un concours d’agrégat de Followers pour influenceurs  en herbe qui aiment se la regarder (les gros influenceurs sont suivis partout où ils vont).
– Myspace permettait de designer sa page et de lancer des musiques quand on arrive dessus ce qui était insupportable. Twitter permet des fonds de page, qu’on peut rendre moche et plouc à volonté, histoire de cramer les yeux de ses visiteurs.
– Myspace permettait d’envoyer des bulletins que personne ne lisait. Twitter ne comprend que 9% de producteurs de contenus (je ne sais plus d’où je sors ce chiffre…) et donc 91% de gens qui ne branlent rien ou qui RT, ça remplit leur nombre de tweets…
-Myspace n’a jamais réussi à créer de vrais relations entre les communautés et à les connecter avec les artistes. Les marques françaises ne savent pas quoi faire sur Twitter pour la plupart et donc n’y sont pas.
-Myspace est une insulte à la langue française avec des écritures de gamin qui ReNdEnT LeS PoStEs iLlIsIbLeS. Twitter c’est pire, et en plus court.
-L’anonymat, on a tendance à faire beaucoup plus n’importe quoi si ça n’a pas de conséqences :)

Si on considère que le non-intérêt des gens à être sur Myspace, le bordel visuel et sonore que cela était et le “rien à dire” global des utilisateurs, on peut se dire que Twitter n’a pas beaucoup d’avenir… Mais pour moi c’était surtout l’échec à fédérer les artistes et leurs fans et à garder ce cap qui a tué myspace, Twitter n’est qu’un outil de conversation et jusque là il tient ses promesses, même si c’est pour avoir une conversation avec Justin Bieber :)

Faut-il conseiller aux marques d’aller sur Google + ?

Rien qu’en écrivrant le titre, je me suis dit “non, un point c’est tout”. Mais c’est un peu court, non  ? Les marques ont investi Facebook, certaines sont même sur Twitter, d’autres ont tenté l’aventure Foursquare, et maintenant se pose la question de Google +

Google + c’est le “facebook killer” selon Google, moins selon le marché, même si le démarrage fulgurant de G+ a été surtout un effet de mode. Mais Facebook a montré à quel point il était à des années lumière de Google et surtout qui dictait les règles maintenant.

On lit ici ou là la mort de Facebook, la cute de Zuk, la montée de Twitter, l’Eldorado qu’est Diaspora, mais en pratique Facebook reste le maitre du jeu.

Alors faut-il aller sur G+ ? j’ai envie de dire “oui si vous avez une bonne raison, votre public, et une stratégie différenciante”. Sinon ? Sinon essayer un peu Facebook, frottez-vous à Twitter, et si le coeur vous en dit déclinez encore.

La réalité, c’est que les marques se précipitent sur Facebook car elles y trouvent leurs consommateurs, comme les gens qui s’y jettent pour retrouver leurs amis. Evidemment G+ n’est pas encore assez mainstream pour avoir ce pouvoir, même s’il est loin d’être ridicule. Aujourd’hui nombre de marques n’ont rien à faire sur Twitter et n’y font d’ailleurs pas grand chose…

En version simple : si vous n’avez pas assez de choses différentes à raconter…. racontez-les sur votre “.com”, ensuite racontez de nouvelles histoires sur Facebook. Si vous avez la matière, éclatez vous sur Twitter avec une nouvelle histoire. Sinon ? Sinon restez à ce que vous savez faire, c’est toujours payant :)

Formule Carré de SFR a du mal à rentrer dans mes cases

Voilà j’ai un forfait de téléphone qui ne me permet pas certaines options comme faire de mon iPhone un modem pour mon ordinateur. Je n’ai pas les appels illimités tout le temps etc.

Je sais, ma vie est dure, mais ce n’est pas là où je veux en venir :)

Alors je me suis dit “je vais changer de forfait”. Après un essai infructueux avec un conseiller qui m’a demandé 5 fois pourquoi je ne faisais pas ma manip par internet, alors que je lui expliquais que je me trouvais dans une zone sans internet et avec une 3G aléatoire, je lui ai donc promis de le rappeler quand je serais sur mon lit de mort.

Enfin connecté à internet, je découvre l’offre en ligne, 95€ pour tout illimité et toutes les options que je veux, indique le site alors que je suis logué. Ok. Je poursuis ma commande. Surprise, dans mon process, on me demande si je veux m’engager sur 24 mois, 12 mois, ou pas. Je suis engagé jusqu’en juillet 2012… donc je ne veux pas prendre de réengagement surtout que je voudrais un iphone4S, donc je ne veux pas m’engager alors que mon départ sera mon “levier de négociation”. je choisis donc sans engagement, 95€ contre 85 ou 90.

Surprise, on me propose une nouvelle carte sim, je n’en veux pas, j’en ai une qui me va très bien. Je suis saoulé, je décide de les rappeler.

“Si vous appelez pour la ligne 0603… tapez 1.” Je tape 1, puis 4, une opératrice me répond “bonjour pour quelle ligne appelez vous”. Je suis tenté de taper 1 à nouveau… mais je réponds poliment. Je lui explique ce que je veux. Elle me met quelques secondes en attente, m’expliquant que la proposition tarifaire dépend de mon contrat. Retour de l’opératrice, “il est au prix de 99€”. 99 ???? “oui avec un réengagement de 12 mois”. Je lui dit que je ne veux pas me réengager. “105€ dans ce cas”. Je lui dit que je la rappelle…

Donc les nouvelles formules carré SFR “qui s’adaptent à vous”… pour l’instant je trouve que c’est de la *$%#&
Je n’ai pas pu changer de mobile au prix des nouveaux arrivants (589€ l’iphone contre 329€ pour les nouveaux) car je suis coincé (comprenez engagé) jusqu’en Juillet.

Je ne veux plus changer de forfait parce qu’il faut attendre 1 mois et je vais le payer 10€ de plus par mois, cela fait une différence trop importante avec mon forfait actuel. (25€ en tout !)

Alors voilà, un site mal fait (que se setait-il passé si j’avais finalisé ma commande ?!), pas de téléphone possible pour le moment, et le sentiment de me faire enfler quand je veux changer de forfait… bravo les formules carré…

Le Community Manager est-il déjà mort ?

L’arrivée des réseaux sociaux dans les entreprises, a crée de nouveaux besoins, de nouveaux modes de communication et avec eux de nouveaux experts. Oui, Mark a crée des emplois, il a même poussé le monde a en crée de nouveaux. Out, le webmaster barbu, bienvenue au community manager, charmant, corporate, lisse. Mais comme Facebook peut créer des nouveaux postes, il peut aussi les faire disparaître.

C’est la théorie en vogue en ce moment, si Facebook arrête de capitaliser sur les Pages Fans, si Facebook pour pousser à l’interaction choisissait la voix du ludique à la place de la conversation ?

En changeant son bouton like, en le faisant disparaître peu à peu, en arrêtant la course aux fans au profit d’une course à l’interaction, en arrêtant d’importer automatique du RSS dans les notes, tous ces détails anodins, militent pourtant pour une autre forme de community management. La qualité à la place de la quantité, l’interaction, le partage à la place de la discussion car avouons-le, Facebook n’a jamais été un outil optimum pour « discuter ». Preuve en est qu’en général les commentaires d’un post répondent au post et rarement à un autre commentaire, sauf au sein de communauté de gens qui se connaissent. Car c’est là tout le « truc », je ne veux pas discuter et connaître l’avis des autres si je ne les connais pas, je veux être entendu par la marque.

Et si Facebook se tournait vers les applications ? Animer une page c’est un travail de tous les instants, créer une application et la faire connaître par le système de pub de Facebook est une autre forme de travail. Pas de discussion, de la compétition, car si je m’en fous des autres, je suis intéressé de les battre. Les blogs, twitter, facebook, c’est juste une histoire d’égo, de personal branling, alors finalement montrer qu’on est le meilleur, le plus intelligent, c’est peut-être la corde la plus commune aux utilisateurs des réseaux sociaux.

Et si Facebook se tournait vers les applis, que deviendraient les community manager ? Des chefs de projet web ? ce n’est pas ce qu’ils ont toujours été ?

France Soir pourrait arrêter sa version papier

Quand j’ai entendu cette info, je me suis dit “il était temps” et de l’autre coté, vu qu’aucun média ne sait gagner de l’argent sur le web pour financer une rédaction je me suis dit “c’est la première charrette avant la dernière”, comprenez qu’ils vont mourir.

France Soir : un gouffre séculaire
Je me souviens déjà en 2000 à l’école de journalisme France Soir avait deux grands faits d’armes. Avoir été un très grand quotidien dans les années 60. Etre en déficit (perte d’argent si vous préférez) depuis 30 ans.
Repris plusieurs fois, voué à la mort plusieurs fois, mal réssuscité plusieurs fois, France Soir est un titre qui ne se renouvelle pas, qui a une réputation de journal “trop” populaire (beauf quoi)

France Soir : le problème des médias papiers
Le média papier a souvent été déclaré mort. Mediapart tente de proposer une alternative mais bon… Le média papier est mort. Dans un monde d’instantanéité, le papier n’arrive pas à trouver sa place. Il ne peut être à la pointe de l’info, puisque le temps qu’il s’imprime, les infos radios, tv et web ont déjà balancé l’info. Notre société se contente d’une info surannée alors les détails… qui justifient le papier et sa lisibilité…. on s’en cogne, un buzz toutes les 7 minutes, une info chasse l’autre, on ne s’embarrasse pas des détails. Et encore je n’aborde pas les tablettes et autres smartphone, car les articles y sont plus courts également mais mange clairement de la part de marché au papier.

France Soir : le modèle économique
Si Médiapart ou d’autres rédactions tentent de se monétiser l’exercice reste très compliqué, le prix de la pub ne couvre pas les frais d’une vraie rédaction. Par “vraie” j’entends qui a du matériel, dispose de correspondants permanents etc. un truc solide quoi :) Alors il y a l’abonnement mais là encore… difficile de faire payer en un endroit quelque chose qui est gratuit partout ailleurs et sans effort. Les journalistes ont voulu se battre pour leurs droits d’auteurs et lors des premiers sites internet en 2000, ils sont montés au créneau pour percevoir une rémunération si leurs articles étaient repris sur le web. Un petit tour par les RH et les nouveaux entrants n’avaient plus le choix. Mais publier gratuitement des articles déjà parus sur papier n’a pas de valeur ajoutée (sinon pour l’archivage). Donc la presse d’aujourd’hui n’arrive pas à monétiser internet (pas toute la presse, malheureusement la presse poubelle gère ça plutôt pas mal, mais n’a pas les mêmes frais de structure).
En même temps, c’est un faux problème, car si on revient sur ce que je viens d’écrire France Soir n’a JAMAIS su gagner de l’argent, papier ou web. Libération a longtemps vécu sur ses services de minitel rose (oui porno, ok). Donc le problème n’est pas nouveau, la presse française n’a pas et n’avait pas de réel modèle économique.

L’équation devait être simple : prix de la pub+ prix de vente du journal = couverture des frais et même peut-être des bénéfices.

20minutes et les autres gratuits ont tué ce modèle, la pub+gros tirage=modele économique bénéficiaire. Mais là encore, ce sont des “petites” rédactions qui utilisent ne peuvent salarier des journalistes dans chaque pays comme on le faisait dans les années 80-90-00 avec les correspondants permanents, les envoyés spéciaux dépêchés en vitesse et tous les dispositifs que peuvent avoir les chaines de télé d’aujourd’hui.

Alors quel avenir pour la presse écrite ? Etre rachetée par des télévisions et faire office de support pour ceux qui veulent des détails mais en se basant sur les infos et la rédaction existante au sein de la chaine de tv ? Diversifier ses activités pour faire de la partie Presse, une partie alimentée par d’autres types de commerce (réalisation de site, vente d’images, sites porno etc.)

Les fans ne servent à RIEN !

Oui je sais encore un titre comme vous les aimez :)

Facebook a beaucoup évolué ces derniers temps, Mark a peut-être eu les yeux plus gros que le ventre avec sa nouvelle orientation, qui veut un partage immédiat et permanent… C’est vrai Joost et d’autres ont essayé avant lui de faire partager en temps réel les expériences de la vie de tous les jours, question de time to market ? peut-être… Chez Apple on avait sorti l’iPhone dans les 90 (le newton), mauvais time to market :)

En révisant donc sa plateforme, en tuant (à venir) le bouton like, et en affichant sous le nombre de fans, le nombre d’interaction, Marki-Mark, a enfoncé le clou : LES FANS NE SERVENT A RIEN S’ILS NE SONT PAS ACTIFS

ça fait des mois (presque des années) que tous les pros le répètent aux clients, qui se mesurent le fan, avoir des fans au kilo ne sert à rien, mieux vaut avoir les bons, ceux qui partagent, ceux qui échangent.

Du coup, les marques vont devoir changer un peu de stratégie et essayer d’engager avec les fans existants avant d’aller en recruter d’autres. Fini de poster au petit bonheur, fini de poster des trucs déjà vus 20 fois ailleurs parce que la page n’a pas de vraie ligne éditoriale. Avec la timeline qui devrait arriver sur les pages Fans on va enfin arriver à ce dont les marketeux rêvent depuis Facebook : des conversation denses, suivies avec des clients, des partages réels en affinité avec la marque. Et surtout moins de “like” pour faire genre, ces like de marques ou d’association caritative qu’on fait pour se donner une bonne image.

On en revient à ce que disait Seth Godin : avoir les 1000 vrais, plutot que des millions de fake. Alors qu’est-ce que vous allez changer maintenant ? vous allez couper vos pubs  et maximiser le vivier déjà acquis ?

QuiPeut.com le microjob débarque

ça y’est, c’est au tour des petits boulots de prendre la vague internet, et pour passer sur le WWW, le petit boulot, le boulot au black, devient “Le Micro Job”. Un bien bel enrobage pour organiser et institutionnaliser cette pratique séculaire :).

Qui Peut, trouve qui le peut. Mais qui peut quoi ? Et bien tout, le principe est de proposer ses services, que pouvez-vous faire pour les autres qui puisse vous rapporter de l’argent ? Donner un cours de photo, avoir quelques bras pour un déménagement, transmettre la langue des signes, garder des enfants, enseigner le russe, lustrer les voitures, conseiller les gens sur un achat ?

Comme le tableau de liège du supermarché du coin, comme l’annonce sur le réverbère, Qui Peut offre une exposition à ceux qui souhaite monétiser un talent, et offre des talents à ceux qui en ont besoin.

Copie utile du Fiverr américain qui consiste à proposer des services “ludiques” pour 5$, Qui Peut veut se donner une vraie utilité autour des petits boulots.

Un clic pour les animaux, un modèle alternatif d’appel au don

cela fait longtemps que cet article me travaillait… en fait, tout est né des campagnes Greenpeace, d’autres l’ont écrit, grâce aux médias sociaux Greenpeace a une bien meilleure pénétration sur sa cible et se viralise comme jamais. ma conclusion c’était donc que les médias sociaux sont peut-être un meilleur outil pour ce type d’action que pour les marques classiques, car on ne touche pas les même cordes. De l’autre coté, Greenpeace accumule du fan “qui veut se donner bonne conscience” en devenant fan de la page, mais qui ne sera jamais actif (sinon ce fan n’aurait pas attendu Facebook pour s’impliquer).

Revenons à nos moutons. Je suis intéressé par les associations et tout ça et en particulier par les animaux. Je suis donc tombé via 30 millions d’amis sur le site Urgence Animaux. Le principe du site est simple : collecter des dons pour les animaux. Je m’abonne à leur page Facebook et surprise… je reçois beaucoup de messages chaque jour. Beaucoup trop. J’envoie donc un mail à l’administrateur de la page pour lui dire que c’est trop, qui me remercie pour mes conseils et qui maintenant publie un peu moins (pas beaucoup mais un peu) :)

La collecte des dons s’effectue de plusieurs manières :

-les sms, vous envoyez un sms surtaxé dont les bénéfices vont à l’animal/cause que vous voulez soutenir
– le don direct
– et divers affiliations dont je ne connais pas les détails
– la vente de produits
– des concours/challenge dont je n’ai pas tout compris non plus

Je trouve ce montage très intéressant ! Le relier à Facebook pour faire connaitre les cas des animaux est bien sûr une bonne idée et l’ensemble est vraiment bien pensé.

Alors pourquoi on en parle ?

– Pour le modèle mixte de sms, dons, boutique, et affiliation
– Pour ce qu’il leur manque : de la notoriété. Et cette notoriété, c’est par la production de contenus (comme greenpeace) que ce genre de site peut se faire connaitre à moindre frais. On se souvient de la vidéo de la jeune fille qui jetait des chiots et que les utilisateurs de Facebook ont décidé de retrouver… elle a fait des millions de vues. Pareil pour les chevaux agressés en Belgique (dont je n’ai pas connaissance du dénouement)  ou les chiens (?ou castor j’ai un doute) dépecés vivants en Chine (pas sûr non plus)

Mais est-ce qu’un site comme ça peut arriver à ses fins en publiant d’affreuses vidéos d’animaux proche de la mort ? Oui et non… personne n’est resté insensible aux vidéos citées ci dessus, mais en même temps les gens ont un seuil de tolérance faible à ce genre d’images et trop en passer les banalise. C’est le problème de communication de la Sécurité Routière depuis des années.

Le problème de ce genre de site c’est également d’être clair sur le reversement, les statuts du site, les relations avec les autres organismes, et là les conditions générales sont… super floues…

DONC en conclusion de tout ça, super site, pas clair pour le coté administratif (et ça peut faire beaucoup mal comme à l’Arc), qui doit trouver la brèche de production de contenu qui leur permettra de sauver toutes ces pauvres bêtes.

Pour ma part j’ai envoyé un sms… qui reboucle avec tout ce que j’ai dit précédemment… :(

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Alerte Enlèvement, pourquoi Facebook ?

L’info est tombée ce week-end, les Alertes Enlèvement lancées par le gouvernement Français seront reprises sur Facebook. L’idée principale étant d’utiliser la viralité de Facebook et sa rapidité pour propager l’information.

Sur le principe ok, pas con, les gens passent des heures sur Facebook et certaines tranches ne regadent pas la tv ou n’écoutent pas la radio, alors qu’ils sont scotchés sur FB. (autant aussi aller sur Twitter)

Mais bon… si on réfléchissait, là comme ça, ensemble pour ceux qui peuvent, et qu’on était le gouvernement… Y’en a bien un qui au cours du brainstorm va se lever et dire “Putain les gros, je sais ! Ceux qui n’ont pas la tv, pas la radio ou qui  le regardent pas… ILS ONT UN PUTAIN DE MOBILE ! Même les plus pauvres, même ceux qu’on sait qui sont là et qui devraient pas, ils ont un portable, même les gamins à 10 ans ils en ont un. ALORS VOILA ON PASSE UN DEAL AVEC LES OPERATEURS !”.*

Là tout le monde (les ministres) se lèvent et on crie tous, “Tu déchires, trop bonne idée, c’est clair, c’est le média le plus puissant, les gens regardent tout le temps leur mobile !”

Mais non, ça ne s’est pas passé comme ça… y’en a qui s’est levé et qui a dit : “Putain les gros, je sais ! Y’a des élections l’année prochaine, faut qu’on ait l’air dans le coup, et qu’est-ce qui est plus dans le coup de que Fassebouc ? Rien. Alors voilà, on fait un truc cool, on relaie l’alerte enlèvement sur Facebook. Appelez Mark, il connait Nico, ça devrait pas poser de problèmes. Et voilà le travail, trop bonne l’image de nous les gars !”

groumpf…

Bon ok, c’est une bonne idée parce qu’il n’y a pas de mauvaise idée pour ce genre de sujet, mais était-ce la première à avoir ?

J’ai d’ailleurs un peu de mal à comprendre le dispositif, il implique quasiment tout le monde (les réseaux d’affichage, la SNCF etc.)  sauf les opérateurs dans leur rôle d’opérateur (je différencie Orange de Orange.fr) : http://www.alerte-enlevement.gouv.fr/

*traduit de l’anglais d’où les “fuck”, oui dans mon esprit nos ministres brainstorment en anglais.

Facebook nouvelle mouture, la nouvelle ère du social media

Avec sa nouvelle version Facebook frappe un grand coup, nouveaux profils, nouveaux boutons, nouvelles listes, Facebook a-t-il frappé trop fort ?

Deux constats s’imposent quelques jours après le F8 ou Facebook annonçait ses nouvelles fonctionnalités :

– c’est cool
– c’est compliqué

Commençons par la partie compliquée… Le nouveau Facebook va donc permettre un flux live (le ticker ou telex) qui se situe dans la colonne de droite, en plus on a les tops stories et encore un flux des plus récents. Bref 3 flux pour voir ce qu’il se passe chez vos amis. 3 flux, la fin du like avec de nouveaux boutons, des listes pour mieux gérer le partage etc. Avec toutes ces nouveautés, Facebook répond aux besoins des utilisateurs les plus assidus, pour les autres, il va falloir inventer une formation diplômante… Car celui qui arrive sur Facebook aujourd’hui va entrer dans un monde complexe… Twitter est beaucoup plus simple et que dire de Tumblr dans ce cas. Facebook va-t-il rebuter les utilisateurs en devenant aussi compliquer qu’un logiciel microsoft ?

C’est cool… c’est cool parce que pour les utilisateurs assidus Facebook a donné les outils qu’il manquait, mais au delà de cela, Facebook ouvre une nouvelle ère sociale. Avant on partageait ce qu’on faisait ou ce qu’on venait de faire. Avec ces nouvelles fonctionnalités, on va être encore plus dans le live et dans le partage. Je ne dis plus que j’écoute le dernier Daft Punk, je dis que je suis en train d’écouter le dernier Daft Punk avec Pierre et en plus on le commente. Pareil pour la télé et pour les jeux. Alors que Google part à la chasse à Facebook en lançant un réseau social bien foutu qui attire à date près de 50 millions d’utilisateurs, Facebook vient de “déposer” Google, en dépassant le réseau social pour le faire devenir une machine de partage permanent au delà du web.

Il y a fort à parier que les profils devenus Timeline voient leur modèle répliqué au Fans Page et là Facebook enfoncera le clou en permettant aux marques plus d’infos et surtout plus d’interactions avec les fans… et aussi de forcer les marques dans une vraie stratégie médias sociaux, car avec la Timeline, le passé compte aussi. Fini les posts à 2 balles pour rien, Facebook va forcer les marques à rentrer dans un  story telling,  une vraie conversation, qui pourra durer des années… On attend avec impatience de voir comment les applications vont pouvoir jouer une rôle de plus en plus important !

Peut-on encore faire de bonnes pubs sans être viral ?

Avec l’arrivée d’internet, le monde de la vidéo n’a plus qu’un mot à la bouche “viral”. le client dit “j’veux une vidéo virale”, l’agence prend beaucoup de drogues et pond un concept garantie 100% viral et la boite de prod réalise “une vidéo virale” et le client se paye… un four (souvent). On ne le répétera jamais assez, “viral” signifie que l’engouement du public est tel qu’il partage votre contenu. La série Bref, sur Canal + a ainsi conquis plus de 700 000 fans en 20 jours, une amorce grâce au Grand Journal et un succès sur Facebook. Donc “viral” ça ne se maitrise pas. Mais le brief maintenant, c’est “fais moi un truc viral”… j’ai bien une idée…

Et puis l’autre jour, à la télévision je tombe sur la pub de Zalando site dédié aux vêtements et chaussure. Difficile aujourd’hui de ne pas connaitre la marque tant ils ont matraqué sur tous les supports (radio, tv…). Donc voici la pub :

Je qualifierais cette pub de “bonne”, une bonne pub, un scénar sympa en affinité avec la cible, une belle réalisation. Mais cette pub n’est pas virale. Aïe, non, on s’en tape. A voir le compteur Youtube sur le compte officiel et ses quelques 8000 vues à date, la pub ne fait pas un carton sur le web. Mais si la pub fait un carton en TV, c’est bien là l’objectif recherché ! Cela nous ramène quelques années en arrière où l’on cherchait à faire des pubs qui buzzent, sans employer ce mot, des pubs virales, sans réseau social pour soutenir leur diffusion. Une époque pas si lointaine où la publicité ne mélangeait pas tout. Car finalement, si on regarde une campagne qui est en TV et en radio (n’importe quelle campagne), le traitement est spécifique au média. Bah oui, en radio pas d’image, donc un traitement différent etc.

Alors voilà, pourquoi chercher à faire une pub TV qui devienne virale sur le net ? Pour faire mot compte triple ? oui évidemment, cartonner sur le net avec un spot TV, c’est de la diffusion gratuite, donc de la notoriété. Mais est-ce que déjà de réussir à faire une bonne pub tv, c’est pas la base (oubliée?) ?

Juif ou pas, l’application iPhone qui dérange

C’est le buzz d’hier, (la mort de DJ Mehdi a eu son pic aussi, une grosse perte pour la musique), une application qui permet de savoir si des people sont juifs ou pas.

Si ce genre d’information est confidentielle en France, il existe des pays, où la religion figure sur le passeport, ça peut paraître moins choquant de ce point de vue, de l’autre… on a quand même bien l’impression que l’éditeur s’est fait plaisir… Cette appli, quasi inutile sauf si en effet vous avez une projet d’éradication de la juiverie Hollywoodienne et VIP, fait le buzz pour rien. De nombreuses personnes référencées ont déjà dit, écrit ou affirmé leur Judaïsme.

Ainsi Jean-Pierre Foucault a même écrit un livre entier dessus. Donc bon niveau info… -1

Niveau moral -1, parce que l’étape d’après c’est quoi ? un badge sur Facebook qui permet d’identifier les juifs ? Une appli mobile qui te dit s’il y des juifs à proximité ? voilà quoi…

Niveau religion, j’ai souvenir qu’il est interdit de lister/compter les enfants du tout puissant, mais je peux me tromper.

Juif ou pas Juif  pour iPhone, iPod touch et iPad sur l’iTunes App Store

Niveau délation, le mot est lancé, on n’est pas loin aussi.

Moi je suis finalement déçu, il y avait plein de trucs drôles et amoraux à faire,  allez c’est cadeau je balance :

-une appli où tu balances les gens qui ne sont pas venus à la syna
– une appli où tu partages les photos des gens venus à la syna le vendredi soir et qui repartent en voiture (interdit à shabbat)
– un juifsquare, pour 5 checkin tu deviens le rabbin de la syna et tu peux débloquer le badge “mur des lamentations”
– une appli Rabbizeyourself, tu te prends en photo et comme les appli qui grossisses et qui vieillissent, l’appli te transforme en juif orthodoxe, avec le chapeau, la coupe de cheveux et tout
– l’appli Vérité Si Je Mens, qui recense les commerces juifs dans le sentier et qui permet de noter leur sérieux, la qualité de la livraison etc.

on n’arrête pas le progrès, ni la connerie.

De la réelle influence des influenceurs

Avec l’arrivée de Klout, la blogosphère-twittersphère facebookienne est en ébulition, un nouvel outil de mesure de l’influence est sorti !

Des outils de calcul d’influence, tout le monde en propose, un PageRank, un TrendyRank, un “how much does your blog worth (HMDYBW)”, un “how big is your epenis“. Klout, vient enfoncer le clou(te) (ahahahaha, j’aurais dû bosser au Canard Enchaîné) et pourtant…

A l’époque déjà, le HMDYBW, faisait bien rire, les blogueurs arborant fièrement dans leur sidebar “mon blog vaut 30000000€”, dont personne n’a jamais vu la couleur, puisqu’un blog, ça se revent, mal ou pas, surtout quand c’est l’auteur que l’on suit.

Alors comment connaître l’influence réelle d’un blog/twitter/facebook. On ne le connait pas, on part sur des statistiques, des extrapolations, on calcul la progation du message, l’influence sur le référencement etc.
Que vaut réellement un blog qui a 300 000 visiteurs uniques ? Car il n’a pas une communauté de 300 000 personnes, il y a une part de communauté (jusqu’à 50% pour certains blogs), le reste, c’est du référencement, des gens qui arrivent par google, prennent ce qu’ils ont à prendre et ne reviennent plus jamais. Donc un nouvel article posté, ne fait pas 300 000 vues, il fait le nombre de vues de la réelle communauté, et il fera la suite, sur une longue traîne, sur des semaines, des mois, voir des années. Alors combien de gens touche-t-on ? Autant qu’il y a d’abonnés RSS ? Autant qu’il a de fans ? autant qu’il y a de Followers ? Un petit peu de chaque sûrement mais là aussi en fonction de l’influenceur.

Un curateur qui republie des liens, quelle influence réelle a-t-il puisqu’il ne produit quasiment pas de contenus propres ?
Un site qui réalise des tops 10 qui du coup se trouvent obsolètes rapidement ?
Et un blog qui parle d’automobile ?

S’il y a bien une notion floue dans l’influence, c’est bien d’arriver à déterminer le réel pouvoir des influenceurs. Car les vrais influenceurs par secteur on les connait, de savoir que Korben ou MRY fait plus de trafic que moi je n’ai pas besoin de Klout, de savoir qui de Mashable ou de Techcrunch (France) fait le plus de trafic, je m’en fous, si je suis une marque je veux passer sur les deux, ils sont incontournables.

Alors on paye quoi pour quoi ? Bah figurez-vous, ma bonne dame, que c’est comme pour tout, on paye ce qu’on estime valoir la présence chez ces influenceurs et surtout combien eux estiment valoir par rapport au nombre de sollicitations qu’ils reçoivent. Car finalement ce sont les marques qui, par l’argent qu’elles sont prêtes à dépenser pour figurer sur tel ou tel support, en crée la valeur. Et surtout pour l’idée du retour qu’ils en ont.

Ce qu’on a souvent dit à des clients, c’est que communiquer avec des influenceurs, c’est un “package”. C’est quelqu’un qui va mettre en avant le service auprès d’une communauté ciblée, c’est des bénéfices en ref nat, c’est un lien qui ajoute au PR, c’est de la visbilité par extension sur Twitter et Facebook. Le résultat obtenu, fait que ça vaut le coup d’utiliser des influenceurs dans sa communication, mais si on pense acheter “300 000″ clics, on se trompe largement.

Cas inverse, un blog bien référencé qui dit du mal d’une marque, et donc qui remonte dans les premiers résultats, peut faire de sacré dégâtS, car là ce n’est pas la communauté du blogueur dont il s’agit, mais bien d’un potentiel client (donc la communauté de la marque) qui ne transformera jamais s’il lit trop de mal sur la marque. Du coup l’influenceur, va influencer des millions de gens sur des années, avec une crédibilité (théoriquement) total car le blogueur est légitime sur son sujet dont il est censé être un expert.

Alors si l’influence, se calculait au réel pouvoir de nuisance ?

INFLUENCERS FULL VERSION (FR) from R+I creative on Vimeo.

Pourquoi vous ne pourrez jamais baser votre business sur Facebook

En une phrase (et vous pouvez retourner glander sur Facebook) : parce que Facebook s’en fout de vous.

Si vous êtes intéressés par la suite… la voilà :) ce sont des généralités à prendre avec des pincettes, pour certains, ce qui suit est faux.

Facebook est une entreprise, elle vit grâce au trafic qu’elle génère et du coup grâce à son système publicitaire (en majorité). La présence des marques au dela de la publicité par des pages et du coup des opérations marketing rend Facebook plus à l’écoute.

Et pourtant, pour Facebook, c’est Facebook qui mène la danse, et pour cause, pouvoir imposer au monde entier ses règles résulte d’un tour de force qu’ont bien essayé les fondateurs de Skype en souhaitant lancer une nouvelle forme de télévision (Joost) en limitant (et choisissant) leurs annonceurs au TOP 30. Twitter annonçait il y a quelques mois que seules les marques discutées sur Twitter pourraient annoncer, histoire d’être en affinité avec les utilisateurs.

Quand Facebook décide de changer, Facebook change. Son code, ses applis, la sécurité, la largeur de ses fenêtres et nous, nous suivons.

Donc raison #1 : Facebook change trop, trop souvent et engendre du travail supplémentaire pour un ROI très indirect.

Facebook bug. C’est un fait, la plateforme connait des changements tout le temps et se créent des nouveaux bugs, du coup, certains utilisateurs ont des fonctions qui ne marchent pas. Pas très grave si vous ne pouvez pas jouer à Farmville (mais peut être grave pour Farmville qui n’arrive peut-être qu’à toucher X% de sa cible). Mais si vous créez une page pour votre business et que la fonction “inviter des amis” bug, c’est plus embêtant (il y a 43 pages d’utilisateurs qui se plaignent de ce bug).

Donc raison #2 : Facebook bug et vous n’y pouvez rien

Facebook ne s’embarasse pas de formalités. Kiabi s’est fait coupé sa page, pour un client dans le domaine du transport massif de personnes en europe son appli a été coupée (le règlement du jeu n’apparaissait pas dans le permission request, comme 90% des gens) et les exemples de ce genre sont légion.

Donc raison #3 : Vos efforts peuvent être réduits à néant en quelques secondes que vous soyez Air France ou le kébab du coin.

Vous ne possédez rien. Les marques demandent de plus en plus d’organiser des collectes (un truc vieux comme l’internet, ou la poste !). Et les marques collectent de plus en plus sur leurs propres fans. Après tout, si demain Facebook meurt (comme Myspace), tué par Google+ ou un nouveau venu, comment suivre vos millions de fans ? En ayant leur email et leur numéro de téléphone, comme il y a 10 ans.

Donc raison #4 : vos fans ne vous appartiennent pas et leur data mining non plus.

Vous ne savez pas ce qu’il se passe sur votre page. Si  les insights de Facebook ont beaucoup évolué, leur analyse reste difficile, difficile de croiser, difficile d’avoir des chiffres simples et.

Donc raison #5 : A part miser sur l’indicateur “feedback”, l’analyse de la performance d’une page est difficile.

Donc en conclusion, aller sur un outil qu’on ne maitrise pas, qui bug, qui ne permet pas un suivi client dans la durée, fait que si vous basez votre business sur Facebook, vous mourrez en même temps que lui (ça peut -être dans 50 ans, ça peut être demain). Facebook est un superbe outil de fidélisation, animation, redirection de trafic, mais n’oubliez jamais que c’est un outil parmi d’autres.

Secret Story 2012 à quoi s’attendre ?

ouais d’accord… Hier un article sur Personal Branling et aujourd’hui sur Secret Story. D’abord je tiens à signaler que 2 posts en 2 jours c’est à la limite de mon record perso. Ensuite, non rien.

Donc Secret Story… en fait j’aime assez ce qu’il se passe cette année. Il y a 10 ans, on enfermait des gens à rien foutre dans une maison et ce qui devait arrivé… arriva dans la piscine. Depuis les concurrents des TV Réalités de ce type ont compris le filon : si je vais le loft, secret, nice people etc. je vais me faire remarquer et je deviendrais enfin chanteur/animateur tv/animateur radio/chroniquer/ ou adhérent VIP à l’ANPE.

Mais cette année, ils JOUENT. Oui comme à la Famille en Or, cette année, on dirait que c’est l’argent et les honneurs qui les poussent à rester cloitrer là. Et comme c’est un jeu, rien n’est personnel. On élimine son ex, on fouille les placards de sa copine, et on fait des choix stratégiques car, c’est un jeu.

Alors quid de l’année prochaine, car cette année finalement on a passé un cap… quelques idées en vrac :
– on vole. Après tout c’est un jeu, pas de limite, on vole, on fouille les placards, les tiroirs, les dessous de matelas
– on écoute. Aux portes bien sûr, mais pourquoi pas rentrer et rester en douce à l’embrasure du confess ?
– On manipule. C’est déjà le cas, mais là c’est petit bras, il faut aller plus loin
– On ment. C’est un jeu, il faut garder un secret il faut mentir tout le temps.
– On séduit par intérêt

ah bah non, ça c’est presque Secret de cette année… mais que vont-ils faire l’année prochaine ?! En tout cas, pas de mariage bidon (merci Senna et Amélie), pas d’animateurs en puissance (merci Josiane et Brigitte) mais bien des concurrents à un jeu, qui font bien la part des choses même si leurs hormones les travaillent sacrément :) Car finalement, vu le nombre de candidat qui sont retournés à l’anonymat, gagner les 130 000 euros est un but bien plus pragmatique que d’espérer se lancer dans une carrière…

Oui je sais c’est dégueulasse, c’est de la tv poubelle, c’est inadmissible de pousser à ces comportements, c’est tellement TF1 etc. etc. etc. le monde est injuste  mais c’est le monde entre 18 et 19 sur TF1.

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