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Quickstarter n’est définitivement pas une boutique

En durcissement leur processus de sélection et l’état d’avancement de ses projets, le site de crowdfunding Kickstarter, le site veut se démarquer l’a fait savoir en publiant une note “Kickstarter is not a store“, expliquant ses changements, pour être un “client”, en effet Kickstarter n’est pas une boutique, ni dans le bon, ni dans le mauvais.

Kickstarter vous permet de miser sur un projet qui a besoin d’une somme d’argent pour exister. 5000€ pour finir un disque, un reportage, un film. 50 000€ ou plus pour un projet technologique, comme la pebble watch et ses 10 millions de $ levés.

Donc KS, n’est pas une boutique, en effet, ni une marketplace puisque seules les USA et le UK peuvent proposer des projets.

Sur Kickstarer on peut donc essentiellement soutenir des projets et acheter des “trucs”, technos, designs, arty etc. Mais la plupart n’existent pas encore. Et si le fait d’acheter un produit sur Kickstarter est clairement jouissif pour le coté early adopter, le coté égo-shopping “j’ai financé”, et le coté exclusif puisque les premières productions sont réservés aux “backers”, comprenez ceux qui mettent de l’argent sur un projet.
A ce titre l’expérience de shopping est unique, et fabuleuse, incluant le consommateur au plus profond qu’on peut, c’est à dire dans la conception et le financement.

Mais Kickstarter ce sont aussi des novices, pas le site, mais les porteurs de projets, qui pensent qu’on crée et qu’on envoie “worldwide” un produit en 3 mois. Et en tant que consommateur on y croit, après tout ce sont censés être eux les spécialistes. Mais quand le produit déborde, qu’il prend deux semaines, un mois, 4 mois ou 6 mois de retard, (comme la pebble qui devait être livrée en septembre 2012), là on se lasse. L’excitation est retombée, l’exclusivité se perd car on s’est habitué dans sa tête à ce produit si novateur qui l’est de moins en moins tant le temps fil vite dans la technosphère, qui parfois est livré à la limite de l’obsolescence, comme ces cables iphone qui n’avaient pas prévu le changement de prise de la sortie de l’iphone 5.

Du coup, c’est une drôle d’expérience d’acheter sur Kickstater, car malgré tout on achète comme un consommateur chez Darty, en se sentant impliqué, mais en se sentant consommateur donc avec des droits, et le droit à un service. Même si les mises à jour des porteurs de projets sont bien faites et importantes dans le processus, elles ne compensent pas la lenteur du process, lenteur normale dans ce genre de conception, mais finalement pas si bien expliquée, les acheteurs de Kickstarter devraient être plus conditionnés au “tu l’auras pas tout de suite, c’est un achat pour l’année prochaine, et encore si tu as du bol”.

Kickstarter n’est pas une boutique et l’expérience de shopping unique qui est proposée, lui donne un positionnement totalement à part, novateur, auquel il va falloir éduquer le consommateur.